Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Siu lam juk kau (Shaolin Soccer)


Chine / 2001

21.08.02
 



CHAUD CHOW SHOW





"- Quoi? 40 à zéros????"

Au delà de sa réputation de carton vert (comme les dollars qu'il aligne depuis sa sortie en Asie), la cinquième réalisation de l'artiste-à-tout-faire Stephen Chow n'est rien d 'autre qu'une comédie dopée aux effets spéciaux, à l'instar des Visiteurs par exemple. Cinématographiquement, ce n'est ni meilleur ni pire. Les effets visuels sont tout aussi nombreux et tout autant "amateurs" (comprendre : visibles). Côté rire, ça flirte avec l'humour de récréation et l'esprit des Nuls. Le divertissement nous arrache donc des sourires, nous percute parfois avec une bonne trouvaille, ou nous remet au goût du jour un gag toujours fonctionnel pour les zygomatiques.
En associant le foot et le kung-fu, le scénario hollywoodien et la réalisation typiquement made in Hong kong, Stephen Chow a calibré un hit international tout en s'assurant un triomphe à domicile. On retrouve d'ailleurs une grande partie de la recette de Lagaan, premier hit bollywoodien grand public en Occident. Les gens d'en bas s'élèvent au dessus des élites avec la seule force du sport et la foi de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Ici le foot remplace le cricket. Mais nous avons le droit aux mêmes excès musicaux, aux mêmes exploits extrêmes, au même kitsch assumé comme un référent culturel.
Il ne faut rien voir d'autre qu'un délire assez simpliste où le héros (Stephen Chow lui-même) a le plus beau rôle (sans une égratignure contrairement ses comparses souffre-douleurs); il tombe amoureux d'un laideron métamorphosée en Sue Ellen, pouffe suprême, par la seule grâce d'un travelo. On se demande même si le film ne s'intitule pas Y a-t-il un arbitre dans le stade?. Les sportifs sont mutants, les magasins à grandes marques sont des rêves en technicolors, les passants se la jouent Broadway... Il y a un "message", simpliste, touchant, de la famille, opposant la frustration, l'humiliation à la corruption.
De digressions visuelles en gags burlesques, ces "Bioman" ne sont hélas pas loin de la réalité des hommes bioniques développés dans le cadre de sports professionnels. C'est invraisemblable de nullité, les sketches se succèdent sans forcément toute la cohérence exigée (mais il faut pour cela blamer le distributeur international qui a coupé 20 minutes du film), c'est même forcément "too much". Une sorte de gloire au spectacle, puérile et pathétiquement drôle. Une simple vision déformée de ce que le public exige des Dieux du stade.... et q'un comédien/auteur/réalisateur a su lui offrir grâce à l'imagerie virtuelle. On se rapproche ainsi, de plus en plus, du jeu vidéo.
 
vincy

 
 
 
 

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