Wild Rose n'est pas seulement le film qui aura révélé Jessie Buckley. Entre réalité (sociale) et rêve (musical), le film est une pépite qui charme et enchante. Parfaits pour l'été.



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Pan


USA / 2015

21.10.2015
 



PETER PAR CŒUR





« Non d’un Pudding ! »

Peter Pan subit le même syndrome que The Lone Ranger il y a un an. Un divertissement grand public, familial même, visuellement haut de gamme (depuis Harry Potter on est habitués), porté par de bons comédiens, mais sans doute trop classique pour épater. Une prophétie, un élu qui doute, un méchant égocentrique… on peut dire que tout est déjà vu, jusqu'aux personnages que l'on connaît par coeur.

Et en effet on assiste à un récit à l’ancienne avec des héros piochés dans différents genres hollywoodiens. Des pirates évidemment, des indiens bien sûr et même ces mines esclavagistes à la Mad Max (avec là encore des acrobaties et des maquillages dignes du Cirque du Soleil) … Jusqu’au personnage de Crochet (jeune et pas encore amputé) qui mixe un cowboy à la Eastwood (Garrett Hedlund appuie un peu excessivement chaque phrase de sa voix grave à l’excès) et un Indiana Jones nonchalant. Pourtant, Pan introduit quelques ingrédients un peu plus contemporains. A commencer par la tigresse Lily, femme émancipée et déterminée typique des héroïnes du XXIe siècle. Ou encore la vision très cynique de l’orphelinat catholique pas vraiment cinq étoiles (avec des bonnes sœurs cupides et sans cœur). Mais c’est bien l’aspect daté qui reste, du folklorique rituel des indiens sorti tout droit d’une vision ethnologique du cinéma des années 50 à l’entrée du Royaume des fées qui a tout l’air d’être aussi facile que dans un film d’aventures à l’époque où Hollywood préférait le carton pâte.

Il y a aussi quelques jolies idées. Et déjà commençons pas la 3D qui provoque quelques sensations. Ou encore cette idée d’absence de sang ou de frayeur. Quand les Indiens sont tués par les Pirates, nulle hémoglobine : juste une explosion de poudre colorée. Jolie idée. On s’amuse de quelques références : le tic-tac d’une bombe, le poignet dans l’eau vite ressorti quand on pressent l’arrivée d’un crocodile, … Et puis il y a tous ces éléments qui nous laissent perplexes. Parfois, on se dit que les auteurs ont pris trop d’ecstasy en imaginant leur voyage au Pays imaginaire. Ne serait-ce que le voyage de Londres à Neverland est complètement barré pour ne pas dire psychédélique. L’arrivée au pays de Barbe-Noire sur fond de Nirvana a capella et en chœurs a quelque chose de décalé.

C’est là que Pan trouble le spectateur. De Barbe Noire sorte de diva hargneuse et lunatique obsédée par son produit rajeunissant aux origines de Peter, sorte de parabole de la Vierge Marie qui donne naissance au Messie, les délires déséquilibrent un film qui aurait du se contenter de son spectacle, ponctué d’actions dignes d’une attraction de parc de loisirs.

Les libertés prises avec le conte de Barrie choqueront sans doute les puristes, du pacte avec Hook à l’humour second degré typiquement hollywoodien. Après tout, « L’idée de vrai devrait te sembler flou » dit-on à Peter l’intrépide. Tout est factice et improbable. Cependant, on peut aussi préférer cette variante (l’imagination a le pouvoir de nous apaiser les douleurs à au message lourdement répété (« ne doute jamais de toi »).

Et, contrairement à Peter, on peut croire « aux histoires pour s’endormir ».
 
vincy

 
 
 
 

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