Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






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Le grand méchant renard et autres contes...


France / 2017

21.06.2017
 



LA FERME DES ANIMAUX





«- Je crois qu’on a tué le Père Noël. »

Trois petites histoires pour les petits enfants : la ferme du Val Fleuri, et son bestiaire d’une fable de La Fontaine est le théâtre de récits burlesques qui flirtent avec l’esprit de Tex Avery.

Tout en conservant une direction artistique proche de celle d’Ernest et Célestine, son précédent film, Benjamin Renner, auteur des albums qui ont inspiré Le Grand méchant Renard et autres contes, nous emmène dans des contes loufoques, absurdes et vifs. C’est un enchaînement de mésaventures et de petites catastrophes. L’ « anamorphisme » renvoie cette petite communauté de cochon, lapin, poules, cigogne (ivre ?), renard, loup, poussins et autres à un village bien gaulois où l’on s’entraide autant qu’on s’engueule. Rien n’est parfait dans ce bas monde. Il faut juste limiter la casse. Errare Animaux Est.

Ces bêtes toutes plus bêtes les unes que les autres (même s’il y en a une toujours plus smart qui sauve les situations) nous rappellent fortement les humains et leurs failles. Les tons pastels, l’esquisse délicate, pas loin de l’art des estampes, ce dessin animé séduit d’emblée visuellement. Il s’offre quelques clins d’œil cinématographiques pour les plus grands (notamment un hommage à Totoro et à E.T.), rappelle les duos burlesques du cinéma muet avec ce canard et ce lapin crétins, se moque des jargons dans l’air du temps (« - Tu sais dans la vie, on peut pas tout contrôler. – Oui, il faut savoir lâcher prise... »).

Le Grand méchant renard ne parle finalement que de filiation avec son histoire de bébé mal embarqué ou de poussins qui se veulent renard. La responsabilité et l’esprit protecteur sauvent finalement les situations dramatiques (mais drôles) déclenchées par les plus insouciants. C’est plus mignon et touchant que profond et bouleversant.

Car le but de Benjmain Renner est davantage de se rapprocher de l'esprit de Wallace & Gromit que de la sensibilité d'Ernest & Célestine, de divertir avec une mise en scène précise et un scénario efficace plutôt que de raconter l’histoire de ces personnages. D’ailleurs, c’est le tempérament des animaux (et leurs différences qui s’entrechoquent) qui amène aux délires, qui provoque les gags. Ils ne subissent pas un contexte ou une malchance : ils en sont le moteur et tentent de réparer à chaque fois leurs bêtises.

Mais comme pour les bêtises des enfants, on est prêt à vite leur pardonner tant elles nous amusent.
 
vincy

 
 
 
 

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