Black Panther est peut-être le meilleur film Marvel depuis la création de l'univers (de la marque). Et c'est aussi un changement d'ère avec un casting noir, un cinéaste afro-américain, et un sujet hyper-politique. Outre ses qualités, les grosses recettes attendues vont permettre, comme pour Wonder Woman, de prouver qu'un blockbuster n'est pas une affaire de mâles blancs.



4 histoires fantastiques
Belle et Sébastien 3
Black Panther
Bravo Virtuose
Finding Phong
Krank
L'apparition
L'étrange forêt de Bert et Joséphine
La princesse des glaces
Le retour du héros
Phantom Thread
Un jour, ça ira
Wajib, l'invitation au mariage



Un homme intègre
Seule la terre
A Ghost Story
Drôles de petites bêtes
Le crime de l'Orient-Express
Seule sur la plage la nuit
3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance
Alice Comedies, volume 2
La douleur
Pentagon Papers
Gaspard va au mariage
England is mine
Human Flow
Jusqu'à la garde



Coco
Les Gardiennes
L'échange des princesses
L'échappée belle
La cordillera
La Promesse de l'aube
Les heures sombres
Maria by Callas
Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi
Tharlo, le berger tibétain
The Florida Project
Wonder
Tout l'argent du monde
Downsizing
Si tu voyais son coeur
Vers la lumière
In the fade
Last flag flying
Fortunata
Hannah
The Greatest Showman
Centaure
L'insulte
Non
Une saison en France
Wonder Wheel
Agatha, ma voisine détective
Cinquante nuances plus claires
Cro Man
Le Labyrinthe: Le remède mortel
Vivir y otras ficciones






 (c) Ecran Noir 96 - 18


Sony  



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Spider-Man (Spiderman)


USA / 2002

12.06.02
 



DIVERS-TISSEURS





"- On a bien eu Julia Roberts en string, qu'on me mette ce guignol à la une !"

Jolie fin ouverte qui ne peut que laisser entendre que l'homme araignée ne se limitera pas à un seul tour de Manhattan, Sony semble tenir là une solide franchise propre à remplir son coffre fort. Opportunisme? Assurément, les nouvelles technologies du graphisme assisté par ordinateur sont du pain bénit pour porter à l'écran les aventures de la pleïade de super-héros qui foisonnent dans la littérature populaire américaine. Autant d'exploits homériques aujourd'hui envisageables et susceptibles de combler l'appétit de spectateurs blasés toujours demandeurs d'inédit. L'intelligence de la production ne résidera pourtant pas dans son investissement en effets spéciaux, encore que l'aspect soit important pour la viabilité du projet, mais dans ses choix humains: Sam Raimi et le casting.
Suivant le modèle de ses prédécesseurs, Burton pour Batman, Synger pour X-Men, Sony a donc collé à la tâche le réalisateur de Evil Dead. Riche idée, l'homme n'est pas seulement un enfant des comics et fan de Spider-Man (culture qui a amplement inspiré son cinéma dans ses cadrages serrés et sur-expressifs), il est aussi un habitué des personnages éclopés et autres loosers qui finissent par faire reconnaître leurs droits. C'est justement la thématique maîtresse de ce premier opus, que le cinéaste développe plutôt brillamment en renouvelant quelquepeu le genre. Car le côté barbant avec ces transpositions à l'écran de justiciers bodybuildés, c'est le shéma d'introduction qui suit souvent le même principe inexorable lors du premier chapitre. Qui était le vengeur masqué avant d'être en situation de réaliser ses exploits qui le rendront célèbre, comment en est-il arrivé là ? On démarre à zéro et on fait les présentations. Un peu redondant à la longue… Sam Raimi parvient pourtant à nous faire avaler la pilule grâce à son traitement bien senti de l'adolescence. Entre campus et home sweet home, les scènettes s'enchaînent avec un savant dosage en laissant le temps à chaque protagoniste de dessiner ses contours. Le mérite revient aussi essentiellement à Tobey Maguire, qui incarne avec une totale crédibilité l'ado emprunté et pas encore déniaisé, qui connaitra un fabuleux destin. Pas franchement canon, le jeune acteur américain n'a pas la belle gueule joker censée excuser l'absence de talent. C'est par son jeu qu'il arrive donc à se rendre touchant et a asseoir son charisme. Découvrant progressivement l'étendue de ses pouvoirs, l'adolescent s'affirme et confirme son passage vers l'âge adulte, tissant sa toile inexorablement autour de la belle Kirsten Dunst. Sans se scotcher au plafond -nous n'en avons pas le pouvoir- la fable demeure bien tournée.

On émettra en revanche quelques réserves sur l'inévitable duel du bien contre le mal, qui s'enclenche dans la deuxième partie du film. Le rythme s'accélère par nécessité et les antagonismes deviennent rapidement confus et passablement inintéressants. Le méchant de service est pourtant bien expédié par l'expérience de Willem Dafoe. L'énigmatique acteur réserve d'ailleurs un stupéfiant numéro de schizophrène par miroir interposé, qui apparaitrait pour un peu comme un effet spécial plus bluffant que les figurines de synthèses qui se baladent entre les immeublent ou la multitude de détonations pyrotechniques.

Bien que d'une facture très démonstrative (120 M de $ à éponger tout de même), Spider-Man tend en conclusion à rompre la facheuse tendance à la surenchère épileptique et à la régression intellectuelle intensive qui oriente la plupart des superproductions de ces dernières années. Œuvre sympathiquement habitée par ses interprètes, son ambition se limite à vous divertir sans vous coller un mal de crâne carabiné. Ca tiendrait déjà presque du miracle de nos jours...
 
petsss

 
 
 
 

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