Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 2

 
Aquaman


USA / 2017

19.12.2018
 



JE SUIS UN HEROS





« La vie, comme la mer, a le don de rapprocher les gens.»

Deux ans après le moyen Conjuring 2, James Wan est de retour à la réalisation pour une origin story particulièrement attendue des fans de l’univers DC Comics !

Mise en bouche intéressante

Après avoir sauvé la planète des griffes de Steppenwolf avec la Justice League, Arthur Curry est contraint de rentrer chez les siens, dans le royaume d’Atlantis. Il découvre rapidement qu’une guerre menace le peuple d’Atlantis, mené par le roi Orm, et les habitants de la surface. Las de voir les profondeurs marines souillées par des déchets, Orm souhaite montrer aux surfaciens de quoi il se chauffe - quitte à entrer en guerre prématurément.

Le film de James Wan aurait rapidement pu se transformer en origin story basique au cours de laquelle le héros se débarrasse d’un ennemi tout-puissant si les scénaristes Will Beall, David Leslie Johnson-McGoldrick et Geoff Johns n’avaient pas eu l’idée avec le réalisateur d’en faire un drame familial. En effet, avec cet Aquaman, c’est avant tout de liens familiaux dont il est question.

Le film débute ainsi avec un Arthur Curry qui nous raconte l’histoire de ses parents, Atlanna reine d’Atlantis et Thomas Curry gardien de phare dans le Maine. Destinée à un autre, Atlanna est contrainte de retourner à Atlantis après avoir mis Arthur au monde. Et c’est finalement dans l’amour que son père porte à sa mère qu’Arthur trouve la force de soulever tous les sous-marins qui se dressent sur son chemin. Pour ne spolie personne, nous n’entrerons pas davantage dans les détails du synopsis.

Campé par un Jason Momoa parfaitement choisi, Arthur Curry est égal à ce qu’il était dans Justice League : un homme particulièrement costaud (et sexy) qui aime la bière et les grossièretés. Là où les Avengers plaisent aux parents, Aquaman séduira sans surprise les adolescents. Mais à budget équivalent, Aquaman met rapidement une raclée à la concurrence venue de chez Marvel.

Bien qu’il se déroule en grande partie sous l’eau, le film de James Wan représente rapidement une prouesse visuelle. Mélange de Star Wars, du Choc des Titans et Jupiter Ascending, Aquaman dispose d’un univers visuellement riche et attrayant. L’équipe de Industrial Light & Magic s’est fait particulièrement plaisir au moment de recréer les fonds marins et de donner vie à des créatures méconnues qui ont souvent l’air familières.

De belles imperfections

Loin d’être un mauvais film, Aquaman est malheureusement plombé à certains moments par des répliques trop attendues, un scénario écrit malgré lui à huit mains et des plans dignes de Michael Bay donc loin d’être excitants. Mais maintenant que tout cela est dit, impossible de ne pas arriver au même constat : Aquaman et Black Panther sont de remarquables adaptations de comics. Les effets spéciaux sont là, les couleurs et textures sont là et même le casting quatre étoiles est là.

Outre Jason Momoa, James Wan a fait appel à la plantureuse Amber Heard pour interpréter Mera. Un choix audacieux qui porte ses fruits : l’alchimie entre les deux acteurs n’est pas parfaite mais il y a fort à parier qu’elle se fera de plus en plus sentir dans les suites possibles. A leurs côtés, Willem Dafoe et Nicole Kidman font un travail remarquable. Bien qu’étant des acteurs avec un incroyable pedigree, les deux ne semblent jamais faire tâche dans cette superproduction lourdingue. Bien au contraire.

Habitué des films de James >an, Patrick Wilson s’offre ici un rôle à des années-lumière d’Insidious et Conjuring. Enfin, bien que déjà aperçu dans Baywatch, The Greatest Showman et la série de Netflix The Get Down, Yahya Abdul-Mateen II s’offre ici un rôle à la hauteur de son talent. Il ne fait aucun doute que l’on devrait beaucoup entendre parler de lui dans les années qui viennent.

Malgré une musique qui ne relève pas toujours du génie (Pitbull en 2018, sérieusement ?), Aquaman est sans conteste le DC Comics le plus lisible qui soit. Même pendant les scènes d’action (d’une longueur parfaite soit dit en passant) ou les différents sauts dans le temps, le spectateur ne se sent jamais perdu. Une première mention spéciale doit par ailleurs être délivrée à la séquence présentant les créatures de la Fosse. Rarement un passage de film de super-héros n’avait été si angoissant. Sans surprise, la seconde mention est décernée à la séquence de traque en Sicile. Il faut la voir pour y croire !

Véritable maître de l’horreur, James Wan prouve ici et après Fast and Furious 7, qu’il est un artiste aux multiples talents capable de simplement divertir. On en redemande !
 
wyzman

 
 
 
 

haut