Un an après The Greatest Showman, et près de deux ans après avoir enterré Wolverine, Hugh Jackman revient dans la peau d'un candidat à la présidentielle américaine piégée par ses infidélités dans The Front Runner, passionnant thriller politique. A 50 ans, la star australienne est attendu cette année dans Bad Education et pourrait être la tête d'affiche du prochain film de Baltasar Kormaku, The Good Spy.



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Né le 4 janvier 1965 à Tel Aviv, Yvan Attal grandit à Créteil, ville dans laquelle ses parents pieds noirs s'installent dès 1967. Un père horloger, une mère au foyer ; Attal est fils unique. Enfant, il rêve d'être footballeur, puis médecin (pour rédiger ses propres ordonnances). Plus tard, il ambitionnera de devenir cinéaste. Faute de baccalauréat en poche, il ne put s'inscrire en école de cinéma. A 19 ans, Yvan Attal se rabat donc sur les arts dramatiques et intègre le célèbre cours Florent. Rencontres professionnelles et tournants personnels ont fait le reste depuis vingt ans. Aujourd'hui, à 39 ans, après trente films dont deux mis en scène et chaleureusement accueillis, Yvan Attal concrétise ses aspirations les plus chères. Retour sur le parcours de ce comédien-auteur-réalisateur longtemps peu médiatisé malgré d'étonnantes expériences à son actif.
Yvan Attal entame sa carrière de comédien sur les planches au milieu des années 80, dans le fameux "Biloxi Blues" de Neil Simon. Premier clap : en 1988, Elie Chouraqui l'engage dans son téléfilm "Parlez-moi d'amour". L'année suivante, sa rencontre avec Eric Rochant au cours Florent lui ouvre les portes du cinéma : dès son premier rôle grand écran, en 1989 dans Un monde sans pitié, Attal reçoit le César de meilleur espoir masculin. En 1990 et 1992, suivront deux nouvelles collaborations avec Rochant : Aux yeux du monde et Les Patriotes (présenté à Cannes 1994) ; deux films qui ne récolteront guère d'honneurs. Pour Attal, sur un plan personnel, le premier d'entre eux aura pourtant quantités de belles conséquences : sa rencontre avec Charlotte Gainsbourg, également à l'affiche du film, devenue sa femme à la ville comme à la scène. Tous deux sont de nature anxieuse. Tous deux privilégient leur vie privée et familiale à la comédie. Attal, adepte du cocooning ? Assurément pas ! Indéniablement, la formation du couple a hautement participé à l'évolution même du comédien en termes professionnels comme personnels.
Comédies, romances, drames, polars, films d'action : Yvan Attal est de tous les rendez-vous. Devant la caméra - de Régis Franc à Laurent Baffie, en passant par Diane Kurys, Jacques Doillon, Marion Vernoux, Dominique Farrugia, Vincent Ravalec, Alexandre Jardin, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau ou encore Valeria Bruni-Tedeschi - Attal ne manque pas de varier les couleurs et horizons. Ce, jusqu'en outre manche, en travaillant sous la direction de Michael Winterbottom (With or Without You, 1998) et Julian Simpson (The Criminal, 1999). En mars 2005, on le retrouvera aux côtés de Nicole Kidman et Sean Penn dans The Interpreter, un thriller de l'américain Sydney Pollack. Du doublage de Tom Cruise (sa voix française dans Eyes Wide Shut, Mission Impossible 2 et Vanilla Sky) à Hollywood, Attal a sauté le pas. Mais, naturellement, ses priorités ne sont pas là. Rappelons-le : adolescent, il souhaitait devenir réalisateur. Tels ses débuts avec Rochant, son arrivée tardive à la mise en scène de longs métrages en 2000 est le fruit d'une rencontre avec un incontournable du cinéma français : Claude Berri.
1997 : Alain Chabat programme le court métrage d'Attal I got a woman en préambule de Didier. Sept minutes dans la vie d'un homme dont la petite amie est actrice. Spectateur du film, Claude Berri, convainc Yvan Attal de l'adapter au format long. Trois ans plus tard, totalisant 700000 entrées, Ma femme est une actrice triomphe au box office. A l'affiche de cette comédie romantique : le couple Gainsbourg/Attal alias Charlotte, une actrice et Yvan, son mari jaloux. Une aventure non autobiographique, ni entièrement fictionnelle : Attal pioche dans son vécu, s'en amuse, s'auto caricature, se réalise, se révèle et aime à sublimer sa propre femme à l'écran. Ses influences : Spencer Tracy, Katharine Hepburn, les cinémas de Woody Allen, Billy Wilder, mais aussi Maurice Pialat, Robert Altman, Paul Thomas Anderson ou encore Michael Mann. John Cassavetes et son Husbands (1970) sont, quant à eux, à l'origine de son dernier film, Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants (sorti le 18 août dernier). Inspirations cinématographiques, ressentiments intimes, éclosions artistiques et personnelles : Yvan Attal - l'auteur/réalisateur - se ressource aux travers de l'écriture (le scénario d'Ils se marièrent… fut, à ce titre, engagé lors du tournage de Ma femme est une actrice), aux travers de la musique, de la mise en scène, des possibilités qu'offre le langage filmique, mais aussi aux travers de la relation cinéaste/comédien même. De Johnny Depp en guest star à certains acteurs dits "non-professionnels", en passant par l'auto mise en scène, Yvan Attal met le cap sur l'anticonformisme via la spontanéité. Priorité au naturel, à la légèreté et, bien sur, encore et toujours aux couleurs panachées. Plus que jamais, le public est au rendez-vous. De quoi définitivement enterrer ce manque confiance en lui, faute d'avoir décroché son baccalauréat ; un sentiment qui a longtemps retenu sa créativité. Devant la caméra comme à l'écriture, fin 2004 et 2005 lui seront très prolifiques. Que de bons voyages en perspectives !

Sabrina - Septembre 2004


 
 
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