Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Six Underground (6 Underground)


USA / 2019

13.12.2019
 



PAIN AND PAIN





Michael Bay ne semble toujours pas épris de légèreté. Son nouveau thriller, entre un Ocean’s 11 d’espionnage et un western de mercenaires, a le poids d’un dinosaure. La réalisation semble en effet sortie des années 80-90, entre l’esthétique et le montage (trop) frénétique des Tony Scott (Top Gun, Domino et Spy Game) et l’intrigue simpliste des Luc Besson.

Du découpage au montage, le film fatigue rapidement le spectateur : on se sent même presque perdu dans les (trois) longues scènes d’action à force de multiplier les situations critiques, les tonalités (dérision, flingages, dialogues à deux balles) et les effets de manche (ralentis, vues panoramiques, gros plans). Cela donne l’effet d’une grosse bouillie, tuant tout suspens et toute dramaturgie. Ce gavage visuel a au moins un mérite : il illusionne en nous faisant croire à un récit complexe.

Or l’histoire est en fait très simple, confuse à plusieurs moments (on ne sait pas vraiment qui est qui hormis les deux frères qui servent de proie et d’appât), binaire (les justiciers et le reste du monde) et surtout stupide. C’est une sorte de fantasme coloré sorti de l’imagination d’un gamin qui croit résoudre un conflit géopolitique (un méchant tyran-despote du Moyen-Orient / Asie centrale, on mélange, ça fait mieux à l’image) avec une équipe occidentale chic et choc (rien à dire, les acteurs sont là pour leur plastique bien éclairée et leur nuances de tronches) organisant un coup d’Etat privé.

On passera sur l’improbabilité des faits, et on s’inquiètera sur le fond du propos (laisser à un milliardaire le soin de s’ingérer politiquement et « militairement » dans un pays étranger). Pour le reste, ces six compagnons, team à la Mission:Impossible, ne réinventent pas le genre. Et Michael Bay prouve une fois de plus qu’hormis son goût pour l’opulence et la surenchère pyrotechnique, n’a jamais su mettre en scène des comédiens, à la psychologie basique et déjà vue, ni chercher à donner une touche personnelle à ses délires de sauvetage du monde.

Son cinéma répétitif depuis plus de trente ans fatigue. Ce film épuise. Il y avait pourtant de la matière pour un bon divertissement, qu’il gâche plan après plan. Incapable de se renouveler, le réalisateur profite de gros moyens et de peu d’idées pour masquer la ringardise et la bêtise de son film, surdosé en clichés.
 
vincy

 
 
 
 

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