Malgré pas mal de déceptions au box office depuis 8 ans, Will Smith continue de conforter son statut de mega-star avec le carton de Bad Boys for Life, après celui d'Aladdin l'an dernier. En attendant un éventuel Bad Boys 4, l'acteur prépare King Richard, sur le père des soeurs Williams, et The Council, autre histoire vraie sur une mafia afro-américaine de Harlem dans les années 1970.



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BILLY THE KID





Il était une fois un jeune garçon venu du Nord de l’Angleterre, élevé par un seul de ses parents, et qui, dès l’âge de six ans se mit à danser, quitte attirer les quolibets de ses camarades qui le traitèrent de « garçon ballerine », « pouffe », ou encore « mets ton tutu »… Etonnant parallèle. Pourtant il ne s’agit pas de la vie de Billy Elliot mais bien de celui qui l’a incarné dès ses 11 ans, le comédien Jamie Bell.
Issu d’une famille de danseuses – grand mère, mère, tante et grande sœur – il sera vite embrigadé dans les écoles de théâtre et se mettra à faire des claquettes quand d’autres apprennent la règle de trois. Sans père, entouré par des femmes bienveillantes, le petit Jamie grandit à l’écart de toute autorité. « J’étais un gamin du nord-est qui jurait beaucoup. J’étais le Eminem du nord-est de l’Angleterre. »

Parmi 2 000 autres garçons, il est choisi pour incarner un pré-ado en rébellion contre son père et son destin dans un drame social et musical réalisé par le metteur en scène Stephen Daldry. Personne ne pouvait à l’époque prévoir le succès de ceBilly Elliot – festival de Cannes, multiples récompenses, plébiscite public, adaptation en comédie musicale à Londres… Et des années plus tard, Jamie Bell, désormais jeune homme, est toujours identifié à son personnage révolté, enragé, sautant sur son lit ou se battant contre lui sur un air des Clashs. Mais le comédien avoue ne pas avoir de démons intérieurs particuliers, juste des angoisses d’ado qui sont passées. La tête sur les épaules, sensible et entouré, bosseur acharné et lucide, passionné par son métier, il prend modèle sur Jodie Foster et Christian Bale plutôt que les innombrables enfants stars explosés en pleine ascension. Comme Foster, il joua dans une des transpositions de "Bugsy Malone". Ce fut même son premier rôle professionnel sur scène. Et comme Bale, il se soucie davantage de son jeu, et croit qu’il peut progresser au contact de grands cinéastes. Il était si terrifié à l’idée de ne pas pouvoir changer de registre – de l’enfance à l’adulte - qu’il sautait sur l’occasion dès qu’une proposition de rôles matures se présentait. C’est ainsi qu’il choisit ses films, en préférant les auteurs aux blockbusters, les défis au films faciles. « Apprendre à me connaître, à savoir où je suis doué, était plus important que d’acoir un gros chèque ou de fuir une armée de gros robots. » D’ailleurs, peu à l’aise à Hollywood, dans cette communauté incestueuse et monomaniaque, il préfère partager sa vie entre New York et Londres.

Car il a plutôt bien su gérer l’après Billy Elliot. En 2000 et 2001, il rafle tous les prix au Royaume Uni, jusqu’au prestigieux British Award (le BAFTA) du meilleur acteur, où il était en concurrence avec quatre oscarisés (Crowe, Douglas, Hanks et Rush). La pression est immense dans ce milieu où l’échec est presque impardonnable. Il attendra cinq ans avant de migrer à Hollywood, ou plus exactement en Nouvelle-Zélande, pour jouer le plus jeune des protagonistes de l’équipe à la recherche de King Kong, version Peter Jackson. Candide et volontariste, un peu insouciant, toujours la chevelure farouche et sauvage.

Entre temps, il s’amusera à être servant estropié, soldat piégé dans les tranchées, un jeune pacifiste amoureux des armes et créateur d’une société secrète (Les Dandies), ou le sale pote qui ne veut pas laisser ses amis se droguer tranquille. Il tient souvent les premiers rôles de ces drames respectables et peu connus du grand public, se confrontant à des figures telles que Bill Pullman ou Glenn Close.
Après l’aventure King Kong, il s’envolera pour les grottes d’Iwo Jima et participera à la troupe du Clint Eastwood, côté américain, dans Mémoires de nos pères. De même il continuera les combats dans le thriller de science-fiction Jumper, plutôt du côté des méchants. Entre ses mastodontes pesant leur poids de dollars, il fait escale en Ecosse pour incarner Hallam Foe, drôle d’énergumène passant son temps à observer les gens, vivant sa vie par procuration, s’empêchant de vivre la sienne. Un gars tordu plus que pervers dans un drame romantique qui empoche un prix au Festival de Berlin.

Jamie Bell a su grandir devant et derrière la caméra, traçant sa propre voie, dealant avec ce qu’il a plutôt que de regretter ce qu’il n’a pas. L’envol du cygne a commencé… Il continuera aux côtés de Daniel Craig et Liev Schreiber dans le nouveau film de guerre de Edward Zwick...

vincy


 
 
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