Tout juste trentenaire, Adèle Haenel s'est rapidement imposée dans le cinéma français en moins d'une décennie. Avec Portrait de la jeune fille en feu, elle brille de mille éclats entre regards de braise et flamme amoureuse. Déjà épatante dans Le Daim, à l'affiche de films qui font le buzz à Cannes et aux César, la jeune comédienne, déjà deux fois césarisée, est attendue dans Les héros ne meurent jamais, présentée à la Semaine, d'Aude-Léa Rapin.



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BELLE ET REBELLE





Issue d'une famille de comédiens, Mathilde n'a pas grand chose à envier à sa soeur Emmanuelle. Si cetted ernière a une beauté plastique, la Mathilde est une nature, un tempérament et une vraie star populaire. Avec une grande gueule.
Arrivée au cinéma avec Rosine en 1995, elle oscille depuis entre le grand écran et les scènes de théâtre. Aujourd'hui, bien plus que la petite fille de Louis Seigner, la soeur d'Emmanuelle, ou l'ex fiancée de Laurent Gerra et Anthony Delon, Mathilde Seigner existe par elle-même.
"Je ne suis pas vulgaire, je suis grossier, merde!", disait Coluche. Mathilde est juste un peu vulgaire dans son attitude et son discours. Mais peut-être est-ce cela qui fait son charme? Sa franchise devient un argument marketing. Elle énerve autant qu'elle plaît. Ne séduit pas les intellos mais charme la France profonde.
Elle parle beaucoup, sans retenue, franchement. Cela lui permet de se voir offrir des rôles à sa mesure, comme dans Belle-maman ou Vénus Beauté. Fille de Deneuve et Jean Yanne, ou employée dépressive et un brin poufiasse chez Baye et Ogier. Entre Arletty et Balasko. La jeunesse et le narcissisme en bonus. Car Mathilde est avant tout forte en gueule et haute en couleurs qu'elle ne peut pas jouer en demi-teinte. Ce caractère bouillonnant explose littéralement dans Francorusse avec ce rôle de serial-killeuse. Elle est tout aussi explosive sur les plateaux de télévision.
Pourtant, elle ne se compromet jamais. Par pudeur peut-être, on ne la voit jamais totalement dénudée. On apperçoit peut-être quelques parts de sa poitrine dans Nettoyage à sec. Mais si d'aventure, il est écrit dans le script "ils font l'amour", elle refuse que ça devienne une vraie "scène de cul".
De la même manière, elle refuse systématiquement tous les rôles de toxico qu'on peut lui proposer. Selon elle, ce ne serait pas crédible : elle sursaute à la vue d'une piqûre. La politique? Très peu pour elle. C'est pour cette raison qu'elle a accepté de jouer dans Vive la République, avec un rôle non politisé. Trop nerveuse, trop indisciplinée, elle ne fait donc partie de rien. Hormis du monde du cinéma... et de celui du théatre (L'Éducation de Rita tient l'affiche pendant un an à Paris). On a aussi pu l'admirer dans des pièces telles que Le médecin malgré lui", "L'avare", "Les fourberies de Scapin" ou "Les caprices de Marianne", mais aussi dans des pièces plus contemporaines, comme "Et s'il n'en restait qu'un", de Françoise Dorin.
En 2001, elle s'offre une belle année : des rôles discrets dans des films d'auteur (dont le très beau Inch'Allah Dimanche), un nouveau Miller (au destin fatal pour elle) et surtout un face à face avec Serrault dans Une hirondelle fait le printemps. Très beau succès en salles. A 32 ans, elle devient une actrice très demandée. Un bulldozer. Peu importe les échecs (un polar d'un côté, l'ultime Lelouch de circonstance), elle surfe sur les bons coups.
Ca a commencé avec un premier film (Harry un ami qui vous veut du bien, succès surprise dans un film noir qui a plu à la critique), puis la télévision s'en est mêlée (des plateaux de Drucker en passant par Madame Sans-gêne en prime time), pour finalement fasciner la presse people avec ses amours publics.
Elle rebondit toujours. Femme délaissée et peu sympathique dans Mariages! (2 milliosn d'invités) ou célibataire endurcie cherchant le grand amour (Tout pour plaire, un million et quelque de copins copines), elle triomphe dans les comédies de moeurs, en partageant l'affiche. Elle assume son aspect populaire, son ramntisme fleur bleue, ses personnages banals. Elle veut plaire. Fonctionnant à l'instinct. Le public s'y reconnaît. Ni glamour ni intello, ni pure comique ou grande tragédienne, elle occupe un espace qui convient bien à l'époque : un cinéma fnancé par la télé, et une télé en manque de stars de cinéma.

vincy, chris


 
 
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