M, primé à Locarno, Namur et séville, est le documentaire choc du moment. Yolande Zauberman réussit à allier bienveillance et effroi, scandale pédosexuel chez les juifs ultra-orthodoxes et parcours d'hommes fragiles et touchants.



Comprame un revolver
Dernier amour
Du miel plein la tête
Entre les roseaux
L'homme qui a surpris tout le monde
Le corps sauvage
Le rêve de Sam et autres courts
Leur souffle
M
Qui m'aime me suive
Résistantes
Sauvages
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Sunset
Us
Walter



Roma
Les invisibles
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite
La chute de l'empire américain
Les funérailles des roses
Nice girls don't stay for breakfast
Les étendues imaginaires
Funan
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Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
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Alita: Battle Angel
Deux fils
Les drapeaux de papier
Ralph 2.0
Vice
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Euforia
Les moissonneurs
Grâce à Dieu
La grande aventure Lego 2
Le Chant du loup
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Celle que vous croyez
Le garçon qui dompta le vent
Marie Stuart, Reine d'Ecosse
Les éternels
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Captain Marvel
Exfiltrés
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Stan et Ollie
Triple frontière
McQueen
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Ma vie avec John F. Donovan
Convoi exceptionnel
Aïlo : une odyssée en Laponie






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Pupille


France / 2018

05.12.2018
 



L' ENFANT





« Mon travail, c’est pas de trouver un enfant à des parents qui souffrent. Mon travail, c’est de trouver les meilleurs parents possibles à des enfants en difficulté »

Pupille, deuxième long métrage de Jeanne Herry, est un grand film populaire, au sens le plus noble du terme. De par son sujet, son casting et son écriture sensible, il offre au cinéma français l’une de ces belles surprises désarmantes que l’on ne peut s’empêcher d’aimer. Bien sûr, le film n’échappe pas à quelques ressorts scénaristiques un peu épais, à quelques effets faciles, à quelques bons mots trop écrits pour sonner parfaitement justes. C’est vrai qu’on est même déçu de le voir dévier, vers le milieu, de la ligne presque purement documentaire qu’il s’était fixée, pour aller vers un ton plus convenu de fiction grand public dans laquelle il se doit d’y avoir du suspense et une histoire d’amour.

Mais hormis ces afféteries (une manière de céder aux lois du marché ?), Pupille fait preuve d’une sincérité et d’une sensibilité à toute épreuve, capable de faire verser des tombereaux de larmes à ses spectateurs non par des effets artificiels de cinéma, mais par sa manière de recréer le réel sous nos yeux : l’histoire de ce bébé abandonné dès sa naissance par une (trop) jeune mère qui ne peut pas l’assumer, devient immédiatement l’histoire de tous. C’est ce mécanisme collectif que filme Jeanne Herry : cette chaîne humaine qui se met en place pour prendre en charge un enfant qui est littéralement seul au monde. Elle le fait avec retenue et pudeur, au travers de scènes courtes, souvent interrompues, qui laissent l’émotion en suspens, et privilégient une certaine forme de réalisme. Les flashs-back, notamment, permettent de comprendre le parcours du combattant que représente l’adoption. Les scènes plus administratives viennent en rappeler les enjeux, au cœur de questions de société brûlantes. Et si toutes les séquences mettant en scène le bébé ont un fort potentiel lacrymal, elles permettent aussi d’incarner l’idée théorique d’enfants en attente d’adoption. De leur donner un corps bien réel, qui pleure, qui a faim, qui ressent la peur et le doute.

En rendant concret ce qui d’habitude ne l’est pas, en racontant la rencontre presque miraculeuse entre une mère en quête d’enfant et un enfant en quête de mère, Jeanne Herry s’exposait au risque de l’angélisme, de l’émotion facile et des bons sentiments. Pourtant, magie du cinéma, on est bien loin du compte, avec un récit qui certes remue les tripes, mais surtout dévoile avec une extrême pudeur la naissance d’un lien indéfectible entre deux parfaits étrangers amenés à être tout l’un pour l’autre. Une autre forme de naissance, un autre moyen de mettre au monde. Bien loin des clichés rances sur ce que devrait être une famille, l’indéfectibilité supposément sacrée des liens du sang ou toute autre faribole sur ce qui est « naturel » et ce qui ne l’est pas.
 
MpM

 
 
 
 

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