Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Adults in the Room
Amour-eux
And then We Danced
Furie
J'ai perdu mon corps
L'audition
L'instant infini
La belle époque
le char et l'olivier
Le monde animé de Grimault
Le voyage dans la lune
Le voyage du pèlerin
Midway
Place des victoires
Princes et vagabonds
Une Colonie
Vitis Prohibita



Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand






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Pan


USA / 2015

21.10.2015
 



PETER PAR CŒUR





« Non d’un Pudding ! »

Peter Pan subit le même syndrome que The Lone Ranger il y a un an. Un divertissement grand public, familial même, visuellement haut de gamme (depuis Harry Potter on est habitués), porté par de bons comédiens, mais sans doute trop classique pour épater. Une prophétie, un élu qui doute, un méchant égocentrique… on peut dire que tout est déjà vu, jusqu'aux personnages que l'on connaît par coeur.

Et en effet on assiste à un récit à l’ancienne avec des héros piochés dans différents genres hollywoodiens. Des pirates évidemment, des indiens bien sûr et même ces mines esclavagistes à la Mad Max (avec là encore des acrobaties et des maquillages dignes du Cirque du Soleil) … Jusqu’au personnage de Crochet (jeune et pas encore amputé) qui mixe un cowboy à la Eastwood (Garrett Hedlund appuie un peu excessivement chaque phrase de sa voix grave à l’excès) et un Indiana Jones nonchalant. Pourtant, Pan introduit quelques ingrédients un peu plus contemporains. A commencer par la tigresse Lily, femme émancipée et déterminée typique des héroïnes du XXIe siècle. Ou encore la vision très cynique de l’orphelinat catholique pas vraiment cinq étoiles (avec des bonnes sœurs cupides et sans cœur). Mais c’est bien l’aspect daté qui reste, du folklorique rituel des indiens sorti tout droit d’une vision ethnologique du cinéma des années 50 à l’entrée du Royaume des fées qui a tout l’air d’être aussi facile que dans un film d’aventures à l’époque où Hollywood préférait le carton pâte.

Il y a aussi quelques jolies idées. Et déjà commençons pas la 3D qui provoque quelques sensations. Ou encore cette idée d’absence de sang ou de frayeur. Quand les Indiens sont tués par les Pirates, nulle hémoglobine : juste une explosion de poudre colorée. Jolie idée. On s’amuse de quelques références : le tic-tac d’une bombe, le poignet dans l’eau vite ressorti quand on pressent l’arrivée d’un crocodile, … Et puis il y a tous ces éléments qui nous laissent perplexes. Parfois, on se dit que les auteurs ont pris trop d’ecstasy en imaginant leur voyage au Pays imaginaire. Ne serait-ce que le voyage de Londres à Neverland est complètement barré pour ne pas dire psychédélique. L’arrivée au pays de Barbe-Noire sur fond de Nirvana a capella et en chœurs a quelque chose de décalé.

C’est là que Pan trouble le spectateur. De Barbe Noire sorte de diva hargneuse et lunatique obsédée par son produit rajeunissant aux origines de Peter, sorte de parabole de la Vierge Marie qui donne naissance au Messie, les délires déséquilibrent un film qui aurait du se contenter de son spectacle, ponctué d’actions dignes d’une attraction de parc de loisirs.

Les libertés prises avec le conte de Barrie choqueront sans doute les puristes, du pacte avec Hook à l’humour second degré typiquement hollywoodien. Après tout, « L’idée de vrai devrait te sembler flou » dit-on à Peter l’intrépide. Tout est factice et improbable. Cependant, on peut aussi préférer cette variante (l’imagination a le pouvoir de nous apaiser les douleurs à au message lourdement répété (« ne doute jamais de toi »).

Et, contrairement à Peter, on peut croire « aux histoires pour s’endormir ».
 
vincy

 
 
 
 

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