Cinq ans après Nymphomaniac, Lars von Trier est de retour avec un film perturbant. Normal pour un cinéaste perturbé? L'artiste n'est-il pas le psychopathe du film? Toujours est-il que 7 ans après son bannissement de Cannes, le réalisateur danois est revenu sur la Croisette avec The House That Jack Built, hors compétition. A 62 ans, LVT a encore la vie devant lui mais aussi des scandales de harcèlement aux trousses.



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Après avoir suivi des cours de danse à Monaco et à New-York, elle arrive à Paris pour s'inscrire au cours Simon. Grâce à son travail et à son talent, elle entre au Conservatoire d'art dramatique où elle décroche un 2e Prix de comédie.

Puis, elle monte sur les planches avec un petit rôle dans "Brève rencontre à Paris" de Robert Wise. Au cinéma, c'est grâce à François Truffaut qu'elle aura un vrai second rôle, dans La Nuit américaine, où les critiques verront chez elle une comédienne au jeu naturel et au rire mélancolique. Avec La Gueule ouverte de Maurice Pialat, elle tient un rôle plus dramatique.

Progressivement, elle va vivre une période faste où, sous la direction de metteurs en scène de premier plan, elle trouve des rôles tout en nuances.

Dans les années 80, elle devient alors l'une des actrices les plus populaires. Cela lui vaut de remporter le César de la mailleure actrice avec La Balance, de Bob Swaim (1982). Elle est au summum de sa carrière et s'offre toutes les audaces : Blier, Godard, et les amours avec Johnny. Bizarrement son étoile palit très vite, avec l'arrivée des Bonnaire, Binoche, Marceau. Sa vie publique passionne davantage les médias.

Malgré les beaux films de Kurys et Garcia, des rôles de mères exigeantes et obstinées sous leur apparente douceur, elle ne reconquiert pas son public. Pourtant ses traits s'embellissent, elle conserve sa classe et traverse les années 90 dans l'ombre, qu'elle a épousé, en attendant des jours meilleurs. Elle fréquente alors Pierre Lescure, patron de Canal.

En 98, elle revient dans l'actualité. Elle redevient "hype". Elle ose les personnages un peu déjantés, cachant des pulsions inavouables, révélant des passions crues, torrides. Elle viole buccalement Daniel Duval. Elle harcèle verbalement Lindon. Dans le drame ou la comédie, son ton sec et péremptoire d'une femme faussement dominatrice, et réellement soumise à l'amour des hommes, même au détour d'un motel, ce ton fait mouche à chaque réplique.

Elle emporte le morceau avec son rôle d'esthéticienne dans Vénus beauté, capable de maquiller toutes les clientes et incapable de masquer ses sentiments pour Le Bihan. le film est césarisé. Elle reçoit le prix d'interprétation à Venise pour sa relation pseudo prono avec Lopez. Elle signe ainsi un magnifique come back qui ne se dément pas.
Croqueuse d'hommes. Avec la maturité, les rôles l'épanouissent. Elle s'aventure dans d'autres territoires, des jeunes cinéastes, des scénarii doux amers, la folie d'AbFab, où elle se lâche. Puis elle enchaîne un Spielberg (en maman fumeuse de DiCaprio), un bon Chabrol (en politicienne), des succès d'auteur (en épouse trompée chez Lvovsky, en femme sur le retour chez Klifa)... Ses personnages ne sont pas très sympathiques. mais toujours très humain. A l'instar de son plus beau rôle à date, celui de Camille, dans Un week end sur deux, vulnérable et déterminée, exaltée ou dubitative, séduisante et un brin monstrueuse...

On n'est pas prêt de lui dire bye-bye.

chris, vincy


 
 
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