Dear White People, prix du public à sundance, est une satire sociale où des personnages de Spike Lee seraient plongés dans des méli-mélos à la Almodovar, pour résumer. Une comédie intelligente et loufoque qui dénonce le racisme sans l'enferme dans une case.



300 hommes
A trois on y va
Cendrillon
Dear White People
Diversion
El Evangelio de la carne
Enfances nomades
L'homme des foules
La sapienza
Le petit homme
Paris of the North
Un amour
Voyage en Chine
Waste Land



Timbuktu
Whiplash
L'affaire SK1
Les nouveaux sauvages
Snow Therapy
It Follows
Kingsman: Services secrets
Citizenfour
Selma
Tu dors Nicole



La famille Bélier
Invincible
Les souvenirs
Une merveilleuse histoire du temps
Into the Woods: Promenons-nous dans les bois
Imitation game
Frank
Jupiter: Le destin de l'univers
La grande aventure de Maya l'abeille
Les jours venus
Papa ou Maman
L'enquête
Les merveilles
Les nouveaux héros
Mon fils
Cinquante nuances de Grey
Bob l'éponge: Un héros sort de l'eau
American Sniper
Max et Lenny
Things People Do
Vincent n'a pas d'écailles
Projet Almanac
Tracers
Loin de mon père
Les chevaliers du Zodiaque - la légende du Sanctuaire
Le dernier loup
Hungry Hearts
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)
Inherent Vice
L'Art de la fugue
Le cercle
Tokyo Fiancée
1001 grammes
Le dernier coup de marteau
The Voices
Big Eyes
Divergente 2: L'insurrection
Furyo
Hacker
Still Alice
Un homme idéal






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The Royal Tenenbaums (La famille Tenenbaum)


USA / 2001

13.02.02
 



DISPUTES, CRIS ET EMBROUILLES





"- Comment allez-vous? - Pas très bien. Je suis mourant."

Wes Anderson est parvenu en trois films à prouver un réel talent d'auteur, en imposant un style singulier, qui repose essentiellement sur des personnages excentriques et un humour décalé. On pense bien évidemment aux histoires romanesques et moralement incorrectes de John Irving (dysfonctionnements familiaux, hôtel new yorkais, ...). Sa réalisation s'améliore, murit avec les films, pour davantage se concentrer sur les détails visuels que sur son scénario. Cela ne signifie pas qu'il en oublie l'écriture. The Royal Tenenbaums est tout ce qu'il y a de plus écrit. Une sorte de fantaisie délirante et névrosée qui s'apparente à un écho new yorkais du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Le destin des Tenenbaums n'a rien de fabuleux - il est même plutôt triste - mais la voix off d'Alec Baldwin nous faisant la lecture de cette bio en images, ce New York irréel et stylisé, et finalement cette dérision permanente, ne font que souligner les coïncidences avec le film de Jeunet.
Scénarisé comme si nous lisions un roman, le film est une somme de références littéraires, autour de 8 personnages qui cherchent le lien qui les unit, en dehors du nom. D'extérieur, on pourrait les croire "différents". Ils ont juste eu un itinéraire singulier. Anderson se penche sur ses créatures, avec affection, et un véritable humanisme. Aucune médisance. Il construit des passerelles avec ses autres films : un premier mari jamaïcain, un "nerd" à lunettes, des marginaux intellectuellement supérieurs et humainement méprisés, les frères Wilson ou encore Bill Murray. Il place ses éléments dans un contexte à chaque fois différent. Le contraste participe au second degré, au point de faire de la résidence des Tenenbaums, un membre de la famille à part entière. Cette série de portraits est une véritable ode à la famille, au clan, à la solidarité, mais n'a rien de moralisateur ou de cynique. C'est grâce à cette absence de jugement et à ce plaisir d'aimer la douce folie des êtres qu'Anderson entraîne le spectateur dans son espace de jeux et de jubilation. Car ces génies, cette famille modèle, tourne mal. On se croit plonger dans l'itinéraire d'enfants gâtés - un prodige de la finance, une dramaturge précoce et un champion de tennis - mais l'abandon par le père (malgré la vénération pour la mère) les entraîne dans une spirale fatale. Il s'agit bien d'échec. Echec de leurs vies parce qu'ils ne sont pas préparés à affronter la vie. Ils vont d'erreurs en errements. Et une erreur qui n'est pas corrigée, devient une faute.
C'est sur ce principe que le scénario avance. Ils souhaitent tous obtenir réparation, et comprendre où tout a cloché. De l'absurde cinématographique naît une réalité psychologique. Un reflet au vitriol d'un clan non pas déséquilibré mais cherchant son équilibre. Le film, par ses apparences comiques, masque la solitude des uns et le manque d'amour des autres.
Et cela les concerne tous. Le casting est idéalement choisi, parfait dans ces costumes incongrus. Les acteurs/actrices se glissent à merveille dans ses "caractères" généreux ou égoïstes, frustrés ou menteurs, parano ou hypocrites, romantiques ou arrogants, fidèles ou incompris.
Cette Famille Tenenbaum n'a rien de royal, si ce n'est le géniteur. Mais finalement tout est affaire de style. Et le style, ce film n'en manque pas.
 
vincy

 
 
 
 

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