Omar Sy est doublement à l'affiche dans des productions familiales. La très française Le Prince oublié, où il reprend un rôle de papa poule dans un conte fantastique, et la très hollywoodienne, L'appel de la Forêt, avec Harrison Ford dans les grands paysages du Yukon. On attend la star dans la série Netflix Arsène Lupin, le nouveau film d'Anne Fontaine, Police, et dans un thriller avec Kassovitz, Tout simplement noir.



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Le livre Bye Bye Bahia



Difficile de tracer le portrait d'une star incontestée, populaire, et parfois audacieuse. Et déjà déchue, humiliée, ringarde.
Qui pourrait nuancer un tel parcours fait de gloire, d'enfer, de come-backs et de résurrection? Un itinéraire qui débute grâce à De Palma, redémarre grâce à Tarantino, et se poursuit avec Costa-Gavras, Nichols, Woo... Pour s'effondrer avec des films inspides, des fiascos historiques, des suites sans intérêt. Travaolta se parodie, travesti de sa propre image.
Mais il y a cet instinct de survie, admirable, à travers 25 ans où l'acteur qui aura connu les sommets et les bas-fonds d'Hollywood, les hits et les échecs. Pourtant c'est le même homme qui incarne quelques un des personnages les plus ambiguës des années 90, souvent méchants, toujours immoraux. Alors qu'on a une image de ses personnages plutôt sympathiques...
Le même homme qui véhicule l'idée que la Scientologie est une religion comme les autres, qui s'apprête d'ailleurs à transposer un roman de SF de Ron L. Hubbard à l'écran. Certains y voient de la propagande pour une secte. Le public le boycottera violemment.
Au delà de cette image un peu floue (entre un mari modèle, un peu gras du bide, et un artiste dictatorial), il y a Travolta, l'homme aux deux visages. Un peu comme dans Face/Off.Un mec capable de danser malgré ses cinquante ans et une silhouette de tonneau, pas du tout sexy.
L'acteur est capable de planter le tournage d'un Polanski parce qu'il ne veut pas se soumettre à la vision d'un grand cinéaste. Et puis il est aussi celui qui dit oui à Tarantino pour une bouchée de pain, afin de devenir Vincent, tueur à gage désormais légendaire. De Get Shorty à Be cool en passant par Swordfish, ses rares films divertissants de ces dernières années, reprennent ce personnage de méchant gentil, de "tueur à gage" trop intelligent. Il est la star qui ne peut pas jouer le rôle principal des Moissons du ciel de Terrence Malick en 78, et celui qui fait un cameo discret dans The Thin Red Line (du même Malick) 20 ans plus tard. Il y a Travolta qui refuse de jouer American Gigolo et Officer and Gentlemen, 2 rôles qui propulseront Richard Gere au firmament. Mais il est aussi celui qui sera une icône mondiale avec deux comédies musicales kitschs dont on fredonne encore les airs.
La grande qualité de Travolta est d'apporter justement cette nuance d'ambivalence, de perversité, d'humanité dans chacun de ses personnages, jusqu'aux plus abjectes. C'est ce qui enrichit sa galerie de portraits. Car force est de reconnaître que les bons films sont rares dans sa filmo, que les histoires sont plutôt naïves (utopistes?) et manicchéennes.
Travolta est né dans les années 70 en tapette disco avec fringues moule burnes, disparaît dans les 80s, pour renaître en flingueur et en ange, selon les films, dans les années 90. Du fute patte d'eph' immaculé au costard ample, noir, pour masquer les formes.
Et de toute façon, c'est toujours en danseur (vêtu de blanc, de noir ou d'ailes) qu'il marque nos mémoires. Une star qui aura séduit les midinettes il y a 20 ans, avant de plaire aux public testostéroné de cette fin de siècle.
Reste qu'il a du mal à renaître depuis John Woo et Mike Nichols (en Clinton), soit bientôt une décennie de flops et de films oubliables où il se trimballe tranquillos, séries B ou Z. Jamais catégroie A.
Travolta a l'habitude d'être un has-been, c'est même sans doute un des ingrédients pour être culte, de son vivant.

vincy


 
 
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