Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






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Zombillénium


France / 2017

18.10.2017
 



SATAN M’HABITE





La transposition d’une bande dessinée « décalée » en film d’animation ciblant plutôt les ados que les enfants ou les adultes est un exercice forcément délicat. Arthur de Pins, également auteur de la trilogie graphique, et Alexis Ducord, ont en partie réussi à animer les cases de Zombillénium.

Avouons que l’idée de la BD est bonne et fournit un bon pitch pour un film : zombies, vampires, démons, loup-garou et autres monstres mutants ou pas vraiment morts sont rassemblés dans un parc d’attraction d’une région industrielle en déclin. Ghetto ludique, dont l’actionnaire est Satan en personne, ce Zombillénium souffre d’une fréquentation en baisse, que seuls les Vampires parviennent à juguler grâce à leur sex-appeal (et la mode Twilight).

En version cinéma, cela donne un film plus sage qu’en apparence. Malgré la musique tonitruante et saturée de guitare, un dessin plus proche du comics que de la BD francophone et un scénario qui alterne de façon très hollywoodienne explications, « émotions » et actions, Zombillénium ne transgresse rien. Notamment parce que le film ne s’autorise pas à sortir de son récit originel publié il y a sept ans.

Il manque un regard cinématographique. C’est à dire autre chose que l’histoire qu’on nous raconte : des références, une double lecture, un angle subversif ou satirique. Le film d’animation reste coller au pitch de la BD, sans le transcender.

Cela ne retire rien à l’efficacité et la technicité du film. Il y a un plaisir certain à voir Zombillénium grâce à une histoire originale et un divertissement maîtrisé. Mais on est plus proche d’un manège (dés)enchanté que d’un grand huit sensationnel. Les personnages, souvent trop binaires, les rebondissements qu’on anticipe mécaniquement, et la tonalité plutôt plate, jamais sauvée par les effets visuels, empêchent le film de muer pleinement.

Finalement, on est juste « mordu » par Gretchen, dont les sentiments sont les plus évolutifs. La véritable héroïne est une stagiaire tatouée qui n’a pas froid aux yeux. C’est elle qui est la plus attachante au milieu de ces rivalités viriles entre un vampire narcissique et un loup-garou bodybuildé. C’est peut-être là que le film trouve sa vitalité.
 
vincy

 
 
 
 

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