David Lynch, Lion d'or et Palme d'or, n'a pas tourné de long métrage depuis 2006. Une longue absence. Heureusement il nous a offert une suite à Twin peaks pour la télé. Et on peut voir ses photos fétéchistes dans l'exposition de Louboutin au Palais de la Porte dorée. Il vient aussi de terminer un court métrage. Et surtout, Blue Velvet est ressorti sur les écrans cette semaine.



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© Jean-Luc Benazet   







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ENGLISH PSYCHO





25 ans et déjà un nom qui résonne dans les esprits de nombreux cinéphiles. On ne cessera pas de le répéter : www.mkoutletsonline.com l'Angleterre est un vivier de bons acteurs! Bale en est une nouvelle preuve. Même s'il vient du Pays de Galles.
Elevé entre le Portugal, l'Angleterre et la Californie, Christian Bale se ballade et commence dès ses 10 ans à monter sur les planches en jouant aux côtés de Rowan Atkinson (alias Mister Bean) dans The Nerd. Ensuite il enchaîne des petits rôles télé, notamment dans "Anastasia: The Mystery of Anna". Mais sa grande chance il la doit à Steven Spielberg qui l'auditionne et le choisi pour le rôle protagoniste de L'Empire du Soleil, parmi 400 candidats. Un rôle éprouvant où il campe un jeune britannique séparé de sa famille lors de la seconde guerre mondiale et qui est envoyé dans un camp de prisonnier, apprenant la vie à la dure sous l'aile protectrice d'un certain John Malkovich. Une prestation qui révèle une grande maturité dans le jeu du jeune Bale alors âgé de 12 ans. Pensez : obligé de manger des cafards dans cette Chine occupée!
Suite à ce film, c'est au tour d'un metteur en scène britannique renommé, Kenneth Branagh, de l'engager. Petit rôle de page tué sur le champ de bataille, mais remarqué (peut-être parce qu'il passe 5 minutes dans les bras de Branagh à jouer le mort...).
En 1993, Swing Kids le remet au sommet de la vague. Il y côtoie encore Branagh et deux jeunes acteurs américains plein de talents, Robert Sean Leonard et Noah Wyle. Il incarne, encore pendant la seconde GM, un swing kid qui passe dans "le côté obscure" du nazisme! Lui-même commence à explorer cette face sombre. Attiré par les rôles extrêmes, les personnages déjantés. La folie ordinaire, matière première du comédien. L'année suivante, son rôle de Laurie dans Little Women le place définitivement dans le coeur des adolescentes. Bale a encore toujours cette image fleur bleue qui lui colle à la peau... Il en ressent un malaise palpable.
Avec The secret agent, adapté du livre de Joseph Conrad, il donne la réplique à Gérard Depardieu, Robin Williams et Patricia Arquette. Un flop commercial : Christian Bale se cherche encore, il affine son jeu à chaque tournage et ne se range dans aucune catégorie d'acteurs particulière. Sans décoller, sa carrière suscite l'estime de la profession. Respectable mais pas "bankable".

Ses choix dévoilent un tempérament ombrageux, introverti, en mal de sensation, vivant souvent par procuration. De Metroland à Velvet Goldmine, il atterrit dans le contemporain kitsch, à base de sexe, d'amour, de rock et de photo. Le trash. Toutefois ni sex-symbol, ni l'esprit cool, Bale ne parvient toujours pas à retenir l'attention.
Retour aux sources avec une pièce de Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été, romantique à souhait dans la peau de Demetrius. On ne peut être comédien anglais et ne pas jouer dans un film écrit par Shakespeare. Plus tard, il détruit une Rolls, un geste qui en dit long sur la rage du personnage dans une Angleterre puritaine. C'est là son fil conducteur. Ill semble combattre à chacun de ses films quelque chose, un ordre établi, un carcan qui l'étouffe...
Il endosse alors le rôle très critiqué de Patrick Bateman, un golden boy serial-killer à ses heures, tiré du livre en aucun cas politically correct de Brett Easton Ellis. American Psycho tire à la farce, mais le personnage est marquant par sa mutation de golden boy à serial killer, de Bale adolescent élégant à Bale jeune mâle sûr de son charisme musculaire. Il s'exhibe. Il est métamorphosé. cela le conduira dans une zone floue : des films de genre, des navets, de la science fiction, des rôles de méchants. Il explore définitivement sa force obscure.
C'est cette noirceur et cette musculature qui, paradoxalement, lui permettront d'obtenir ce qui sera sans doute l'un des rôles de sa vie : Batman. Episode originel, aux sources du mythe, dans les clairs obscurs des grottes et de ses tourments, Chrsitopher Nolan a choisi Bale pour être la chauve souris. Rien d'innocent.
Jolie gueule pleine de talent, Bale va poindre le bout de son nez dans tous les films qui vous dérangeront... Il avait déjà remplacé Di Caprio dans American Psycho où il s'exhibe (nu, en slip, en caleçon ou en train de baiser). Déjanté. A nu, aussi. Le masque d'un super héros en révélera peut-être davantage encore.

vincy


 
 
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