Glass clôt une trilogie commencée il y a 18 ans avec Incassable. Mélangé à Split, M. Night Shyamalan réussit son retour avec un film de genre, presque de série B, où le scénario et la mise en scène l'emportent sur les effets.



Ayka
Ben Is Back
Capri-Revolution
Colette
Doubles vies
Glass
Holy Lands
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Le musée des au revoir
Le phallus et le néant
Mallé en son exil
The Front Runner
Une jeunesse dorée



Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet
Spider-Man: New Generation
Roma
L'homme fidèle
Wildlife, une saison ardente
Grass
Les invisibles



Bohemian Rhapsody
Cold War
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Amanda
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
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Mortal Engines
Pachamama
Rémi sans famille
Asako I & II
Aquaman
Bienvenue à Marwen
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Monsieur
The Bookshop
The Happy Prince
Undercover - une histoire vraie
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie






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Coco


USA / 2017

29.11.2017
 



TOUS EN SCÈNE





« On lui dit ou pas qu’il n y a pas de petits coins dans le monde des ancêtres ? »

Le Pixar annuel ou Disney des fêtes va réchauffer les hivers. Et se singularise avec une histoire qui emprunte autant aux comédies macabres de Tim Burton – Beetlejuice et L’étrange Noël de Monsieur Jack – qu’aux mélos sirupeux et pleins de grands sentiments des années 1950.

Coco est fabuleusement coloré, parfois outrancièrement, mélangeant morts et vivants, et surtout différentes influences picturales : le réalisme de Frida Kahlo, le muralisme social de Diego Riviera, l’urbanisme industriel de l’ère Jules Verne, la mythologie aztèque et les Codex mésoaméricains, etc…

Cela lui donne un air baroque et bariolé, des allures de film fantastique qui vire parfois au queer. Dans cette ambiance Halloween, au gré des malédictions des personnages principaux (un gamin normal, un chien bête, un défunt misérable, une grand mère autoritaire…).

On peut au moins souligner l’originalité réelle de Coco dans l’univers Pixa. Si le scénario est très classique, le sujet, le cadre et la direction artistique détonnent. Chez Disney, on aurait quelques références. Mais pour Pixar, Coco est un intrus parmi les jouets, monstres, poissons, super-héros, voitures, robots, cerveau. Il a un vague cousinage avec Là-haut et Rebelle. Le rapprochement s’arrête là.

Le film porte évidemment deux messages : la force inaltérable de la famille et la vitalité inaliénable de la musique (et des arts en général). Une famille qui se déchire depuis quatre générations et une musique bannie depuis. La morale sera évidemment simpliste, une histoire de réconciliations : familiale et musicale.

Rendons grâce à la production de nous avoir éviter des airs symphoniques. Ici, on est plus proche du blues mexicain, de la bluette romantique, de la chansonnette a capella qui rentre dans les têtes.

On peut regretter que les auteurs n’aient pas osé aller plus loin dans la description des inégalités sociales (y compris au Royaume des morts) et de l’arrivisme cynique. Si le film déroule de manière convenue son histoire, entre squelettes, saltimbanques et matriarcat, il faut attendre le dernier tiers de Coco pour être réellement happés.

Dès la rencontre entre Miguel, le gamin qui veut devenir musicien, et Ernesto de la Cruz, la star défunte à cause d’une cloche géante, tout s’accélère : flash-backs qui donnent de la profondeur aux personnages et rebondissements et actions qui donnent du rythme au séquences. La trahison (du genre mortelle), ingrédient rare chez Disney, apporte une dose de piment à un final qui a été plagié (un comble vu l’histoire) sur celui d’Hairspray.

Mais rien ne manque pour le feu d’artifice conclusif : ni l’émotion, ni le happy end, ni les bons sentiments. Il faut dire que ce voyage chez les Morts (sympathiques et festifs) donne goût à la vie. Et rappelons-le : on n’en a qu’une.
 
vincy

 
 
 
 

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