Il est à l'affiche de Never Grow Old, mais aussi de Once Upon a Time in Hollywood: Emile Hirsch semble remonter la pente. Révélé avec Into the Wild en 2007, enchaînant les Wachowski, Van Sant, Ang Lee, Friedkin et Oliver Stone, il a, depuis six ans, été un peu perdu de vue. Il vient de terminer un thriller d'Alessio Jim Della Valle avec Jonathan Rhys Meyers, et un film d'action avec De Niro, Tommy Lee Jones, et Morgan Freeman. Il tourne actuellement le nouveau Mel Gibson réalisé par Michael Polish, Force of Nature.



Gemma Arterton
Josiane Balasko
Ingmar Bergman
Luc Besson
Danny Boyle
Monia Chokri
Leonardo DiCaprio
Adèle Exarchopoulos
Ralph Fiennes
Julie Gayet
Jake Gyllenhaal
Anne Hathaway
Emile Hirsch
Peter Jackson
Diane Kruger
Helen Mirren
Cillian Murphy
Al Pacino
Raphaël Personnaz
Brad Pitt
Margot Robbie
Niels Schneider
Matthias Schoenaerts
Jason Statham
Quentin Tarantino
Roschdy Zem



Brigitte Bardot
François Truffaut
Gérard Lanvin
Sophie Marceau
Kirsten Dunst
Keanu Reeves
Ryan Gosling
Johnny Depp
Penelope Cruz
Leonardo DiCaprio




 




 (c) Ecran Noir 96 - 19



© UIP   







 Coeurs transis ou coeurs brisés, en
 un clic fixez sa cote.
 
Votes : 300Cote : 56 %


 
UNE AMIE QUI VEUT VOUS FAIRE RIRE






Née d'un père grec et d'une mère américaine, la jeune Jennifer est baladée pendant les premières années de sa vie. Dès sa plus tendre enfance, elle vit un rêve de bohème dans le milieu showbiz de ses géniteurs et grandit aux côtés de comédiens, tous plus connus et reconnus les uns que les autres. Mais c'est à l'âge de 9 ans, après le divorce de ses parents, qu'elle finit par s'établir avec sa mère dans la Grosse Pomme. Sur les conseils de son parrain, l'acteur Telly Savalas (le mythique Kojak) et de son père John Aniston, elle entre à la Rudolf Steiner School, (une école d'art dramatique réputée pour son ambiance "gauchiste"). Très affectée par leur séparation et très peu habituée à la sévérité de l'école, elle s'évade en inventant des histoires qu'elle racontait à sa poupée Barbie (son frère la surnommait « the Queen of make believe »). Très vite, elle tire avantage de son profil de clown dans ses cours de comédie et c'est en découvrant la série Fame à la télévision qu'elle décide d'aller à la New York's High School of the Performing Arts (rendue célèbre par la série). Dès lors, la jeune fille espiègle et boute-en-train suit une scolarité adaptée à ses ambitions et devient une étudiante sérieuse, tout en développant une créativité peu commune. A l'âge de 11 ans, sa passion pour l'art l'amènera jusqu'à exposer quelques toiles au Metropolitan Museum of Art de New York. L'apprentie comédienne a décidément de nombreuses cordes à son arc. Après avoir passé une adolescence plus que troublée (elle se coiffe en punk, porte de multiples boucles-d'oeilles et s'habille tout en noir), elle admettra plus tard qu'elle voulait attirer l'attention de papa maman, qui apparemment lui faisaient remarquer ses défauts (physiques) plutôt que de l'encourager.

Une fois diplômée en 1987, elle est peu à peu reconnue comme une comédienne ayant du talent. Elle sait pertinemment qu'elle n'impressionne pas avec sa plastique, loin d'être celle d'une bimbo, alors elle use avec conviction de sa fibre comique, sans pour autant en faire une excuse pour ne pas jouer de rôles profonds. Elle décide de gagner sa vie (elle sera serveuse, télé-opératriceŠ) et d'auditionner pour de petite rôles dans des productions off-Broadway telles que For Dear Life et Dancing at Checher's Grave. Elle y fait ses premières armes de professionnelle et forte de sa petite expérience, elle tente une nouvelle aventure dans le monde télévisuel, enchaînant les prestations de moindres importances jusqu'à ce qu'elle obtienne son premier rôle télévisé en 1989 dans Molloy. Remarquée par de grands producteurs, Jennifer revient régulièrement dans les séries The Edge et Ferris Bueller et sera l'invitée ponctuelle de plusieurs shows en vogue à l'époque. Même si elle aspire à d'autres ambitions. Physique de "Girl-Next-Door", elle rêve d'Hollywood et, pugnace, s'essaie à quelques rôles pour le grand écran. Elle entre au cinéma par la grande porte de la série Z avec le film d'épouvante Leprechaun en 1993. (Il faut bien commencer quelque part !)

C'est en retournant à ses premières amours (la comédie) qu'elle passe avec succès l'audition d'une nouvelle série télévisée intitulée Friends Like These. A l'origine, il était prévu qu'elle prenne le rôle de Monica, la psycho-rigide et maniaque de la bande, mais c'est dans celui de Rachel qu'elle se désinhibera. Aux côtés de Matt Leblanc, David Schwimmer, Matthew Perry, Courteney Cox et Lisa Kudrow, Jennifer Aniston incarne pendant dix saisons une jolie fille de riches capricieuse, qui commence serveuse au fameux Central Perk à New York. Son excentricité et son côté déluré l'ont naturellement portée vers ce personnage. Et on peut voir une ressemblance frappante entre Rachel et son interprète : chacune instable tant dans leur vie personnelle (entre deux ruptures avec Ross, elle multiplie les liaisons affectives) que professionnelle, mais toutes deux sont déterminées à avancer quoiqu'il en coûte (malgré ses graves dilemmes, Rachel finit par devenir cadre dirigeante chez Ralph Lauren). Les producteurs de la série savaient sur quel cheval miser lorsque les taux d'audience piquaient du nez : il suffisait de la faire s'embrasser avec Winona Ryder ou encore de révéler la nom du père du bébé de Rachel pour que tous les indicateurs remontent dans le vert. Friends ne serait pas la série que nous connaissons sans cette non ménagère de moins de 30 ans. Sans être un canon de beauté ou une actrice de premier plan, elle amène un tourbillon de fraîcheur et de simplicité. Jusqu'à imposer mondialement son look. Cette "mamzelle" tout le monde domine les autres personnages parce que toutes les filles peuvent s'y identifier.

L'immense succès de la série la propulse sur les devants de la scène internationale et le rôle de Rachel lui valut de nombreuses récompenses en tant que meilleure actrice comique : un Emmy Award en 2002, quatre People's Choice Awards, deux citations au Screen Actors Guild Award et un Golden Globe en 2003. Elle devient alors une star dont le glamour n'est plus à contester. Pourtant plus Californienne que New Yorkaise, elle devient l'icône de toute une génération de jeunes filles qui la copient (sa coiffure, la "Rachel" sera portée par des millions de fans, à tel point que l'actrice, n'en pouvant plus, se baladait avec un chapeau sur la tête jusqu'à ce qu'elle puisse en changer) et l'envient pour vivre un vrai conte de fées avec le plus convoité des hommes, l'acteur Brad Pitt. Le couple le plus charmant d'Hollywood. Même si elle n'est pas l'actrice que tous les producteurs de cinéma s'arrachent, elle reste la plus aimée des Américains (et la mieux payée en 2003 selon le magazine Forbes avec 35 millions de dollars) grâce au merveilleux couple qu'ils forment avec l'ex de Gwyneth Paltrow. Une vie de couple largement médiatisée, pour le meilleur comme pour le pire. Mais être « la femme de » n'a rien d'un bon rôle. Ces triomphes répétés et la popularité soutenue de Friends n'ont pas détourné la jeune actrice du grand écran. Vainement. Malgré des rôles très divers, elle peine à s'imposer. À ce moment là, ses collègues de la série (Courteney Cox dans Scream, Lisa Kudrow dans Mafia Blues) percent mieux au cinéma. L'Objet de mon affection rencontre un succès timide mais estimable. Tout en assurant ses arrières avec la sitcom (à raison d'un million de dollars par épisode pour la saison 10, ça vaut le coup !), elle profite des pauses estivales de la série pour tourner au cinéma. Mais dénuée de flair : elle donne ainsi la réplique à Mark Wahlberg dans Rock Star en 2001, qui s'avérera un échec cuisant.

Jusque-là frileuse dans ses choix cinématographiques, le public lui reproche de ne pas dépasser et supplanter son personnage de Rachel, ses rôles manquant d'engagement affectif sérieux de sa part. Elle se fait remarquer là où l'on ne l'attendait pas dans The Good Girl (2002), un film indépendant de Miguel Arteta, où elle joue une femme mariée désenchantée; un rôle émotionnellement profond qui lui vaudra d'être encensée par la critique (et même nommée aux Independent Spirit awards) c. Malheureusement, les films suivants ne seront pas non plus à marquer dans les annales : Picture Perfect, de Glenn Gordon Caron avec Kevin Bacon, L'Amour de ma vie, avec Jeanne Triplehorn, Sarah Jessica Parker et Dylan Mc Dermott. Qui s'en souvient hormis le fou furieux du vidéo-club voisin? Jennifer a un problème : elle ne se met pas en danger artistiquement.

Grâce à son tempérament de feu et sa volonté à toute épreuve, la star décide de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de jouer au cinéma ce qu'elle sait faire de mieux à la télévision : du comique avec grimaces et gags de situations. Elle enchaîne donc les comédies avec des pointures du genre, tel que Jim Carrey dans Bruce tout-puissant, dans lequel sa plastique fut transformée en une seule pensée de son fiancé devenu Dieu, ou Ben Stiller dans Polly et moi, où son excentricité et sa joie de vivre vont chambouler la routine de son ancien ami de lycée. Des seconds rôles féminins somme toute pas très exaltants ni remarquables, mais qui ont pour effet de la propulser dans les hautes sphères du succès. 242 millions de $ avec Jim, 90 millions de $ avec Ben. Les deux hits ont le « mérite » de faire oublier tous les 'amis' de la série : aucun des Friends ne s'installe en haut de l'affiche. En misant sur Brad côté vie privée et Carrey ou Stiller (manque plus que Sandler) côté plateaux, il y avait peu de chance de chavirage.

Et pourtant, le grand rôle de sa vie a été celle de sa propre réalité personnelle. Au c¦ur d'une tourmente sentimentale avec Brad Pitt, paparazziée durant des mois, Jennifer a du mal à gérer le scandale et son image. Incapable de faire la part des choses entre sa vie privée et sa vie médiatique, elle mélange tout et fait des déclarations qui lui coûteront cher. Le public ne semble plus vouloir la suivre et la dépression s'en suit. Elle perd de sa superbe mais malgré tout, préfère se plonger dans le travail pour oublier. Nous pouvons nous demander si sa filmographie n'est pas à l'image de sa vie. La Rumeur court (période où l'on soupçonne Brad de s'acoquiner avec Angelina Jolie) rencontre un succès plus que mitigé auprès des spectateurs américains. Puis, elle se loupe dans Dérapage, aux côtés de Clive Owen, où elle joue le rôle d'une femme délaissée par son époux et poursuivie par Vincent Cassel. Dernièrement, elle consomme la séparation dans La Rupture, où elle campe une petite amie incomprise et abandonnée sentimentalement, aux côtés de son (nouvel) amour (à la vie comme à la scène), Vince Vaughn (qui rappelons-le, jouait le rôle du meilleur mai de Brad Pitt dans Mr et Mrs Smith... Ironie du sort ?). Les lieux de tournage semblent servir de speed-dating pour elle...

Attention! L'actrice n'a rien de nunuche et ne se laisse pas faire. Femme d'argent et de poigne, elle ne se contente pas de faire que de la figuration. Elle est passée depuis 2004 au rang de productrice avec sa société Plan B (originellement fondée avec Brad Pitt). Aujourd'hui, la moitié qui lui reste développe des projets avec la Warner, tandis que l'autre appartenant à son ex-mari a entamé un partenariat de trois ans avec la Paramount. Une vie de gestionnaire loin des choix de robes pour les galas...
Quelque chose s'est cassée. Une vie bien fade, bien paisible, face aux rayonnements de bonheur que lui renvoie son ex (son mariage avec Angelina Jolie et l'arrivé d'une petite fille au sein du couple). Lui voyage dans le monde, de Paris en Namibie, quand elle doit suivre son futur époux à Chicago. Sans enfants. Constat d'échecs amer qui, heureusement, n'entamera pas une rupture avec le public, qui aimes les héroïnes grecques, tragiques. Avec le carton de La Rupture, il n'y a aucune raison de s'inquiéter pour ses prochains films (Friends with Money, Diary, The Senator's Wife, Wanted). De tous les comparses de sa série télé, elle est la seule, pour le moment, à être aimée des producteurs de cinéma.

Marie


 
 
haut