Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Magnolia


USA / 1999

01.03.00
 



FRUITS DU HASARD





"- Les pêchés du père sont ceux du fils..."

Magnolia est à la fois simple et compliqué. Un mélange de plusieurs films qui n'en forment qu'un seul. Une ligné morale rectiligne et sans détours. Et pourtant des portraits de personnages fouillés et rarement caricaturaux. Magnolia c'est l'expression d'un style fouillis, mais visuellement maîtrisé, d'une caméra au service d'un script à dialogues et d'une troupe d'acteurs.
p.t.anderson a imaginé un opéra, en 3 actes, avec une musique essentielle et parfois faisant corps avec le scénario (les paroles deviennent texte). Ca n'emêche pas les excès, et le côté clip musical assourdissant à certains moments. Tout comme les monologues peuvent être quelques fois trop longs, le rythme reprend aussitôt et ne laisse jamais le spectateur au bord de l'autoroute.
Le jeune cinéaste, décidément très doué, dans un genre difficile a trois qualités : il sait très bien diriger ses acteurs (casting parfait, Cruise inclus, dans son one-man show bestial, avec écho à Boogie Nights mais aussi à Risky Business), il sait contrôler le tempo de son montage, il sait raconter des bouts de vie, en passant du drame au drôle, de l'émotion à l'absurde.
Sans quitter réellement l'univers de Boogie Nights (avec un aspect plus haut de gamme et donc des gens plus aisés), Anderson continue de montrer la dope, le cul, la culpabilité, la TV (qui remplace le ciné), l'identité masculine. Ce dernier thème est au coeur du film. Magnolia est une histoire morale, un jeu de coïncidences, entre le passé et le futur. Le film retrace l'impact de la filiation, l'importance du passé sur la génération qui suit, mais aussi la responsabilité de chacun sur son passé.
Et tout le monde sera punit, ou se punira soi-même des pêchés qu'il a commis. Les références bibliques sont évidents : exodus 8.2, pluie de grenouilles... Ces choses là existent, et crééent la culpabilité, (chrétienne) et donc la dramatisation des destins, leur deal avec la mort, et l'au-delà. Tous veulent se faire absoudre. Tous en veulent à leur vie, à leurs choix. Et le payent.
Magnolia ne quitte jamais son propos; Le sexe ou l'amour ne sont que des rapports relationnels et superficiels pour provoquer le véritable enjeu. Quand Cruise sort "Respecter la bite, dompter la chatte!", c'est le plus gros des mensonges. Voilà où Magnolia devient un grand film : il traite de la vérité et du mensonge, et de rien d'autre. Le reste n'est que prétextes pour nous distraire.
Le mensonge serait le pire des maux, et détruit tous les personnages. Seule la vérité prévaut et sauve ces âmes perdues. Et lorsqu'on demande à Cruise pourquoi il ment, il reste muet.
 
vincy

 
 
 
 

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