Edward Norton se fait rare depuis Birdman et The Grand Budapest Hotel il y a 5 ans. Oh certes on l'a entendu dans Sausage Party et L'ile aux chiens. On l'a croisé dans Beauté cachée et il a fait un caméo dans Alita. Mais il faut dire qu'il écrivait, préparait, produisait, réalisait et jouait dans le film de sa vie, Brooklyn Affairs.



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BON GENRE





Peu de top models ont réussi le passage entre les covers de magazine et le grand écran. Comme le dit Elle McPherson, difficile de faire oublier son précédent métier
Pourtant de Cindy Crawford à Claudia Schiffer, en passant pas Naomi Campbell et Laetita Casta, elles ont toutes essayé. Comme pour prolonger le conte de fée vers un rêve éternel.
En pleine vague et vogue italienne à Paris (Carla, Valeria, Christina), au milieu des années 90, a débarqué une brune à la voix chaude, le visage doux, sensuel, les traits qui rappelle Isabelle Adjani, la bellissima Monica Bellucci.

Peu de jeunes actrices ont réussi à s'installer dans le paysage cinématographique français depuis 10 ans. A de rares exceptions, les étoiles filent, comme des mannequins défilent. Quelques flashs et puis s'en vont. Depuis la fin des années 90, les Gillain, Ledoyen, Tautou et autres Bouchez tentent de se faire un nom, puis une place dans le PCF, Paysage Cinématographique Français. Monica reste à part, alternant les productions italiennes, les gros films hollywoodiens, les films d'auteur frenchy, et dans la plupart un certain Vincent Cassel comme partenaire.

Pourtant Monica séduit et impose sa présence. Ombre, silhouette, profil, et enfin la voilà indispensable pour charmer un Cassel romantique ou un Vincent rebelle. Ils finiront par se marier et faire moins de films ensemble.

Elle passe de films en univers, d'auteurs en histoires, et accroît sa popularité chaque année. Pourtant sa célébrité tient davantage du culte que des faits. Jusqu'en 2001, elle n'avait aucun hit à son actif. Elle est considérée d'abord comme une bombe à l'écran avant d'avoir une véritable reconnaissance de comédienne. Ses films étaient médiatisés, mais aucun n'avait conquis un public large...

Il n'y a pas que le physique dans le 7ème Art. Et les sirènes d'Homère n'étaient pas qu'attirantes...
Monica Bellucci est un peu comme ces Grâces dont a besoin au cinéma pour alimenter nos fantasmes. Instinctivement, on lui donnerait le monde ; finalement on regarde ses films et on se souvient de L'Appartement, Dobermann. Comme une bague d'un joaillier de la Place Vendôme, elle semblait si rare que ses gestes, ses mouvements, ses mots paraissaient précieux. La caméra est l'instrument qui capte le mieux cette étincelle qu'elle a en elle. Pourtant il a fallu dix ans de petits films, de premiers films, pour que Bellucci étendent son registre, et fassent les couvertures des magazines les plus populaires, jusqu'à Paris Match qui nous la livre en pâture, tel le pêché originel, pour symboliser l'amour.

Il faut dire que ce début de millénaire est magnifique pour Monica. En Sylvia dans Le Pacte des Loups, elle nous dévoile une noirceur qui sied bien au méga-hit composite. En Malena chez Tornatore, elle illumine de sa présence et lutte contre les regards; le discours sur la beauté, poison au fiel redoutable dans une société phallocrate et machiste, permet au film d'être dans la course aux Oscars.

Puis elle devient Cléopätre pour Chabat, dans Astérix. As de coeur - et pour une fois comique malgré le sérieux de son personnage - du film français le plus exporté, elle remplace Benigni pour séduire le public italien. Et sa chute de rein y contribuera sans doute... Elle sera aussi de la suite de Matrix, la trilogie vénérée. Perséphone venimeuse.

Bellucci est de toutes les aventures. Elle a vu sa carrière monter d'un cran en peu de temps. Cette italienne est déterminée et franche. Elle est loin des jeux de garçons et cherche à garder ou céer ses mystères comme des secrets inavouables.
Elle essaie surtout d'effacer sa beauté à défaut de pouvoir se cacher derrière. Objet de désir, telle Malena, elle tente de ne pas être le simple reflet d'une tentation. La Bellucci veut exister pour son talent, sur le grand écran. Elle a toutes les (bonnes) cartes en main, désormais. Avant de charger la Matrix, elle va provoquer Cannes en jouant les scandaleuses. Ce film sera irréversible dans son parcours. Un viol sordide qui la clouera au pilori des scènes marquantes du cinéma. Bellucci se mue en icône, un peu plus à chaque film.

Mais le danger n'est pas loin. Et Monica l'a bien compris en s'offrant une pause après une surdose de films (le controversé Passion du Christ, l'insatisfaisant Agents secrets, un petit rôle dans un mauvais Spike Mee, un mauvais Bruce Willis, un trop sage film italien... Sans oublier les pubs (parfum), les couvertures people, le gommage des rides pour le film de La Fête du cinéma. Bellucci assume complètement son statut de star, à l'ancienne, quitte à faire courir les plus folles rumeurs.
Pourtant, elle a joué peu de personnages sympathiques. Elle a cette distance qui la rend inaccessible. Monica, entre Hollywood et Paris, l'Italie et Vincent Cassel, semble faire un étrange surplace. Ca ne décolle pas. Il lui manque un rôle qui nous l'a fasse aimer complètement. Pas un de ces coups marketing où on la voit sur des plateaux télé simplement pour attirer le mateur.
Alors peut-être que chez Terry Gilliam...

vincy


 
 
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