Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
Cars 3


USA / 2017

02.08.2017
 



FAST AND SERIOUS





« Tu n’as pas cette route pour boire une pinte d’antigel ? »

Sortie de route pour Pixar avec ce Cars 3. Non pas que le film est raté. Un Pixar est toujours un modèle de perfection technique. Et ce Cars 3 est brillant côté carrosserie.

Alors que le premier Cars était un magnifique film rendant hommage à l’âge d’or hollywoodien, de John Ford à Howard Hawks, le deuxième empruntait une voie plus classique, à la Fast and Furious. C’était assez décevant. Cette fois-ci - manque d’inspiration ? – le film n’est qu’une histoire de transmission.

Ce passage de relais, où le talent et le don ont plus de force que les technologies (un comble pour un film qui ne croit qu’en ses prouesses techniques), c’est le vieux refrain : place aux jeunes ! « S’adapter ou mourir ».

Le souci principal est bien que la saga de Flash McQueen s’adapte à l’air du temps mais meurt artistiquement. Pour rester dans la course, Pixar déploie de grands moyens visuels, mais ancre son film dans un imaginaire si américain qu’il nous est indifférent. L’histoire est prévisible du top départ au finish. Et on n’éprouve pas grand chose pour les « personnages ». Les nouveaux n’ont pas le temps d’exister ou sont confinés à des stéréotypes. Les anciens sont connus jusqu’au moindre boulon.

Il n’y a plus l’aspect nostalgique du premier, ou même la frénésie du deuxième. On tourne en rond. Bien sûr, on se laissera séduire par le fait qu’une « femme » soit l’avenir de « l’homme ». En l’occurrence une bombe latine nommée Cruz, numéro 51 et de couleur jaune. Manque plus que le sponsoring de Pastis. Mais l’absence d’humour et la platitude des situations donnent l’impression d’être en pilotage automatique.

Même le second degré (notamment ce passage sur les produits dérivés : « J’avoue que j’ai du mal à m’imaginer comme une marque ») tombent à plat car il sonne faux. La franchise Cars existe au cinéma parce qu’elle est rentable en merchandising, davantage qu’au box office.

Avec cette histoire d’héritage au sens patrimonial du terme, on sent le requiem. Rouillée, la série aurait eu besoin d’un sérieux coup d’antigel. Ou pas. Car au final, le plus frappant est que ces courses de voitures semblent d’un autre temps.

A l’heure où l’on doit lutter contre le réchauffement climatique, où l’on envisage d’abandonner à moyen terme les énergies fossiles, où l’on râle contre ces sports polluants et friqués, est-il bien nécessaire d’héroïser des voitures de course ? On ne les suit plus vraiment à la télévision. Les petites voitures ont été remplacées par Mario Kart sur console. En résumé, Cars 3 est un chant du cygne pour une époque révolue où les personnages sont déjà comme des dinosaures.
 
vincy

 
 
 
 

haut