Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Effacer l'historique
Ema
Enorme
Eté 85
Irréversible - version intégrale
La daronne
Lucky Strike
Petit pays
Rocks
Tenet
The Climb
Yakari, le film



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 17

 
Il a déjà tes yeux


France / 2016

18.01.2017
 



QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU?






"La tradition c'est quand même de donner des bébés noirs à des blancs, non?!"

Paul (Lucien Jean-Baptiste, juste) et Salimata (Aïssa Maïga, lumineuse) rêvent de couches et de biberons. Un jour, ce rêve devient réalité grâce à l'Adass qui leur confie un bébé, Benjamin. Mais, léger souci, il est blanc, ils sont noirs, toute une histoire (apparemment). La famille ne comprend pas tandis que l'assistance sociale (Zabou Breïtman, chiante à souhait) fait tout pour faire cafouiller leur adoption.

Il a déjà tes yeux s’annonçait comme la jolie comédie familiale des temps modernes (la puéricultrice est d'ailleurs un peu dépassée par l'évolution des mœurs) mais vire très rapidement aux clichés lourdingues de la comédie française du dimanche chez Franck, le beauf pas préféré. Car si Lucien Jean-Baptiste voulait montrer la tolérance par la bêtise des clichés (c'est clairement son geste), le film noie le spectateur dans des scènes caricaturales: les noirs, les musulmans, les homosexuels, le pote lourd sans emploi qui gratte de l'argent et parle roumain (Vincent Elbaz au sommet de l’irritabilité tant son personnage ne fait pas rire), tout y passe, un véritable tiercé gagnant de préjugés.
Du coup, on ricane, on sourit mais on n'explose pas de rire à s'en faire fondre les cordes vocales. Nous finissons même par trouver le temps long dans ce melting-pot "Bennetton" très didactique.


Cela partait tellement d'un bon sentiment qu'on lui pardonne, même la scène de course poursuite finale à la manière de Little Miss Sunshine (dont le réalisateur est fan) et qui, pourtant, laisse de marbre. Il a déjà tes yeux est un conte optimiste raconté d'une façon maladroite, c'est vraiment dommage! On aurait adoré s'emballer pour cette histoire d'adoption inversée, de tolérance à tous les étages et de chronique sur la filiation contrariée.
 
Cynthia

 
 
 
 

haut