Guillaume Canet ne savait rien du scénario et a du improviser durant six jours pour interpréter le rôle d'un père devenu fou pour retrouver son Garçon. Après le succès correct de Rock n'Roll, le cinéaste retrouve ainsi le plaisir de jouer: on l'attend chez Gilles Lellouche, Cédric Anger et Olivier Assayas.



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LA CHANSON D'AZEMA





Avec un père avocat, elle dut suivre un parcours classique avant d'atteindre le cinéma. Ainsi, ce fut le bac, les cours Jean Perimony, puis, à vingt ans, le Conservatoire chez Antoine Vitez. En rencontrant par la suite Claude Sainval, directeur de la Comédie des Champs-Elysées, elle se retrouve sur scène à jouer La Valse des toréadors (1974) avec Louis de Funès et devant Jean Anouilh, l'auteur de la pièce. Grâce à ce rôle, les propositions pour jouer au cinéma vont commencer à venir, jusqu'au jour où Alain Resnais lui téléphone...

Elle est la seule actrice à avoir réussi à introduire une note de gaieté dans un film d'Alain Resnais. Depuis le vieux monsieur s'est laissé enchanter. Cet exploit méritoire suffit à valoir à Sabine Azéma la célébrité du jour au lendemain. C'était dans La Vie est un roman (1983), film pourtant où les vedettes ne manquaient pas: Geraldine Chaplin, Fanny Ardant, Vittorio Gassman, Ruggero Raimondi...
Son personnage de petite institutrice ingénue et primesautière était la seule créature vivante au milieu des zombies qui peuplaient l'univers terriblement artificiel.

Si, chez Resnais, on fut surtout frappé par sa fantaisie, chez Bertrand Tavernier, on découvrit sa puissance d'émotion. Dans le rôle en or que lui réservait Un dimanche à la campagne (1984), où, du rire aux larmes, elle pouvait déployer toute la gamme de ses talents, elle avait bien sûr de ravissants moments de comédie.

De quoi se souvient-on pourtant d'abord? Du serrement de gorge insidieux qu'elle faisait naître, en pleurant au téléphone, et de l'émotion d'une déchirante douceur où baignait la scène du tête-à-tête avec son vieux père, dans une plaisante guinguette qui évoquait à peine un peu trop Renoir père et fils...

Avec ces deux rôles, et surtout grâce au second, Sabine Azéma, avec son regard étonné et sa démarche harmonieuse, a fourni la preuve qu'elle était une vedette dont on ne pourrait plus se passer. Alain Resnais la reprit dans L'Amour à mort (1984), avec un rôle difficile et assez éloigné de son tempérament, mais où elle faisait honneur à son talent. Elle achevait ainsi de donner raison aux rares connaisseurs qui l'avaient remarquée, quelques années auparavant, dans On aura tout vu (1976), un film assez quelconque de Georges Lautner, dont elle est bien l'unique raison de se souvenir.

Confirmation et promesse, le César de la meilleure actrice est venu, en 1985, constituer une nouvelle étape de son ascension. Elle en aura un deuxième en 1987 avec Mélo d'Alain Resnais. Quand elle parle de son métier, elle dit: "Je suis très gâtée". Elle dit aussi, souvent, "aimer follement"...

Cela se sent. Elle prend de 'lassurance, se sort de son corset et se pique de fantaisie : elle joue les jeunes filles fantasques et désuètes avec Rouletabille et Resnais (Pas sur la bouche), les femmes modernes au bord du pétage de plomb chez Chatiliez (Le bonheur est dans le pré, Tanguy, où elle pique le rôle à Deneuve). Elle dit du Bacri Jaoui à la perfection face à son complice Arditi. La vie et rien d'autre, elle se transformera, durant la même guerre, mais passant de Tavernier à Dupeyron, de Noiret à Dussollier, en infirmère, en sainte, en femme lumineuse et paisible. Azéma cultive son art avec une approche discrète, en mode mineur, et démontre, alors, tout son talent. Il y a peu d'échecs, peu d'écueils, peu d'erreurs.
Il y a juste une passion volcanique, une énergie tellurique. Il suffit de la mettre devant une caméra pour voir tout cela jaillir : "Je me suis immédiatement sentie à l'aise devant une caméra, c'était une amie, vraiment. avoue-t-elle. Bref, Azéma, elle, n'a aucune raison de RESIIIIISTer.

chris, vincy


 
 
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