Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Holy Lands


France / 2018

16.01.2019
 



MI-PIG, MI-CHAGRIN





« Elever des cochons en Israël ? Tu ne pouvais pas jouer au golf comme tout le monde ?! »

Amanda Sthers adapte son propre roman, Les terres saintes. La romancière et dramaturge (Le vieux juif blonde, son meilleur texte) s’offre un casting international pour ce film anglophone (même pour son ex Patrick Bruel, pas forcément le choix idéal au passage, et le maillon faible du film, incontestablement).

Holy Lands est un film bancal et même déséquilibré. Tout ce qui se déroule à New York – la mère en fin de vie, le fils homo renié par le père – s’enlise dans les clichés et le drame, sans susciter un réel intérêt.

En revanche la partie israélienne, portée par James Caan et Tom Hollander, est bien plus réussie, mêlant burlesque et ironie moqueuse, belles séquences de cinéma (l’échappée en mer morte) et dialogues parfois délicieux, entre rhétorique théologique et contradictions humaines.

L’habit ne fait ni le rabbin ni le père

On regrette alors que la réalisatrice ne garde pas cette tonalité tragi-comique, proche de la farce parfois avec ses querelles de Clochemerle, tout au long de son film. On peut même se désoler qu’elle ne pousse pas le curseur plus loin dans le délire. Avec des personnages puérils, elle avait matière à faire d’Holy Lands un bon feel-good movie.

Hélas, la famille new yorkaise plombe tout avec ses désarrois et ses névroses. Chacun a son monologue, assommant, étirant l’histoire, endormant le spectateur. Ainsi, elle alourdit le récit, et parvient même à nous détacher des personnages a priori sympathiques. On préfère finalement ces monstres masculins enfermés dans leur obstination et leur obsessions (religion ou élevage de porc) aux hyper-sensibles ex-femme, fils vedette et fille assistée.

Si bien qu’entre ce monde bourgeois new yorkais, dont tout paraît convenu, et cette campagne israélienne très chaleureuse malgré les passions parfois destructrices, on ne perçoit jamais la cohérence de l’ensemble.
 
vincy

 
 
 
 

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