Tout juste trentenaire, Adèle Haenel s'est rapidement imposée dans le cinéma français en moins d'une décennie. Avec Portrait de la jeune fille en feu, elle brille de mille éclats entre regards de braise et flamme amoureuse. Déjà épatante dans Le Daim, à l'affiche de films qui font le buzz à Cannes et aux César, la jeune comédienne, déjà deux fois césarisée, est attendue dans Les héros ne meurent jamais, présentée à la Semaine, d'Aude-Léa Rapin. sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | istanbul escort | sex toys | vibrators | sex toys istanbul | istanbul escort | taksim escort | maltepe escort | istanbul sex shop | istanbul sex shop | istanbul sex shop | istanbul sex shop | bayan azdırıcı | Секс игрушки Стамбул | istanbul sex shop



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JACQUOT, SADE DU CELLULOID





Benoît Jacquot fait ses débuts au cinéma en 1965 en tant que stagiaire sur Angélique et le Roy de Bernard Borderie.
10 ans après, il réalise son premier long-métrage, L'Assassin Musicien. Il a alors 27 ans. Avec ce film, il ouvre une voie qu'il continuera de suivre régulièrement : l'adaptation de pièce de théâtre ou de roman. Ce premier long métrage est ainsi adapté d'une nouvelle de Dostoïevski sur un odieux violoniste de génie. A partir de cette histoire, Benoît Jacquot réalise un film froid et distancié, style dont il ne se déparera plus et que l'on rapprochera souvent du style bressonien. Brut, lisse et épuré.

En 1977, il tourne Les Enfants du Placard. Pour ce drame familial, Benoît Jacquot avoue qu'il s'est imprégné de psychanalyse : "Je me suis référé à Lacan, à ce que j'ai fait sur Lacan, à l'admiration que l'on sait que je lui porte." Jacquot filmera Freud et deneuve, duo digne d'une thèse psy, dans Marie Bonaparte, pour la télé, mais avec un lyrisme et un souffle bien cinématographique. Dans Les enfants du placard, ce sont ainsi les relations familiales qui y sont disséquées avec le fils indigne et révolté, la soeur bienfaitrice et le père tyrannique. Dès ses début, Benoît Jacquot s'est intéressé à la peinture psychologique de ses personnages, une peinture profonde et subtile que l'on retrouvera dans l'ensemble de son oeuvre.

En 1981, il dirige pour la première fois Isabelle Huppert dans une sombre histoire de machination passionnelle adaptée d'un roman de Henry James. Ce sont Les Ailes de La Colombe (les Américains feront leur propre version plus tard avec Helena Bonham Carter). A la sortie du film, certains lui reprochent, en plus d'avoir opté pour une réalisation fade, pleine de clichés et sans spontanéité, d'avoir été trop prude dans la démonstration de la passion.
D'autres le taxent d'intellectualisme : à leurs yeux, l'importance des citations utilisées ainsi que la diction froide des acteurs (toujours bressonienne) nuisent au traitement de l'action et à sa crédibilité. Mais une partie de la critique lui reconnaît déjà son style particulier et remarquable. Comme un regard voyeuriste et sans chair.

Avec ses deux films suivants, la même opposition va se reproduire : Corps et Biens (d'après un roman de James Gunn) et Les Mendiants (sur un scénario de Benoît Jacquot et Pascal Bonitzer - le réalisateur de Rien sur Robert - d'après le roman de Louis-René des Forêts). Il reste enfermé dans un cinéma d'auteur confidentiel, et parisien. Ca ne va pas aller en s'arrangeant...

En 1990, avec La Désenchantée, il débute une série d'hommages aux actrices françaises. et surtout ne se préoccupe dès lors, que des femmes, de Ledoyen à Deneuve, de Le Besco à Huppert, de Kiberlain à Adjani, tous âges confondus. Après la désenchantée Judith Godrèche, et jusqu'à la torturée Isabelle Huppert dans L'Ecole de la Chair (d'après Yukio Mishima), se succèdent La Fille Seule et (Le Septième Ciel. De toutes ces actrices, il dresse un portrait touchant et magnifique de femmes en quête de vérité et d'amour, et en pleine remise en question. Là encore, Benoît Jacquot excelle dans la peinture psychologique des personnages. Mais il s'attarde aussi à dessiner le portrait d'une bourgeoisie parisienne, avec complaisance et une certaine attirance pour les névroses des riches.

A l'instar de Régis Warnier, en moins romanesque, il semble construire tous ces films autour d'une actrice qu'il admire : "Etre du côté de l'actrice : c'est ce qui m'intéresse le plus. Moi je cherche d'abord à avoir à l'état de projet, à penser à un film où pourrait se loger une actrice ou un acteur, plus souvent une actrice, que j'aime. A partir de là j'essaye de fabriquer ce qui va constituer son personnage et son écheveau de gestes, de paroles, de positions de caméra et pour finir, la disposition d'une histoire ou d'un récit qu'elle puisse irradier de sa force d'existence, en touchant si possible tout un chacun." Il y a du Freud, mais surtout du Sade dans son observation clinique de la femme...

En ce qui concerne les entrées en salles, même si La Désenchantée lui apporte un succès d'estime, c'est avec Le Septième Ciel que Benoît Jacquot rencontre véritablement son public et la critique. Depuis, la sortie de chacun de ses films s'accompagne d'un écho certain, à la fois cinéphile et médiatique. Parfois un peu surfait (En plein coeur). Adoré des festivals, celui de Toronto lui consacre une rétrospective en 97.

Avec l'échec de La Fausse Suivante (pièce de théâtre filmée d'après Marivaux) et la réussite Sade (adaptation à l'écran de la vie tumultueuse du Marquis de Sade), Benoît Jacquot s'illustre dans la catégorie des films à costumes, les "period films" comme il les nomme. Il continue dans cette voie avec le tournage de Tosca, opéra adapté de Puccini.
Contrairement à La Fausse Suivante, il ne s'agit pas de filmer un opéra sur scène, mais, comme pour Carmen de Francesco Rosi, de tourner en décors naturels et en studio. Il enchaîne deux films par an désormais en moyenne. Passant d'un film artisanal (Adolphe) à un téléfilm de prestige et rès cher (Marie Bonaparte).

De l'influence du théâtre et de la théâtralité dans le cinéma.
Dans toute l'oeuvre de Benoît Jacquot, le jeu des acteurs reste relativement glacial et désincarné. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si dans l'un des films du réalisateur (Les enfants du Placard) on retrouve Isabelle Weingarten, actrice bressonienne par excellence !
Ce côté presque clinique est amplifié par la réalisation de Jacquot : le filmage contribue à véhiculer une atmosphère théâtrale et légèrement figée. Les scènes sont souvent en huis clos et apparaissent comme un bloc, une entité qui rappelle la scène de théâtre. La caméra reste souvent sage, s'attachant aux seuls personnages.
Ce style bien particulier, entre mécanisme bressonien des acteurs et froideur de la réalisation, a rarement fait l'unanimité. Ce qui fait dire à ce dernier, à propos de son nouvel opus, Sade : "J'adorerais que la presse qui d'habitude ne m'aime pas apprécie ce film. Et tant pis si ceux qui me défendent d'habitude n'aiment pas. Ca donnerait un peu de relief ! Maintenant, ça ne me déplairait pas non plus que tout le monde aime·"

laurence


 
 
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