Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Abominable


USA / 2019

23.10.2019
 



YETI ET CIE





« Il y a un Yéti sur mon toit.  »

Issu de Pearl Studio, la société de production américano-chinoise créée par Dreamworks en 2012, Abominable n’échappe pas à la ligne directrice édictée par le studio : « faire connaître la culture chinoise à travers le monde et fait en sorte que les productions internationales trouvent un écho en Chine ». On aura donc un peu l’impression à l’issue d’Abominable d’avoir assisté à un formidable film institutionnel financé par l’Office du Tourisme chinois, avec un voyage à travers le pays dont chaque étape se situe près d’un endroit touristique. En tant que spectateur, on n’y aurait d’ailleurs peut-être pas fait plus attention que ça, si le scénario ne le soulignait pas fort maladroitement en insistant sur le fait que chaque lieu visité par l’héroïne et ses amis correspondait à l’une des cartes postales que son père avait précieusement collecté pour elle…


C’est d’autant plus dommage qu’au-delà de cet aspect violemment marketing, on éprouve un réel plaisir devant ce long métrage virevoltant et sensible qui repose sur des personnages attachants et des situations spectaculaires. Le Yéti, par exemple, est une adorable boule de poils dont les pouvoirs magiques donnent lieu à quelques très belles séquences dont la poésie n’est pas feinte. Globalement, un soin méticuleux a été apporté aux paysages traversés par les protagonistes, transfigurés par la magie de de la créature mythique, à l’image du sublime Bouddha géant recouvert de fleurs, ou de la course folle dans les montagnes, à dos de nuages prenant la forme de dauphins et autres créatures marines.


Le récit, bien sûr, demeure assez conventionnel, avec une héroïne qui a ses propres problèmes à gérer (en l’occurence, la mort récente de son père), un voyage initiatique libérateur, et des antagonistes qui ne sont pas réellement ceux que l’on croit. Pourtant, on se laisse entraîner par les multiples péripéties qui émaillent cette mission de sauvetage traitée avec légèreté et humour. Ne jouant jamais sur la carte de l’effroi ou de l’angoisse, Abominable ne cherche en effet pas les effets de suspense gratuit, et passe souvent très vite sur les obstacles rencontrés par la petite troupe qui reste étonnamment soudée malgré les circonstances. On l’aura compris, un spectateur adulte risque de trouver les rebondissements un peu faciles et les rouages d’écriture convenu, et c’est l’une des limites du film. Un spectateur plus jeune et moins aguerri y trouvera en revanche son compte, entre plongée dans un imaginaire dépaysant et fantaisie joyeuse et rassurante.
 


 
 
 
 

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