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1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



Adoration
Bad Boys For Life
Garanbadal
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
K contraire
La Llorana
Le photographe
Le réseau Shelburn
Luciérnagas
Nanga Parbat
Pygmalionnes
Qu'un sang impur
Scandale



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
À couteaux tirés
It must be heaven
Le Voyage du Prince
Ils aimaient la vie (Kanal)
Jeune Juliette
La vie invisible d'Euridice Gusmao
Marriage Story
The Lighthouse
First Love, le dernier Yakusa
Les filles du Docteur March
L'adieu
L'extraordinaire voyage de Marona
1917



La reine des neiges 2
Le Roi
Gloria Mundi
Chanson douce
L'orphelinat
Last Christmas
Proxima
Brooklyn Affairs
La Famille Addams
Lola vers la mer
Une vie cachée
Notre Dame
Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker
La Vérité
Cunningham
Le lac aux oies sauvages
Les deux papes
Official Secrets
Les siffleurs
Les enfants du temps
Nina Wu
Swallow
Je ne rêve que de vous






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Un raccourci dans le temps (A wrinkle in Time)


USA / 2018

14.03.2018
 



BE LOVED





« L’amour est toujours là, même si tu ne le vois pas. »

Oublions qu’il s’agit d’une adaptation d’un monument de la littérature jeunesse, que le budget est gigantesque, que la réalisatrice est afro-américaine, que tout cela serve d’arguments marketing. Que vaut finalement ce nouveau mastodonte destiné au jeune public ?

Car évidemment, on a envie d’en dire du bien après toutes ces bonnes intentions. Dans la lignée des Harry Potter et surtout Narnia (même inspiration chrétienne), Un raccourci dans le temps est un produit pour les très jeunes, sorte d'Interstellar croisant un Youth Adult hype. Tout est bien calibré pour plaire à tout le monde. Ce qui rend l’ensemble très sage. Il n’y a même pas de vilains. Juste un ennemi, métaphore du mal absolu qui nous conduit à de mauvaises actions. Bonus : on l’appelle « Ça », ce qui renvoie à l’être maléfique de Stephen King, sans la clownerie.

On reste quand même étonnés de voir qu’avec tant de moyens et de talents, le produit fini soit aussi décevant. La longueur et la lenteur du film nous assomment littéralement. Cette Alice au pays des merveilles passant de l’autre côté du miroir nous laisse un peu de marbre. Peut-être la faute à ce monde imaginaire un peu convenu, trop artificiel, et avouons-le assez laid.

Féérie fantasy à l’esthétique trop flashy, le film empreinte un chemin d’arcades déjà vu, avec trois reines mages en guise de guides. Mais le trio de héros est composé d’une jeune ado mal dans sa peau, de son petit frère un peu trop précoce (digne d’un film d’horreur) et d’un jeune garçon attiré par son caractère de cochon. Classique. Il faut quand même attendre la seconde moitié du film pour que le rythme s’accélère, que l’enjeu devienne palpable, que toute cette épopée se dramatise un peu.

Cantique des quantiques

Cela suffit-il ? « L’amour, voilà la fréquence » universelle qui combat le mal. Tel est le message. Ava Du Vernay cherche à faire passer quelques idées simples : une lutte contre l’uniformité (« mais l’anormalité est beaucoup plus intéressante »), une critique contre le consumérisme et un hymne au métissage. Difficile de s’opposer à tant de bons sentiments.

Dommage alors d’avoir oublier l’essentiel : l’émotion. Au milieu de décors irréels ou virtuels, entre références intellos noyées dans une morale appuyée et idéalisme un peu simpliste dans un réel assez banal, on aurait pu s’attendre à être transporté dans un mélodrame poignant. Mais, justement, à cause de ces décors, de cette morale, de ce réel sans humour et baigné dans le pathos, lorsque le happy end pointe son nez à travers une succession de retrouvailles, on reste indifférent. La mécanique ne fonctionne pas. Si bien que ce raccourci semble être surtout un long détour où l’on s’est perdu durant deux heures.
 
vincy

 
 
 
 

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