Valeria Golino, toujours à l'affiche dans Les estivants, est aussi dans les salles avec son 2e film en tant que réalisatrice, Euforia, présent en mai à Un certain regard. On la verra également dans un mois chez Benoît Jacquot, dans Dernier amour. Deux fois prix d'interprétation à Venise, vedette de films hollywoodiens, français et italiens, elle est attendu chez Gabriele Salvatores, Igor Tiveri et Céline Sciamma.



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CLAIR DE TUNE





Le sourire en coin. L'ironie moqueuse. Et le regard qui zyeute vers le politically incorrect. Willis, réac, charmeur, faussement cynique, vraiment républicain, le prototype de la star américaine version Charlton Heston ou Clint Eastwood. Avec l'humour en plus.
Ce n'est pas qu'il est plus talentueux que les autres, ni plus célèbre...en effet en dehors de sa franchise Die Hard, il a du mal à s'imposer comme tête d'affiche rentable. Son jeu n'a jamais fait d'étincelles non plus. Il ajuste changé un peu de registre avec In Country, Pulp Fiction et 12 monkeys.
A la fois monilithique sur commande et comédien parfois subtil, Bruce Willis se vend plus sur son image (le mec sympa) que par sa vraie personnalité. Un dérivé de John Wayne.
Tout a commencé avec une série TV. Une série déjantée, culte, très 80s, où deux détectives, une blonde de dame et un pro amoral, font équipe dans un contexte parfois assez loufoque. Une comédie policière qui devait relancer la carrière de Cybill Shepherd et qui propulse en fait son accolyte. (Un rôle dont il aura définitivement du mal à se défaire).
Bruno, ou plutôt Bruce Willis, naît. De là une idylle avec le public se crée. Mais que peut-on reprocher à un mec comme lui? Star. Simple. Musicos. Fidèle. Ne reniant aucun de ses films...
Il aura accepté des rôles plutôt insignifiants, des seconds comme des premiers, la voix d'un bébé comme celui de John McLane.
Sa carrière cinéma sera sous le signe de Die Hard (3 de ses 5 plus gros hits, en attendant le 4ème épisode). Une suite de films d'action inépuisables et claustrophobiques.
Cela lui permettra de signer pour des films plus intimes, de changer de genres (parfois maladroitement), d'accepter des caméos... Une quintessence d'Hollywood.
Lui aussi devra son vrai come-back à Pulp Fiction. Depuis, il est au top. Alternant les choix judicieux (Gilliam), les choix désinvoltes (les x séries B) et quelques grosses machines.
Only for the cash. Willis s'autoparodie depuis quelques films, ne prend plus de risque et encaisse les dollars, sans efforts. Ce manque apparent de passion (contrairement à sa son ex-femme Demi Moore, il ne s'est jamais lancé dans la production) pourrait avoir son effet boomerang. Le tout est de savoir s'il finira comme Heston (guest star de films catastrophes) ou comme Eastwood (artiste adulé)...
La carrière de Willis oscille ainsi entre le film événement où il est transparent (le dernier en date est l'horrible Armageddon) et le bon script où il joue bien et qui floppe (The Story of Us, Bandits).
Bien sûr on redécouvre The Siege avec les attentats du 11 septembre. On apprécie ses apparitions dans Friends à la TV. Mais s'il n'y avait pas eu un M.Night Shyamalan, Willis aurait sombré dans la caricature à la John Wayne. Entre bon s sentiments (The Kid) et films médiocres (Mon voisin le tueur) pour ne aps dire pire (la suite de Mon voisin le tueur).

L'énorme hit du Sixième sens et le très bon Incassable, où il apparaît habité par un personnage de composition, un fantôme qui hante ses nuits et ses jours, nous le rendent bien plus intéressants. Loin de sauver le monde, il cherche à sauver son âme. On le sent fragile, cassable, frôlant une faille indicible. Bref bluesman plutôt que star de rock.
Depuis 2000, il n' a pas eu un hit, et les scénarios qu'il choisit semblent bons pour le marché DVD du samedi soir. Soderbergh va-t-il le ressusciter dans Ocean's 12, ou n'est-il, déjà, qu'une guest star, clin d'oeil à une époque révolue, caricature d'un cinéma passé. En même temps, il avait refusé le rôle finalement joué par Andy Garcia dans le premier épisode; mauvais flair.
On l'aimerait plus imprévisible, justement... Et on nous annonce Die Hard 4.0. Pour la tune? A 20 millions et plus de dollars par films, pour le moment, la machine Willis n'est pas vraiment rentable. Ceci dit, celle de son ex-femme non plus...

vincy


 
 
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