Hors-compétition à Cannes, The Spy Gonbe North est l'un des rares grands films coréens de cette année à sortir en salles. Ce thriller d'espionnage vaut le détour, sans passer par la Corée du nord.



8, avenue Lénine
André Robillard en compagnie
Arthur et la magie de Noël
Carmen et Lola
Célébration
Chien de garde
Festen
Frères de sang
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Les chatouilles
Les neiges de la soie
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Mon cher enfant
Petits contes sous la neige
Pour l'amour de l'art
Premières solitudes
Sami, une jeunesse en Laponie
Suspiria



A Star is Born
Chris the swiss
RBG
Un 22 juillet
Yéti & Compagnie
Le grand bain
En liberté !
The Spy Gone North



Mademoiselle de Joncquières
Première année
Les Frères Sisters
Nos batailles
Dilili à Paris
Domingo
Galveston
Girl
La particule humaine
Venom
Tazzeka
Capharnaüm
First Man: le premier homme sur la lune
The House that Jack Built
Bamse au pays des voleurs
Bohemian Rhapsody
Breathe
Chacun pour tous
Cold War
Jean-Christophe & Winnie
Quién te cantará
Silvio et les autres
Ta mort en shorts
Touch Me Not
Crazy Rich Asians
Heureux comme Lazzaro
Kursk
Samouni Road
Un amour impossible






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



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Vidocq


France / 2001

19.09.01
 



LA REVOLUTION AVORTEE





"Lâchez-moi ! Je dois m'assurer qu'il est vraiment mort !"

Est-il nécessaire de dire qu'on attendait beaucoup du "Premier film tourné en caméra Haute Définition" ?. C'était pourtant déjà le cas de La vierge des tueurs" de Barbet Schroeder l'an passé. Quand bien même, et à la vue de ce spectacle, il est de toute façon difficilement imaginable qu'un jeu de passe-passe technique avant-gardiste sauve une oeuvre qui manque cruellement de coordination scénaristique. Le somptueux navire annoncé prend l'eau à la vitesse de son ambition. L'entreprise se transforme soudain en un beau gâchis dirigé avec une maladresse inattendue par le petit Mozart des effets spéciaux, qui, s'il manie la palette graphique de main de maître, improvise complètement dans une mise en scène malheureuse. À trop calquer le modèle hollywoodien, on aurait tendance à oublier qu'en France, la réalisation est aussi synonyme de mise en scène. La rythmique est épuisante, cousue de scènes découpées en pièces multiples, agencées bout à bout pour "accélérer" l'action, lui insuffler un vent épique inefficace et artificiel. Les raccords bancals qui s'en découlent défigurent, car trop ou trop peu travaillés, l'atmosphère terriblement mouvementée voulue par Pitof dans les scènes de poursuites. On nous présente souvent, même s'il n'est pas bon d'y prêter toujours référence, un tournage "Dogmatique" à l'épaule, abusant des (très) gros plans, le tout perdu dans la rigueur et la "stabilité" d'un tournage pourtant de facture classique. Fort heureusement, et Pitof peut s'en féliciter, il cherche une voie nouvelle dans la chorégraphie des combats, peu nombreux finalement dans le film, sans surfer sur la vague actuelle des références à Matrix. Point de kung-Fu en ces lieux. Ouf. Reste, on s'en doutait, un travail de titan véritablement soigné sur la conception des décors, costumes, lumières, etc. Caro y pose sa patte, avec dextérité et réel talent, un talent réservé et un Caro dans l'ombre d'ailleurs depuis son travail sur La cité des enfants perdus, effacé par la réussite de son ancien complice Jean-Pierre Jeunet.
En réalité, la tare véritable de Vidocq, celle qui dévore véritablement le noyau central du film, que défendent pourtant avec ferveur et réelle sincérité les acteurs (Dussollier surtout, est exceptionnel), c'est la panne de scénario.
Grangé est un écrivain doué pour instaurer une atmosphère angoissante à souhait, malsaine et suintante à merveille, il nous l'avait déjà prouvé dans Les Rivières Pourpres. Mais comme dans ce dernier, il fait malheureusement preuve dans Vidocq d'un manque cruel d'imagination dans les dernières minutes de l'histoire, primordiales puisqu'elles nous mettent face, comme dirait Dussollier, "au temps de la vérité".
Le retournement de situation final, puisqu'il y en a un, est accablant, poussif, et surtout, incompréhensible, opposé aux fondements même du film.

Et si le film le plus attendu de la rentrée était aussi le plus mauvais ?
 
romain

 
 
 
 

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