2004 :

- Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet
avec Audrey Tautou, Gaspard Ulliel, Jodie Foster, Dominique Pinon, Ticky Holgado, André Dussollier, Jean-Paul Rouve, Jean-Pierre Darroussin, Denis Lavant, Marion Cotillard, Julie Depardieu, Jean-Claude Dreyfus

2002 :

Monique de Valérie Guignabodet
avec Marianne Denicourt, Philippe Uchan, Marina Tomé, Margot Abascal

Irréversible de Gaspard Noé
avec Monica Bellucci, Vincent Cassel, Philippe Nahon, Jo Prestia

2001

Petites misères de Philippe Boon
avec Marie Trintignant, Bouli Lanners, Serge Larivière

2000

L'Origine du monde de Jérôme Enrico
avec Roschdy Zem, Angela Molina, Alain Bashung, Maurice Garrel

1999

La Maladie de Sachs de Michel Deville
avec Etienne Bierry, Philippe Lehembre, Marianne Groves, Marie-France Santon

Du bleu jusqu'en Amérique de Sarah Lévy
avec Marion Cotillard, Samuel Jouy

Les acteurs de Bertrand Blier
avec Jean-Pierre Marielle, Josianne Balasko, Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu, Alain Delon, ...

1997

Serial lover de James Huth
avec Michel Vuillermoz, Michèle Laroque, Antoine Basler, Zinedine Soualem

1995

Un héros très discret de Jacques Audiard
avec
Mathieu Kassovitz, Anouk Grinberg, Sandrine Kiberlain, Jean-Louis Trintignant

1994

Chacun pour toi de Jean-Michel Ribes
avec Jean Yanne, Michèle Laroque, Heinz Schubert, Pamela Knaack

Giorgino de Laurent Boutonnat
avec John Abineri, Joss Ackland, jean-Pierre Aumont, Frances Barber

1990

Sales histoires (TV) de Manuel Poirier
avec Michel Vuillermoz

1989

La nuit du doute de Cheikh Djemai
avec Fatima Nasri

1988

La bande des quatre de Jacques Rivette
avec Bulle Ogier, Benoît Régent, Fejria Deliba, Laurence Côte, Bernadette Giraud

Encore de Paul Vecchiali
avec Jean-Louis Rolland, Catherine Becker, Marc Briones, Dora Doll, Michel Gautier

REALISATION

2002

Enfermé dehors avec Albert Dupontel
Patrick Timsit, Claude Perron, Terry Jones, Terry Gilliam

1998

Le créateur avec Albert Dupontel
Philippe Uchan, Michel Vuillermoz, Claude Perron

1996

Bernie avec Albert Dupontel
Robert Blanche, Roland Bertin, Hélène Vincent, Paul Le Person

1992

Désiré (TV)
avec Lola Crespin, Cathy Duros, Eric Elmosnino, Philippe Huchan

 
Photo 1
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LE CREATEUR ALLUME

Avec son air à la fois sage et inquiétant, ses yeux noirs teintés d'un brin de folie, Albert Dupontel occupe une place à part dans le cinéma français. Il est tour à tour scénariste, réalisateur et interprète ou se met au service des autres cinéastes dans des comédies déjantées. Son goût pour les dérapages en tous genres, les histoires troubles et décalées lui ont valu les honneurs tout en faisant grincer certaines dents. Depuis qu'il a réalisé son rêve en passant de l'autre côté de la caméra avec " Bernie " et " Le créateur ", il provoque les polémiques. Orphelin névrosé dans le premier, créateur en panne d'inspiration prêt à tout (y compris à tuer) dans le second, il cultive les délires violents et un humour décapant.

A priori, rien ne le destinait au septième art. A l'image de son père, un toubib, il use quatre ans durant les bancs de la fac de médecine. Comme il s'ennuie ferme, il abandonne ses études et décide de se lancer dans la comédie. Le prestigieux théâtre de Chaillot l'accueille pendant deux ans. Il fait ses premiers pas sur grand écran avec Jacques Rivette dans " La bande des quatre " et Paul Vecchiali dans " Encore ". En 1990, il officie quelques temps sur Canal+ en tant qu'humoriste. La chaîne lui commande plusieurs sketches baptisés " Les sales histoires " qu'il réalise et interprète lui-même. Un an seulement après ses débuts, il se retrouve propulsé sur la scène de l'Olympia pour un one-man show, " le sale spectacle ", qui comprend des sketches comme " le bac français " et " Rambo ".

Après ce passage éclair par le music-hall, il revient à ses premiers amours cinématographiques en jouant un coiffeur à la recherche de la coupe parfaite (" Chacun pour toi "). Les rôles s'enchaînent avec pour dénominateur commun une attirance pour les extrêmes : médecin de campagne empathique (" La Maladie de Sachs "), assassin vengeur (" Irréversible "), capitaine pendant la Deuxième guerre mondiale (" Un héros très discret "), solitaire dépressif préférant la compagnie d'une poupée en latex et silicone à l'amour de sa femme trop bavarde et compliquée pour lui (" Monique "). Acteur indéniablement doué, il sait user de son physique pour se glisser dans la peau de ses personnages. Son moteur n'est pas la célébrité mais la reconnaissance de ses pairs. Cette anti-star par excellence a pourtant monté les marches de Cannes cette année aux côtés de Monica Bellucci et Vincent Cassel. Mais c'était pour la bonne cause : défendre " Irréversible ", le film scandale et ultra-violent de Gaspard Noé.

En parallèle, il poursuit ses projets personnels avec sa société de production appelée non sans ironie " Contre Production ". Il reconnaît volontiers n'avoir aucune formation de cinéaste : " Tant pis parce qu'il y a des impératifs techniques que je ne comprends pas. Et tant mieux parce que je fais ce que je veux avec la caméra. L'important, c'est de trouver comment faire son cinéma ". Dans son prochain opus, " Enfermé dehors " décrit par Richard Grandpierre, co-producteur, comme " un mix entre les frères Coen et Raymond Depardon ", Dupontel partagera la vedette avec Terry Gilliam (un ancien des Monthy Python) et Patrick Timsit. L'histoire : un SDF enfile l'uniforme d'un flic, trouvé par hasard, pour aller manger à la cantine d'un commissariat.

- Vanessa / Août 2002

BIO EXPRESS :

Né le 11 janvier 1964
Aime les oeuvres d'Henri Laborit et de Victor Hugo
Père médecin. Il a fait 4 ans de fac de médecine (aux Urgences notamment)
Il plaque ses études pour les cours d'art dramatique d'Yves Pignot et Antoine Vitez (Théâtre de Chaillot)
Société de production : Contre prod.

Palmarès :
Césars: Nominé meilleur acteur en 2000 (La Maladie de Sachs)
Nominé meilleur second rôle masculin en 1997 (Un héros très discret)
Nominé meilleure première oeuvre en 1997 (Bernie)

Lien Ecran Noir: [ fiche Cinéma 1999 ]

 
" Il faut avoir atteint un certain degré de désespoir pour vivre avec une poupée. Monique, c'est un " aspartame " de femme, une femme light. Elle a le goût de la femme mais n'en a pas les défauts. C'est la femme parfaite, la femme qui se tait " - Télé Obs Cinéma

" 'Le créateur', c'est un titre ironique. Je ne me sens pas créateur, mais flippé. Ma façon de lutter contre mes angoisses, c'est d'écrire. L'angoisse du temps qui passe… Il faut beaucoup de temps pour faire un film et peu de temps pour vieillir " - in Studio

" Je suis l'antithèse du Docteur Sachs. Il partage la souffrance des gens. Moi, la misère humaine me fait fuir " - in Première

" Je n'ai de comptes à rendre à personne. Je vis comme Gandhi, je n'ai besoin de rien. On ne peut pas m'avoir. Le vrai luxe dans ce métier, c'est la liberté de dire non ou de dire oui. Il faut savoir ce qu'on veut. A Cannes, Monica était parfaite dans ce rôle là, et en plus ça la rendait heureuse. Moi, j'étais content de passer pour un de ses gardes du corps. Mais quand un mec me reconnaît dans une crêperie au fin fond de la Bretagne et vient me parler du Créateur pendant une heure, c'est magnifique " - in Télérama

 
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