VERSIONS PAPIERS

De jeux vidéos en futures séries TV, de figurines en posters vendus aux enchères, Star Wars n'en finit plus de se décliner, sans oublier de prochaines versions 3-D.
Mais c'est le papier qui mouline à pleines turbines. Bande dessinée, beaux livres, magazines, bouquins en tout genre, la galaxie ne cesse de s'étoffer, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur c'est évidemment quand le contenu est détaillé, précis, documenté. Star Wars Anatomie (Armand Colin Cinéma) est presque trop cultivé. Encore moins accessible (trop technique) mais plus scientifiquement prouvé, La Collection Star Wars (Nathan), oeuvre ludique aux lexiques encyclopédiques, pourrait servir de base à un jeu de rôle improvisé.
Mais c'est surtout Le cinéma de George Lucas (Editions de la Martinière) qui nous emballe par sa beauté, ses illustrations superbes, ses contenus originaux. La vie d'un homme, féru d'innovations technologiques et construisant son univers comme on bâtit un grand parc d'attraction.
Le pire c'est évidemment les romans Star Wars (Fleuve noir) : très mal écrits, ils prospectent tout ce qui ne sera jamais à l'écran, pour ceux qui ont l'imaginaire rouillé. Près de 70 livres à date, avec notamment les aventures des enfants de Han Solo et Leïa ... Débile.
On préférera la version BD (Delcourt) qui comportent des mangas (les films en version japonisante, gaguesque), la série des Clone Wars (première trilogie), le cycle de Thrawn (la trilogie de Timothy Zahn, hors sujet), le côté obscur (chaque grand méchant a le droit à ses aventures, le prochain étant le Général Grievous) et Jedi (en rapport avec la première trilogie, sans intérêt). enfin chaque épisode se retrouve en version BD, épisode IIII inclus. A ne pas lire avant de voir le film. On reprochera juste au dessin d'être approximatif, et de ne pas livrer quelques clefs aux néophytes ou à ceux qui sont un peu perdus dans ce fatras de personnages et de planètes.
Pour finir, rien ne vaut un Making of (Hors Collection). Très technique, maladroitement construit, le livre est pourtant passionnant. Il fourmille de détails et foisonne d'anecdotes (et d'extraits de dialogues). Ce n'est pas simplement la construction d'un film, c'est un véritable carnet de bord sur la concrétisation d'un rêve. Interviews, commentaires, confessions et autres détails sur la création des décors virtuels ou des personnages permettent d'en faire une bible accessible et pédagogique. De plus, contrairement à tous les autres, le livre ne s'attache pas aux gadgets ou aux personnages, aux chiffres ou aux extrapolations. Ici les faits (l'histoire d'un tournage) et surtout les hommes aux manettes sont au coeur des discours, des photos, des témoignages. La Guerre des étoiles devient alors une histoire de mecs qui se se demandent si telle créature inexistante n'est pas trop chevaline pour tirer un cercueil...

Vincy-
 

© Ecran Noir 1996-2005 - Photos: © Lucasfilm LTD