L'ile aux chiens, nouvelle fable (engagée) de Wes Anderson, Ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin, est artistiquement brillante, son récit entre dérision et aventures très foisonnant.



Allons enfants
Escobar
Eternity has no door for escape
Game Night
Jean Ziegler
Jersey Affair
Katie Says Goodbye
Larguées
Love Addict
Mes Provinciales
My Wonder Women
Nico, 1988
Notre enfant
Nous sommes l'himanité
Place publique
Sonate pour Roos
Strangers: Prey at Night



Black Panther
La forme de l'eau
Call Me By Your Name
Les garçons sauvages
Ghostland
Mektoub, My Love: Canto Uno
Les Destinées d'Asher
Ready Player One
The Rider
La révolte des jouets
L'île aux chiens



Le Labyrinthe: Le remède mortel
Le retour du héros
Phantom Thread
Moi, Tonya
Criminal Squad
Mary et la fleur de la sorcière
La Ch'tite Famille
La fête est finie
Lady Bird
Eva
La caméra de Claire
Le jour de mon retour
Les étoiles restantes
The Disaster Artist
L'Affaire Roman J.
Chien
La Belle et la Belle
Tomb Raider
Un raccourci dans le temps
Pacific Rim Uprising
La prière
Coby
Croc-Blanc
Madame Hyde
A l'heure des souvenirs
Don't worry he won't get far on foot
Pierre Lapin
La mort de Staline
Red Sparrow
Kings
Taxi 5






 (c) Ecran Noir 96 - 18


Sony  



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Spider-Man (Spiderman)


USA / 2002

12.06.02
 



DIVERS-TISSEURS





"- On a bien eu Julia Roberts en string, qu'on me mette ce guignol à la une !"

Jolie fin ouverte qui ne peut que laisser entendre que l'homme araignée ne se limitera pas à un seul tour de Manhattan, Sony semble tenir là une solide franchise propre à remplir son coffre fort. Opportunisme? Assurément, les nouvelles technologies du graphisme assisté par ordinateur sont du pain bénit pour porter à l'écran les aventures de la pleïade de super-héros qui foisonnent dans la littérature populaire américaine. Autant d'exploits homériques aujourd'hui envisageables et susceptibles de combler l'appétit de spectateurs blasés toujours demandeurs d'inédit. L'intelligence de la production ne résidera pourtant pas dans son investissement en effets spéciaux, encore que l'aspect soit important pour la viabilité du projet, mais dans ses choix humains: Sam Raimi et le casting.
Suivant le modèle de ses prédécesseurs, Burton pour Batman, Synger pour X-Men, Sony a donc collé à la tâche le réalisateur de Evil Dead. Riche idée, l'homme n'est pas seulement un enfant des comics et fan de Spider-Man (culture qui a amplement inspiré son cinéma dans ses cadrages serrés et sur-expressifs), il est aussi un habitué des personnages éclopés et autres loosers qui finissent par faire reconnaître leurs droits. C'est justement la thématique maîtresse de ce premier opus, que le cinéaste développe plutôt brillamment en renouvelant quelquepeu le genre. Car le côté barbant avec ces transpositions à l'écran de justiciers bodybuildés, c'est le shéma d'introduction qui suit souvent le même principe inexorable lors du premier chapitre. Qui était le vengeur masqué avant d'être en situation de réaliser ses exploits qui le rendront célèbre, comment en est-il arrivé là ? On démarre à zéro et on fait les présentations. Un peu redondant à la longue… Sam Raimi parvient pourtant à nous faire avaler la pilule grâce à son traitement bien senti de l'adolescence. Entre campus et home sweet home, les scènettes s'enchaînent avec un savant dosage en laissant le temps à chaque protagoniste de dessiner ses contours. Le mérite revient aussi essentiellement à Tobey Maguire, qui incarne avec une totale crédibilité l'ado emprunté et pas encore déniaisé, qui connaitra un fabuleux destin. Pas franchement canon, le jeune acteur américain n'a pas la belle gueule joker censée excuser l'absence de talent. C'est par son jeu qu'il arrive donc à se rendre touchant et a asseoir son charisme. Découvrant progressivement l'étendue de ses pouvoirs, l'adolescent s'affirme et confirme son passage vers l'âge adulte, tissant sa toile inexorablement autour de la belle Kirsten Dunst. Sans se scotcher au plafond -nous n'en avons pas le pouvoir- la fable demeure bien tournée.

On émettra en revanche quelques réserves sur l'inévitable duel du bien contre le mal, qui s'enclenche dans la deuxième partie du film. Le rythme s'accélère par nécessité et les antagonismes deviennent rapidement confus et passablement inintéressants. Le méchant de service est pourtant bien expédié par l'expérience de Willem Dafoe. L'énigmatique acteur réserve d'ailleurs un stupéfiant numéro de schizophrène par miroir interposé, qui apparaitrait pour un peu comme un effet spécial plus bluffant que les figurines de synthèses qui se baladent entre les immeublent ou la multitude de détonations pyrotechniques.

Bien que d'une facture très démonstrative (120 M de $ à éponger tout de même), Spider-Man tend en conclusion à rompre la facheuse tendance à la surenchère épileptique et à la régression intellectuelle intensive qui oriente la plupart des superproductions de ces dernières années. Œuvre sympathiquement habitée par ses interprètes, son ambition se limite à vous divertir sans vous coller un mal de crâne carabiné. Ca tiendrait déjà presque du miracle de nos jours...
 
petsss

 
 
 
 

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