Elle l'adore a reçu tous les labels coup de coeur des exploitants. La comédie est, une fois de plus, l'occasion pour Sandrine Kiberlain de briller en nous faisant rire. Ce premier film a tout d'un bon divertissement populaire.



Avant d'aller dormir
Brèves de comptoir
Coucou nous voilà!
Elle l’adore
Flore
Get on Up
I Origins
L'incroyable histoire de Winter le Dauphin 2
Les enfants de la rose verte
Les fantastiques livres volants de M. Morris Lessmore
Leviathan
Refroidis
Saint Laurent
Un été à Quchi



Under the skin
Coldwater
Sunhi
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal
Les combattants
L'enlèvement de Michel Houellebecq
3 coeurs



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Jimmy's Hall
La Planète des singes : l'affrontement
Kumbh Mela, sur les rives du fleuve sacré
New York Melody
Detective Dee II : La légende du dragon des mers
Lucy
Nos pires voisins
Winter Sleep
Black Storm
La dune
Le beau monde
Les Gardiens de la Galaxie
22 Jump Street
Party Girl
The salvation
Hercule
Boys Like Us
Hippocrate
Near Death Experience
Mademoiselle Julie
Les recettes du bonheur
Gemma Bovery
Deepsea Challenge 3D
La Paz
Shirley, un voyage dans la peinture d'Edward Hopper
Pride
Tout est faux
Sin City: j'ai tué pour elle
Un homme très recherché






 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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The Royal Tenenbaums (La famille Tenenbaum)


USA / 2001

13.02.02
 



DISPUTES, CRIS ET EMBROUILLES





"- Comment allez-vous? - Pas très bien. Je suis mourant."

Wes Anderson est parvenu en trois films à prouver un réel talent d'auteur, en imposant un style singulier, qui repose essentiellement sur des personnages excentriques et un humour décalé. On pense bien évidemment aux histoires romanesques et moralement incorrectes de John Irving (dysfonctionnements familiaux, hôtel new yorkais, ...). Sa réalisation s'améliore, murit avec les films, pour davantage se concentrer sur les détails visuels que sur son scénario. Cela ne signifie pas qu'il en oublie l'écriture. The Royal Tenenbaums est tout ce qu'il y a de plus écrit. Une sorte de fantaisie délirante et névrosée qui s'apparente à un écho new yorkais du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Le destin des Tenenbaums n'a rien de fabuleux - il est même plutôt triste - mais la voix off d'Alec Baldwin nous faisant la lecture de cette bio en images, ce New York irréel et stylisé, et finalement cette dérision permanente, ne font que souligner les coïncidences avec le film de Jeunet.
Scénarisé comme si nous lisions un roman, le film est une somme de références littéraires, autour de 8 personnages qui cherchent le lien qui les unit, en dehors du nom. D'extérieur, on pourrait les croire "différents". Ils ont juste eu un itinéraire singulier. Anderson se penche sur ses créatures, avec affection, et un véritable humanisme. Aucune médisance. Il construit des passerelles avec ses autres films : un premier mari jamaïcain, un "nerd" à lunettes, des marginaux intellectuellement supérieurs et humainement méprisés, les frères Wilson ou encore Bill Murray. Il place ses éléments dans un contexte à chaque fois différent. Le contraste participe au second degré, au point de faire de la résidence des Tenenbaums, un membre de la famille à part entière. Cette série de portraits est une véritable ode à la famille, au clan, à la solidarité, mais n'a rien de moralisateur ou de cynique. C'est grâce à cette absence de jugement et à ce plaisir d'aimer la douce folie des êtres qu'Anderson entraîne le spectateur dans son espace de jeux et de jubilation. Car ces génies, cette famille modèle, tourne mal. On se croit plonger dans l'itinéraire d'enfants gâtés - un prodige de la finance, une dramaturge précoce et un champion de tennis - mais l'abandon par le père (malgré la vénération pour la mère) les entraîne dans une spirale fatale. Il s'agit bien d'échec. Echec de leurs vies parce qu'ils ne sont pas préparés à affronter la vie. Ils vont d'erreurs en errements. Et une erreur qui n'est pas corrigée, devient une faute.
C'est sur ce principe que le scénario avance. Ils souhaitent tous obtenir réparation, et comprendre où tout a cloché. De l'absurde cinématographique naît une réalité psychologique. Un reflet au vitriol d'un clan non pas déséquilibré mais cherchant son équilibre. Le film, par ses apparences comiques, masque la solitude des uns et le manque d'amour des autres.
Et cela les concerne tous. Le casting est idéalement choisi, parfait dans ces costumes incongrus. Les acteurs/actrices se glissent à merveille dans ses "caractères" généreux ou égoïstes, frustrés ou menteurs, parano ou hypocrites, romantiques ou arrogants, fidèles ou incompris.
Cette Famille Tenenbaum n'a rien de royal, si ce n'est le géniteur. Mais finalement tout est affaire de style. Et le style, ce film n'en manque pas.
 
vincy

 
 
 
 

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