Tout juste trentenaire, Adèle Haenel s'est rapidement imposée dans le cinéma français en moins d'une décennie. Avec Portrait de la jeune fille en feu, elle brille de mille éclats entre regards de braise et flamme amoureuse. Déjà épatante dans Le Daim, à l'affiche de films qui font le buzz à Cannes et aux César, la jeune comédienne, déjà deux fois césarisée, est attendue dans Les héros ne meurent jamais, présentée à la Semaine, d'Aude-Léa Rapin.



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LE CHARME DISCRET DE LA NORMANDIE





Jacques Gamblin est devenu un comédien essentiel du panorama cinématographique français. Depuis Pédale Douce, film par lequel il a été vraiment révélé au grand public (à poil et à vapeur), l'acteur enchaîne les premiers rôles auprès de réalisateurs chevronnés et incarne des personnages variés, du banquier sérieux le jour et olé-olé à la nuit tombée (Pédale Douce où il tente quand même un cuni sous la table avec Laroque) au saltimbanque écorché (Mademoiselle), en passant par un peintre jaloux (Au Coeur du mensonge).
Cet acteur au charme discret que l'on compare à Jacques Dutronc (remarque qui, au bout de 17 354 fois, commence à le lasser !), joue Anouilh pour son baccalauréat. Après un stage de moniteur de colonies, il débute dans le monde du spectacle en tant que technicien de théâtre. Il n'aurait pas été comédien, il aurait aimé être percusionniste. Rapidement, il se dirige vers la comédie et joue avec une petite compagnie bretonne. Il intègre ensuite le Théâtre National de Bretagne. Dès le départ, son métier d'intermittent du spectacle lui permet de vivre.
C'est ensuite Paris où il joue avec Alfredo Arias, Pierre Debauche ou encore Jean-Louis Martinelli grâce auxquels il revisite Claudel, Corneille, Schnitzler...

Parallèlement, il tient des petits rôles dans quelques téléfilms qui lui permettent d'appréhender la caméra. En 1988, il débute au cinéma avec Périgord Noir de Nicolas Ribowski. Ensuite, il joue dans des films de Lelouch (La Belle Histoire, Il y a des jours et des lunes, Tout ça... pour ça..., Les Misérables), Guédiguian (A la vie, à la mort), Blier (Mon homme)... Mais c'est en 1996 qu'il obtient un rôle qui lui permet de se faire véritablement remarquer : le film de Gabriel Aghion trouve un large public aux idées larges. Le succès du film lui permet d'accéder à des premiers rôles, notamment auprès de Philippe Lioret (avec qui il a tourné Tenue correcte exigée en 1997 et Mademoiselle en 2001) et de Laurent Bénégui (Mauvais Genre après avoir tourné avec lui Au Petit Marguery en 1995) et Claude Chabrol (Au Coeur du mensonge avec Sandrine Bonnaire) et même Shohei Imamura (Kanzo Senseï) qui lui fait incarner un médecin dans un japon lointain.

Mais même si Jacques Gamblin nous est plus connu comme acteur de cinéma, il n'a en rien délaissé sa carrière théâtrale et continue de jouer dans les pièces des autres et dans ses propres pièces (Quincailleries, monologue sur sa famille puisque ses parents étaient la cinquième génération de quincailliers à Granville et Le Toucher de la Hanche). Récemment il a donné le change à François Morel dans les diablogues. Il a troqué le verre de vin blanc avant de monter sur scène pour celui de rouge.
Il choisit mieux ses rôles, alterne ses plaisirs, entre marathon scénique, et défi cinématographique. Avec Tavernier il trouve deux des plus beaux rôles de ses dernières années pour un acteur. Corps sculpté, pudique et exhibitionniste, sportif et refusant de vieillir, il traverse la France de l'occupation avec son vélo dans Laissez-Passer ou s'en va jusqu'au Cambodge pour se confronter à la souffrance d'un père adoptif dans Holy Lola. Petit malfrat sans âge chez Sam Kermann ou enfant du Marais, chez Jean Becker, il ne boude ni les scénarii d'auteur ni les films populaires (Enfin veuve). Il habite ses personnages et s'incruste dans le paysage. Même si la carte postale est asiatique ou désuette, lui semble toujours nous renvoyer l'image d'un vague cousin qui ne vieillit jamais et s'amuse toujours, comme un enfant.

laurence, vincy


 
 
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