Tout juste trentenaire, Adèle Haenel s'est rapidement imposée dans le cinéma français en moins d'une décennie. Avec Portrait de la jeune fille en feu, elle brille de mille éclats entre regards de braise et flamme amoureuse. Déjà épatante dans Le Daim, à l'affiche de films qui font le buzz à Cannes et aux César, la jeune comédienne, déjà deux fois césarisée, est attendue dans Les héros ne meurent jamais, présentée à la Semaine, d'Aude-Léa Rapin.



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ALLONS VOIR LÀ-BAS, SY IL Y EST…





On ne l’a pas forcément vu venir. Un comique cathodique parmi tant d’autres. Bien sûr il a le sourire généreux, le rire communicatif, une bouille sympa, et la réplique qui tue. Mais il a souvent été « le noir de service » avant d’être le « black à la mode ». Tout ce qu’il refuse. Cela fait 27 ans qu’il a commencé son métier. En pleine vague « Touche pas à mon pote ». Il débute avec Jamel Debbouze, à la raido. Comme lui, il est originaire de Trappes. Radio Nova est son premier terrain d’expérimentation. Il s’amuse à faire les faux auditeurs, avec Fred Testot, son futur camarade du S.A.V., Vincent Desagnat et Michaël Youn. Sacrée pépinière.
A cette époque, il révise son Bac, pensant devenir chauffagiste, métier qu’il pouvait exercer en banlieue comme dans son Sénégal d’origine. Le bac ? il a préféré le zapper au profit du Festival de Cannes, où Jamel présente une émission pour Canal +. Il rate son Bac au profit du miroir aux alouettes. Cela n’était pas évident : élève studieux, garçon raisonné, le métier de comédien n’était pas une motivation très ancrée en lui. Pourtant, après ce premier coup de tête, il récidive. Quitte le foyer familial pour s’installer à 20 ans avec sa future épouse, Hélène. Couple mixte qui reflète une France « black-blanc-beur » « championne du monde » cette année-là.
S’il avoue n’avoir jamais vraiment galéré, il confesse que certains choix ont été de gros risques, notamment quand il monte avec Fred son spectacle, quittant ainsi la poule aux œufs d’or Canal +. Il reconnaît que son activité sur le petit écran lui a permis de faire de nombreux choix pour le cinéma, s’offrant le luxe de dire non. Il ne compte plus les rôles de caïds, de mecs de banlieue pleins de clichés…
De clips vidéos en spectacles sur scène, de sketches à la télé en guest-star chez les copains, Omar Sy s’installe dans le paysage humoristique et audiovisuel français. Au cinéma, il enchaîne d’abord les apparitions et les petits rôles. Chauffeur de taxi dans La tour Montparnasse infernale, sergent dans Le Raid, malien dans Le boulet… de gros succès publics avant de s’enliser dans des comédies plus anecdotiques.

Eric Tolédano et Olivier Nakache l’engage en 2006 pour être le moniteur de Nos jours heureux. Le film est un joli succès (1,4 million d’entrées). Mais Omar Sy, occupé par ses multiples activités, ne se concentre pas sur le 7e art. On le voir là encore chez les copains : Eric et Ramzy, Olivier Baroux, PEF des Robins des bois… Seul se distingue alors sa participation dans La loi de Murphy, de Christophe Campos, où il joue deux personnages.
Jean-Pierre Jeunet lui propose alors un rôle différent dans un film plus poétique que drôle. Omar Sy rejoint la troupe de Micmacs à tire-larigot (1,2 million d’entrées, une déception honorable), en incarnant un homme qui n’utilise que des expressions désuètes mais en excellent français. En 10 ans et 15 films, Omar Sy aura été vu dans 8 films ayant enregistré plus d’un million d’entrées. Populaire mais pas central.

C’est alors qu’arrive Intouchables. En délinquant ordinaire se mettant au service d’un millionnaire handicapé, l’acteur dévoile une large palette d’émotions : sensible, un peu con, généreux, drôle, sans préjugés, hédoniste, malin, … Il perd dix kilos pour le rôle. Et remporte le César du meilleur acteur. Quoiqu’on puisse dur, l’homme africain est entré dans l’histoire du cinéma français : Sy est le premier comédien non caucasien à obtenir cette récompense. Intouchables est un phénomène mondial avec 25 millions d’entrées dans le monde et 19 millions de spectateurs en France.

Tous les candidats à l’élection présidentielle l’approchent. Nicolas Sarkozy, alors Président de la république, invite toute l’équipe du film à l’Elysée. Omar Sy décline l’invitation. L’acteur s’excuse, envoie le coffret DVD du S.A.V. : il tourne et ne veut pas planter l’équipe. Car il enchaîne les projets. Footballeur dans la comédie Les seigneurs, où il rejoint le panthéon du comique français (Garcia, Elmaleh, Ramzy, Dubosc, … euh Dubosc ? ou encore le « bleu » dans le genre JoeyStarr), flic dans De l'autre côté du périph', autre comédie sur fond de chaos social et d’enquête policière, et surtout cuisinier dans L’écume des jours de Michel Gondry. Il a remplacé son ami Jamel au pied levé pour être du casting de l’adaptation du roman culte de Boris Vian, aux côtés d’Audrey Tautou et Romain Duris.
Il est désormais dans la cour des grands. 2e personnalité préférée des Français selon le classement semestriel du JDD, Omar Sy a compris que son destin était peut-être moins tracé qu’il ne le croyait. Il s’est installé à Los Angeles, en vue de percer le redoutable marché américain, avec la bénédiction du parrain Weinstein. Sy Hollywood m’était conté ?

vincy


 
 
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