David Lynch, Lion d'or et Palme d'or, n'a pas tourné de long métrage depuis 2006. Une longue absence. Heureusement il nous a offert une suite à Twin peaks pour la télé. Et on peut voir ses photos fétéchistes dans l'exposition de Louboutin au Palais de la Porte dorée. Il vient aussi de terminer un court métrage. Elephant Man ressort cette semaine en salles.rolex pas cher



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UN PARCOURS FORMIDABLE

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8 millions et demi de fans. Au bas mot. Grâce au triomphe des Choristes, les enfants, les parents, les grands parents versent leur larme et applaudissent à tout rompre le sentimentalisme de Jugnot. Car il a su faire rire avec sa cruauté et ses délires orduriers. Mais il aura davantage plu et séduit sans sa moustache et avec un coeurs gros comme ça, que ce soit en Batignole, en SDF, ou désormais en professeur de chant. Il touche. Le sourire empathique. Le regard doux. L'air faussement sévère. Rond et généreux, Jugnot ets, malgré tout, son physique, son passé comique, devenu une star.

Car il est loin le temps où Jugnot était synonime de beauf, de concierge, ou de simple passant. Jugnot n'avait pas le physique des premiers emplois. Une moustache, et une calvitie, et aussitôt, une émission satyrique le marionnettise en barman.
Depuis Jugnot est toujours chauve, mais il a rasé sa moustache. Et il joue les premiers rôles. Ignoble Père Noël, il continuera dans le registre comique pendant quelques années. Le temps de prouver qu'il est un nom crédible en haut d'une affiche.
La filmographie de Jugnot est très proche de celle des copains du Splendid. Première réalisation en 84 (succès public) comme Blanc et Balasko. Jugnot sera d'ailleurs le réalisateur le plus prolifique de sa bande.
Ses films connaissent des accueils variés, et pas forcément des meilleurs (Fallait Pas!). Mais il tente de plus en plus de calquer son humour sur des problêmes de société (misère, tourisme, secte). C'est ainsi qu'il a écrit, réalisé, interprété ce qui reste sa meilleure oeuvre à ce jour. Mêlant les sentiments au rire, il prend le risque de poser sa caméra dans un univers plus adepte du drame.
Une époque formidable reste un des rares films français des années 90 à montrer la France d'aujourd'hui, ses failles et sa mentalité. Jugnot avait déjà prouvé ses facultés de comédiens. Comme les autres il amorce un virage plus dramatique (1987) avec Patrice Leconte dans Tandem.
Aujourd'hui il est le seul à ne pas être revenu au théatre, il est aussi le seul ne possédant aucun succès important dans les années 90. Il a en effet cumulé les échecs, en tant que réalisateur et en tant que comédien.
Il revient à une écriture plus sensible, plus touchante, des histoires plus classiques et des budgets plus modestes, des ambitions un brin plus dramatiques que comiques depuis quelques années, avec Meilleur espoir féminin et surtout le joli Monsieur Batignole. Il approfondit ainsi son personnage de beauf, le rend plus nuancé, plus subtil, moins "caricatural". Même si les autres films, ceux du comédien, aiment à jouer avec ce côté franchouillard moyen. Mais au moins sa marionnette a disparu.

Reste qu'il pourrait se faire enfermer dans ce personnage de français moyen en voie de rédemption, prêts à sauver des enfants avec de l'argent ou du chant (de la Shoah ou du sarkozysme). Il ne va pas pouvoir se "beckeriser" sans décevoir ses premiers fans. De Téléthon en phénomène public, Jugnot va devoir gérer cette bizarre dichotomie : rire et larme, fausse méchanceté et réelle bonté... Car, on le sait, Jugnot peut aussi mordre. Et si, finalement, de tout le splendid, il était le meilleur comédien? Comme Blanc est le meilleur réalisateur?

vincy


 
 
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