Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 45

 
New Rose Hotel


USA / 1998

28.04.99
 



TRIUMVIRAT





"- Les perdants me font gerber."

Il y a quelque chose de fascinant dans ce nouveau Ferrara, croisement entre un scénario à la Kar-wai et un Blade Runner à petit budget. La fascination provient sans doute du fait que cette science-fiction n'a jamais était aussi réaliste, probable. La direction artistique contribue aussi à la séduction qu'exerce New Rose Hotel. A coup de'extraits en vidéos surveillance, de split screen, de couleurs saturées, de décors esthétiques, de voyages au Maroc, au Japon, à Vienne, Ferrara livre un viséo clip à suspens, avec une image granulée, rythmée par de la techno et du Strauss. On frôle l'approche Kubrick d'un univers déshumanisé, informatique, surréaliste.
Trop soft, cependant, New Rose Hotel, ne renvoie jamais une critique réelle de ce monde virtuel. Le cinéaste est trop occupé à ses exercices de style, ses figures imposées, et la cohérence de son synopsis.
Avec une thématique tournant autour du tryptique, Abel Ferrara explore les méandres de l'amitié, de l'amour, de l'argent. De ce qui domine les instincts, les désirs, les ambitions de X, nikel rôle pour Willem Dafoe. La révélation étant la brune fatale Asia Argento. Avec la robe rouge de rigueur, comme dans les polars les plus classiques. 3 pays, 3 langues (allemand, japonais, anglais), 3 personnages, 3 intrigues...
Sexe, musique et néons. New Rose Hotel est typiquement ferrarien, avec un point de vue ultra mysogine où les femmes sont objets et fantasmes sexuels. Entre lesbiannisme et futurisme, la société cyber imaginée ne laisse aucune place aux sentiments, mais laisse la liberté au matérialisme. Vision pessimiste et d'ailleurs fataliste et désespérante.
Le film, formellement intéressant, s'embourbe hélas dans une fin décevante. Le scénario, jusqu'ici prétexte à, se vide de substance et tourne alors à vide. Les 15 dernières minutes s'étirent dans un flash back redondant, explicatif et inutile. Montage sans brio qui gâche un peu l'atmosphère de ce cyberpolar, il ne résout que le scénario, sans ouvrir la porte sur l'avenir du personnage.
 
vincy

 
 
 
 

haut