Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



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 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Spider-Man: Far From Home


USA / 2018


 



Attention, cette critique contient des spoilers.





L’APRES TONY

« On ne nie pas les appels de Nick Fury ! »

Après un Avengers : Endgame particulièrement éprouvant et émouvant pour tous les fans d’Iron Man, Captain America et Black Widow, Marvel relance la machine avec un nouveau volet des aventures de Spider-Man divertissant et frais.

« Les Européens adorent les Américains ! »

Particulièrement attristé par la mort de son mentor Tony Stark, Peter Parker tente de faire son deuil. Par chance, son lycée a prévu un petit voyage en Europe avec quelques élèves seulement. L’occasion rêvée pour Peter de se rapprocher de sa camarade Michelle « MJ » qu’il aime secrètement. Malheureusement, Nick Fury a d’autres plans pour lui. Il a besoin que Peter vienne en aide à un certain Quentin Beck/Mystério afin de combattre les Elémentaux, ces créatures capables de contrôler les principaux éléments.

Si sur le papier, Chris McKenna et Erik Sommers n’ont pas la volonté de renouveler le genre du film de super-héros, force est de reconnaître que ce second volet des péripéties en solo de Spider-Man est réussi. La séquence d’introduction est hilarante et particulièrement bien insérée dans l’histoire globale de Far From Home.

Plus encore, en quelques minutes seulement, le réalisateur Jon Watts parvient à nous présenter la galerie de personnages qui composent le film. Des camarades de Peter jusqu’aux enjeux, Far From Home semble dopé à la taurine. Peter s’envole ainsi pour l’Europe avec des rêves pleins la tête. Ses intentions sont nobles mais rien ne se passe comme prévu. Et c’est finalement là que la nouvelle dynamique de buddy movie adoptée dès Homecoming fonctionne à merveille.

Le poids de l’héritage

Comme son prédécesseur, Far From Home n’a pas pour ambition de remplir le cahier des charges du film de super-héros. Bien au contraire ! Si Homecoming s’intéressait longuement à la filiation, ici, il est évidemment question de responsabilités mais aussi d’héritage. A commencer par celui de Tony Stark ! Grâce aux lunettes EDITH, Far From Home fait joliment la transition entre lavent et l’après-Iron Man. Et bien que le personnage n’ait jamais été avare en moments tendres, il faut bien admettre que le lien qu’il avait créé avec Peter Parker était unique. Une chose que le principal intéressé réalise petit à petit au cours de ces 129 minutes de film.

Mais Far From Home ne s’arrête pas là puisqu’avec une certaine nonchalance, le film en dit plus que prévu sur la jeunesse à laquelle il s’adresse. Du désir d’être populaire, aux troubles hormonaux en passant par la compétition décomplexée, le nouveau volet de Jon Watts explore ici et là ce que c’est que d’être un adolescent, un jeune homme (et un super-héros) en 2019.

Quelques creux

Là où le bat blesse, c’est sans surprise au niveau de cet antagoniste de circonstance. Alors que Tom Holland continue d’exceller sous les traits de Peter Parker, Jake Gyllenhaal est loin d’être à la hauteur. Son personnage (un ex-salarié de Tony Stark désireux d’éclipser les Avengers) est crédible, cohérent et dangereux. Mais l’interprétation de celui que l’on a découvert dans Le Secret de Brokeback Mountain n’est pas à l’aise et cela se voit. Seuls les moments d’intense folie de Mystério nous rappellent qu’il s’agit du même acteur qui brillait dans Demolition et Night Call.

Forcément plus léger que le Marvel qui l’a précédé (Endgame), Far From Home a tout du parcours initiatique. A la différence près que les soutiens de l’adolescent se font ici plus nombreux. May (Marisa Tomei) était peut-être jusque-là présentée comme une tante fun, elle se révèle indispensable dans ce volet. De son côté, Happy (Jon Favreau) prend plus d’ampleur et ne sert plus de simple relais avec Tony Stark. En mentor/pote, Happy s’avère fabuleux. A l’instar de la relation entre Peter et MJ qui est largement développée et satisfaisante.

Enfin, impossible de ne pas évoquer ce surplus d’effets spéciaux parfois nécessaire, parfois troublant. Malgré un très confortable budget de 160 millions de dollars, certains plans ne fonctionnent pas tandis que d’autres effets font hausser les sourcils. (Eh oui, le vent et l’eau ne sont pas les éléments les plus simples à mettre en mouvement…) Malgré quelques tubs rock, la musique est toujours moins palpitante que celle des Gardiens de la Galaxie. Rythmé et captivant, Far From Home a le mérite de proposer des scènes intéressantes entre Nick Fury (Samuel L. Jackson) et Maria Hill (Cobie Smulders).

Divertissement extrêmement cool, Spider-Man: Far From Home est un blockbuster drôle à souhait et inventif par moments. On valide !
 
wyzman

 
 
 
 

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