90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



90's
Aujourd'hui, rien
Avengers: Endgame
Debout
Disperata
Empathie
Je vois rouge
L'Adieu à la nuit
L'esprit Le Corbusier
La miséricorde de la jungle
Mais vous êtes fous
Monrovia, Indiana
Ne coupez pas!
Un tramway à Jérusalem
Victor & Célia



Green Book: sur les routes du sud
M
Us
Boy Erased
C'est ça l'amour
Sergio et Sergeï
Synonymes
J'veux du soleil



Grâce à Dieu
Le Chant du loup
Les éternels
Captain Marvel
Exfiltrés
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
McQueen
Rosie Davis
Ma vie avec John F. Donovan
Convoi exceptionnel
Aïlo : une odyssée en Laponie
Entre les roseaux
Sunset
Companeros
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen






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Un raccourci dans le temps (A wrinkle in Time)


USA / 2018

14.03.2018
 



BE LOVED





« L’amour est toujours là, même si tu ne le vois pas. »

Oublions qu’il s’agit d’une adaptation d’un monument de la littérature jeunesse, que le budget est gigantesque, que la réalisatrice est afro-américaine, que tout cela serve d’arguments marketing. Que vaut finalement ce nouveau mastodonte destiné au jeune public ?

Car évidemment, on a envie d’en dire du bien après toutes ces bonnes intentions. Dans la lignée des Harry Potter et surtout Narnia (même inspiration chrétienne), Un raccourci dans le temps est un produit pour les très jeunes, sorte d'Interstellar croisant un Youth Adult hype. Tout est bien calibré pour plaire à tout le monde. Ce qui rend l’ensemble très sage. Il n’y a même pas de vilains. Juste un ennemi, métaphore du mal absolu qui nous conduit à de mauvaises actions. Bonus : on l’appelle « Ça », ce qui renvoie à l’être maléfique de Stephen King, sans la clownerie.

On reste quand même étonnés de voir qu’avec tant de moyens et de talents, le produit fini soit aussi décevant. La longueur et la lenteur du film nous assomment littéralement. Cette Alice au pays des merveilles passant de l’autre côté du miroir nous laisse un peu de marbre. Peut-être la faute à ce monde imaginaire un peu convenu, trop artificiel, et avouons-le assez laid.

Féérie fantasy à l’esthétique trop flashy, le film empreinte un chemin d’arcades déjà vu, avec trois reines mages en guise de guides. Mais le trio de héros est composé d’une jeune ado mal dans sa peau, de son petit frère un peu trop précoce (digne d’un film d’horreur) et d’un jeune garçon attiré par son caractère de cochon. Classique. Il faut quand même attendre la seconde moitié du film pour que le rythme s’accélère, que l’enjeu devienne palpable, que toute cette épopée se dramatise un peu.

Cantique des quantiques

Cela suffit-il ? « L’amour, voilà la fréquence » universelle qui combat le mal. Tel est le message. Ava Du Vernay cherche à faire passer quelques idées simples : une lutte contre l’uniformité (« mais l’anormalité est beaucoup plus intéressante »), une critique contre le consumérisme et un hymne au métissage. Difficile de s’opposer à tant de bons sentiments.

Dommage alors d’avoir oublier l’essentiel : l’émotion. Au milieu de décors irréels ou virtuels, entre références intellos noyées dans une morale appuyée et idéalisme un peu simpliste dans un réel assez banal, on aurait pu s’attendre à être transporté dans un mélodrame poignant. Mais, justement, à cause de ces décors, de cette morale, de ce réel sans humour et baigné dans le pathos, lorsque le happy end pointe son nez à travers une succession de retrouvailles, on reste indifférent. La mécanique ne fonctionne pas. Si bien que ce raccourci semble être surtout un long détour où l’on s’est perdu durant deux heures.
 
vincy

 
 
 
 

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