Malgré pas mal de déceptions au box office depuis 8 ans, Will Smith continue de conforter son statut de mega-star avec le carton de Bad Boys for Life, après celui d'Aladdin l'an dernier. En attendant un éventuel Bad Boys 4, l'acteur prépare King Richard, sur le père des soeurs Williams, et The Council, autre histoire vraie sur une mafia afro-américaine de Harlem dans les années 1970.



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HERCULE GOES TO HOLLYWOOD





Il y a quelque chose d'admirable à voir cet Autrichien de milieu modeste être devenu une superstar du film d'action (et de la comédie) internationale.
En fait depuis plus de 30 ans, depuis son premier titre de Monsieur Univers en 68, Arnold Schwarzenegger n'a cessé de concrétiser ses 12 travaux en rêves de puissance, de gloire, de dollars... ça lui a plutôt réussi, même si ce fut long. Son premier hit, Twins, (film passant le cap des 100 millions de $) date de 88, 20 ans après.
Plus jeune Monsieur Univers, donc, Schwarzzy avait un sérieux handicap pour réussir à Hollywood : un accent germanique à couper au couteau. Un corps bâti sur du muscle, un anglais approximatif, et ne parlons pas du jeu, Hollywood décide de lui offrir des rôles à son gabarit : action, aventures, des films de séries B gonflés aux emphétamines (effets spéciaux, ennemis monstrueux).
C'est aussi comme cela qu'il se fera connaître avec des phrases-slogan du style "I'll be back" ou "Hasta la vista, baby". Just do it. Dans Bowfinger, la parodie poussera Eddie Murphy à hurler un "Va donc crever, connard".
Marque de fabrique, Schwarzzy développe un personnage de justicier, sympathique et sévère, souvant d'un autre monde, faisant la gueule et capable d'un bon mot... une dérision qui permet à des films moyens d'être encore aujourd'hui regardables. Ses rares dialogues, des phrases souvent percutantes qui ponctuent les scènes d'action, ne lui permettent hélas pas beaucoup d'espoir dans un cinéma plus "évolué".
Cependant avec Terminator, il fait coup double en 85. Et devient l'alternative parfaite à Stallone. Il rencontre James Cameron, qui trouve ici son acteur idéal pour ses grosses productions démesurées. Arnie devient cybermachine. La suite, T2, sera le seul film de l'acteur à dépasser les 200 millions de $ au Box Office américain. Il vit encore sur ce capital. T3 n'ayant pas réussi à faire mieux.
Entre temps, l'acteur aura essayé la comédie (Twins fut la seule à fonctionner auprès du public), la parodie (le sous estimé Last Action Hero), la science fiction (Total Recall, un must de ses 20 dernières années), ou le thriller d'espionnage (True Lies, débauche d'action, où Schwarzzy trouve pour une fois une femme à sa hauteur: Jamie Lee Curtis).
Il aligne donc les succès, son cachet enfle vers les 20 millions de $; et tandis que Stallone s'essouffle, Schwarzenegger muscle sa filmo, sans chercher à se réinventer. C'est tout son problème : les années 90 changent le public. Ses films (Eraser, Jingle all the way, ...) tous genres confondus ne séduisent pas, moins bons. Le biceps ne fait plus recette. Malgré un cachet record et astronomique, en 97, le 4ème Batman (où il subit des heures de maquillage, et se prend pour Brando dans Superman) fait un "four" (relatif) et l'éloigne des écrans (opréation cardiaque en sus). Sa côte ne remontera pas avec son come-back (La fin des temps) 99, où il se fait mettre KO par des jouets et 007. Dans le 6ème Jour et Collateral Damage, il reproduit les mêmes personnages pour le même genre de films. Dépassé. Pire, de nombreux projets ont avortés ces derniers mois, pour cause de budgets trop élevés. Le cinéma selon Schwarzzy, tel qu'il le conçoit, a ses limites. Il ne lui reste plus qu'un True Lies 2 pour se ressusciter.
Mais Arnold c'est plus qu'une star de ciné. Il aime la politique (il a épousé la nièce de Kennedy), se voit gouverneur à la Reagan, apporte son aide aux enfants des quartiers défavorisés, possède Planet Hollywood, et a même été conseiller à l'hygiène et la santé pour le Président Bush (père). Réac', mais pas homophobe et pour l'avortement, un tant soit peu trop porté sur le culte du corps (un stade en Autriche porte même son nom), cet homme aux valeurs conservatrices serait un peu l'Homme Nouveau de notre société occidentale. Un symbole de nos excès, le fantasme de la force... la politique est sans doute sa seule voie de reconversion, mais on espère alors que son programme ne tiendra pas que dans l'hygiène et la santé.... En tout cas, le voilà abandonnant les plateaux d'Hollywood pour résider dans le Capitole de Sacramento. S'il ne peux pas suivre constitutionnellement Reagan vers la Maison Blanche, il est parvenu de passer du Schwarzzy exterminateur d'ennemis au Arnold sollicité par plus de la moitié des Californiens. Depuis on l'a vu en nabab turc avec une perruque ridicule dans un Jackie Chan et faire campagne pour Bush (fils). Un vrai clown on vous dit!

vincy


 
 
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