Omar Sy est doublement à l'affiche dans des productions familiales. La très française Le Prince oublié, où il reprend un rôle de papa poule dans un conte fantastique, et la très hollywoodienne, L'appel de la Forêt, avec Harrison Ford dans les grands paysages du Yukon. On attend la star dans la série Netflix Arsène Lupin, le nouveau film d'Anne Fontaine, Police, et dans un thriller avec Kassovitz, Tout simplement noir.



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LE DEPART SANS RETOUR

Le livre Bye Bye Bahia



Robert Mitchum vient de s'éteindre, laissant 131 films en héritage. Dont quelques oeuvres mythiques du cinéma.
Et pas un seul Oscar...
Né le 6 août 1917, mort le 1er juillet, à 79 ans. En espérant que l'hommage sera à la hauteur de ce bonhomme toujours sous-coté à Hollywood...
La démarche flegmatique, un corp athlétique, la voix rauque, il a été l'une des superstars des plus importantes des années 50 et 60. 50 ans de carrière autour de scandales...Sa réputation de "bad boy" n'a jamais altéré sa réussite.
Mitchum c'était un caractère. Arrêté pour détention de majijuana, choquant toute l'Amérique à Cannes en jouant avec les seins d'une starlette, il relativisait beaucoup son métier, et méprisait ouvertement ses réalisateurs et généralement toute autorité...
Il avait cette sincérité qui rendait l'homme sympathique, malgré sa nonchalence brutale apparente. Il a joué dans tout, montrant ainsi l'étendue de son talent: comédies (Laurel & Hardy en 44), westerns (John Wayne et lui dans El Dorado), drames de guerre, ou drames romantiques pour ne pas dire passionnels (avec Marilyn dans La Rivière sans retour)...
Ses performances étaient même parfois exceptionnelles; "Envoyez moi Mitchum, il sait tout faire" était une blague hollywoodienne. A quoi il y répondait: "Je me fous de ce que je joue. Je jouerai n'importe quoi: un homo polonais, une femme, un nain, n'importe quoi..." Les producteurs aimaient sa ponctualité. Il était aussi toujours bon dès la première prise.
C'est une comédie musicale (The story of G.I.Joe) qui l'a lancé. Ironiquement sa seule nomination à l'Oscar (en 1945!).

A la sortie en 47 d'un film noir, Out of the past, il fut sacré nouvelle vedette masculine des studios. De l'herbe heureuse et 60 jours de prison, on croyait sa carrière achevée. Il enchaîna avec Katharine Hepburn (Undercurrent). Sa réputation de dur était à son plus haut, lorsqu'il commença le tournage de La Nuit du chasseur, unique oeuvre (en noir et blanc) de Charles Laughton où il joue un prêtre...Un film culte, un rôle complexe, une image mémorable (Love et Hate sur ses 8 doigts). A faire peur aux enfants. Mais Mitchum y est sublîme, chevalier avec tête, diable sans la queue, il hante cette oeuvre onirique qui défie l'innocence.
Il continuera l'exploration du monde psychopathe avec Cape Fear (qui sera remaké par Scorcese, et où il fait un second-rôle en forme de clin d'oeil). Tout son art tenait dans ce colosse qui semblait pouvoir bouger avec une grâce infinie.
Mitchum sera le partenaire des plus grands, commme Lee Marvin, Ava Gardner, Rita Hayworth, Shirley McLaine, Doris Day, Deborah Kerr et Jane Russell. Il travaille avec Howard Hawks, Otto Preminger, John Huston (qui le classait dans la catégorie Brando), David Lean, Elia Kazan... Mais comme pour ajouter une dose d'excentricité, il composa avec Orson Welles un oratorio pour le Hollywood Bowl.

Pourtant il semblait se désintéresser de son métier. Pudique, ce buveur, cet homme à femmes? A Larry King (CNN), il définissait son métier tel que: "Ce n'est pas un job très dur. Vous lisez un script. Si vous aimez le rôle et que pour l'argent c'est OK, vous le faîtes. Après vous avez à vous souvenir de votre texte. Vous le dîtes quand c'est le moment. Vous faîtes ce que le réalisateur vous dit de faire. Quand c'est fini, vous vous reposez jusqu'à la prochaîne scène."
Mitchum ne se faisait aucune illusion. Et son léger cynisme a mystifié son personnage. "Tous ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que je n'ai pas changé beaucoup de choses dans ma vie, sauf mes chaussettes et mes sous-vêtements. Je n'ai jamais rien fait pour me glorifier ou m'améliorer. Je prend ce qui vient et le fait de la meilleur manière que je peux."
"La classe... décontractée. En le regardant, le rêve devenait accessible. On se disait: c'est l'un des notres" dixit Stallone. Il aura ainsi marqué les garçons qui recherchent une image de virilité et les filles qui ne pouvaient qu'adorer sa masculinité. Il est l'homme, avec ses défauts, mais aussi ses failles. Un sensible poète (et saxophoniste) sous sa carapace de dur désinvolte. Il trouvera ainsi l'un de ses plus grands personnages dans un de ses meilleurs films avec La fille de Ryan, en père irlandais, grâce à David Lean. Lyrique. Mais toujours sous-évalué, jusqu'au bout.
Alors, le meilleur hommage revient à l'humoriste français, Pierre Desproges qui a crée un sketche autour d'une interview de Bob: "(...)Un jour j'ai vu les Aventures du chien Rintintin à Télévision. Et je me suis dit, si lui peut le faire, je peux le faire."

vincy


 
 
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