Charlize Theron adore Dior mais n'aime plus Sean Penn. En cadeau de séparation, le réalisateur lui a offert le navet de sa filmographie, le pire film de l'année sans doute, The Last Face. Et ce quelques mois après le très mauvais Le Chasseur et la Reine des Glaces. Mais Theron,, Imperator Furiosa à jamais, va rebondir. Dans Fast and Furious 8 tout d'abord. Puis en espionne des 80s dans The Coldest City. Et enfin dans Tully, comédie de Jason Reitman.



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ER IST EIN BERLINGER





Le grand public l'a découvert en 1996, au moment du Festival de Cannes. Il venait y présenter Ridicule, dans lequel il incarnait la baron Ponceludon de Malavoy, figure de proue de cette superproduction signée Patrice Leconte. Séduisant, éclairé, naïf, malin, discret mais charismatique. Il était au milieu des stars (Rochefort, Ardant, Giraudeau), et pavanait comme à la cour!

Pourtant, et justement parce que, Charles Berling n'est pas né au cinéma avec Ridicule. Il a notamment joué dans le film de Pascale Ferran Petits arrangements avec les morts, Caméra d'Or à Cannes en 1994, et dans Nelly et M. Arnaud de Claude Sautet.
"Il est vrai que le film de Leconte m'a permis de rencontrer un plus large public, mais j'ai la tête sur les épaules. Il faut garder la mesure du travail que l'on fait. Ne jamais verser dans un excès d'indignité, ni dans un excès d'honneur, telle est ma philosophie. De toute façon, le grand public, je l'ai rencontré au niveau local, lors de mes tournées théâtrales", confie un Charles Berling excédé par cette soudaine surmédiatisation.
D'autant qu'il affiche près de quinze ans de carrière sur les planches, à interpréter des rôles de premier plan, sur des textes d'auteur d'envergure.

Préfère-t-il à présent le cinéma au théâtre ? "Je ne me pose pas la question. Pour moi, c'est exactement le même métier. Celui d'acteur. Celui que j'ai choisi", confesse-t-il.
C'est ainsi qu'il varie les plaisirs, en interprétant tantôt des personnages historiques, tantôt des rôles bien contemporains avec Nettoyage à sec, tout en ambivalence. Un rôle gonflé, refusé par de nombreux acteurs, à cause d'une scène de sodomie où un hétéro se transforme en homo passif. Berlin assure ses gallons.

Charles Berling s'est davantage consacré au 7e Art à partir de 98, multipliant les projets, en premier ou second rôles, mais toujours dans des films marquants. Il a tourné Ceux qui m'aiment prendront le train, de Patrice Chéreau, et, s'étant déjà rodé à la mise en scène de théâtre (avec "Ordures", notamment), il s'est essayé, en septembre 97, à la réalisation, signant un court métrage : La Cloche.
Il enchaîne Assayas et Ruiz, chacun deux fois, dans des univers aussi variables que la province buccolique ou la ville ultramoderne. Aussi à l'aise dans les univers littéraires que dans les comédies ou drames contemporains, Berling traîne son allure sans âge, son profil d'anonyme, pour se glisser dans des personnages parfois détestables, parfois largués, souvent honnêtes ou profondément cyniques. Berling est désormais parmi les silhouettes incontournables du cinéma français, tous genres confondus. Rien qu'en 2001, il a cumulé une production Besson, un film d'horreur, une adaptation de Giono. C'est un cas assez étrange...
Ses choix ne sont pas toujours justes. Parfois son jeu traduit la fatigue liée à une boulimie de travail. Il parvient malgré tout à trouver au moins une fois par an un beau personnage. Ou à sauver un film par sa seule présence. Ou au contraire à la gâcher parce que son talent ne supporte pas l'avant garde, que ce soit sur les planches ("Hamlet") ou sur l'écran (Demonlover). Pourtant combien de comédiens peuvent être aussi à l'aise dans un téléfilm, en Jean Moulin himself, que dans des comédies populaires (moyennes) face à un monstre sacré comme Noiret? Peu. Berling en fait partie. Même si l'on regrette le temps où il avait plus de discernement dans ses choix...

vincy


 
 
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