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LES HOMMES PREFERENT LA BALASKO





Excentrique, héritière d'Arletty par sa gouaille parigote et de Jacqueline Maillan pour la dérision, Josiaaaaaaaaaane (!!!) a commencé dans le cinéma en exhibant ses rondeurs pas très à la mode. Pour mieux rire de la faiblesse des Hommes.
Tour à tour française moyenne ou fille frustrée en quête de l'Amour idéal (parce que une fille comme elle n'aura peut être pas la chance d'en rencontrer un second), Balasko symbolise une catégorie de femmes oubliée au cinéma.
Mais c'est aussi cette caricature très collante à la peau, qui l'a conduit à écrire et réaliser ses films, en se donnant les rôles qu'on ne lui offrait pas. Balasko, en plus de puiser dans son répertoire de gag, blague, farce, et autres morceaux scatos, tentent de fouiller le registre de l'émotion.
Comme comédienne, il lui suffira de Trop belle pour toi de Blier, pour casser son image. Le film, en plus d'être primé à Cannes et aux Césars, a connu un grand succès public. Balasko devenait indispensable au Cinéma français.
Un personnage, un vrai. C'est si rare.
En tant que réalisatrice, son année formidable est beaucoup plus récente. Avec un sujet gonflé, un scénario aiguisé, et une réalisation sur le fil (entre la gorge déployée et la gorge nouée), elle signe Gazon Maudit un pur bijou sur l'Amour, les Femmes et la Tolérance. Et d'une certaine manière sur cette quête éperdue d'affection après laquelle on court tous...
Très proche de la vraie Balasko, à l'âme slave, et qui aura donc su trouver le ton juste digne des meilleures comédies.
Qu'elle soit déguisée comme dans Mardi-Gras permanent ou généreuse comme on le devine, cette femme est une des artistes les plus variée dans le Cinéma Français. Elle n'hésite jamais à en faire trop, à dépasser le seuil du bon goût avec tact, l'outrance avec chic. mégère imbuvable et alcoolo ou snobinarde attachante et alcoolo, elle est toujours aussi populaire en ce début de méillénaire. On se rappelle encore ses répliques de bourgeoise coincée dans les Bronzées, avec la honte de passer pour une femme qui aime son Jugnot. Avec son tempérament peu commun et une sensibilité cachée au fond d'elle, qu'elle glisse dans des personnages finalement très malheureux, Balasko, ex prisonnière d'un ascenseur (et sa fameuse réplique Minuterie!), cherche toujours à être dans l'air du temps.
Scénario sur une femme quinca seule qui se paye des mecs, Cliente est refusé partout et se voit réduit à un livre. Les producteurs la préfèrent en réalisatrice de comédie et c'est encore mieux s'il s'agit d'une de ses pièces.

Pourtant elle est davantage : excentrique (Ab Fab), snob et vulgaire (Le Libertain), grossière et monstrueuse (Un crime au paradis), touriste ou secrétaire, elle est un camélon impressionnant. Une de ses actrices capables de tout jouer. Même une flic dépressive qui tire la gueule. Cette femme-là est sa meilleure incarnation à date. Noire et éteinte, comme on ne pouvait pas l'imaginer. Car Balasko, on peut tout lui donner. Hélas il semble que trop peu de gens l'aient compris...

vincy


 
 
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