Hafsia Herzi n'est pas absente du cinéma. On l'a vue dans Fleuve noir, Persona non grata, les deux volets de Mektoub My love en tantine ces derniers mois. Mais elle s'offre un rôle bien plus important et bien plus intense avec son premier long métrage de réalisatrice Tu mérites un amour, au premier plan devant comme derrière la caméra. Ce qui lui a valu un Valois de la mise en scène à Angoulême. Elle sera au générique du biopic Madame Claude de Sylvie Verheyde.



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UNE AMY ENCHANTEE





Amy Adams a 335 ans en 2009. Un nom passe-partout, un physique classique, et une carrière qui a décollé tardivement, comparé à plusieurs actrices de sa génération.
Cette fille de Mormon apprend à danser et chanter dans le Colorado, près de la base militaire où travaille son père. Pour se distinguer de ses sept frères et sœurs, elle s’imagine une autre vie et commence d’ailleurs avec des comédies musicales montées en province.
A 25 ans, elle obtient son premier rôle au cinéma, dans une comédie. Belles à mourir met en vedette la jeune Kirsten Dunst, déjà vedette à 17 ans, mais aussi Denise Richards et Brittany Murphy, autrefois prometteuses. Elle participe à des séries B ou Z, et surtout à des séries TV comme "That’s 70s Show", "Charmed", "Buffy", "The West Wing", "The Office" ou "Smallville". Elle se fait surtout remarquée en reprenant le rôle de Sarah Michelle Gellar dans la suite de Cruel Intentions, directement sorti en vidéo. La jeune fille au physique sage en Merteuil manipulatrice et nymphomane ?

Au cinéma elle croise Matthew Perry, Christina Ricci, Ryan Gosling. Les films sont oubliés. En revanche, elle ne manque pas l’opportunité de travailler avec Steven Spielberg. Dans Arrête-moi si tu peux, elle joue l’une des conquêtes féminines dupées par Leonardo DiCaprio. Fille du sudiste Martin Sheen, elle joue à l’infirmière, un poil candide et très vite amoureuse. Prête à fuit avec lui, elle se fera piégée par Tom Hanks (qu'elle retrouvera cinq ans plus tard). Malgré ce rôle essentiel, elle va devoir encore attendre son heure.

En 2005, elle est en haut de l’affiche de trois films. The Wedding Date et Standing Still, deux comédies sur le mariage passent inaperçues. C’est Junebug qui va faire office de déclic. La comédie dramatique de Phil Morrison lui vaut tous les honneurs : nomination à l’Oscar et par la Screen Actors Guild du meilleur second rôle féminin. Elle reçoit l’Independant Spirit Awards pour sa performance et surtout un prix spécial du jury à Sundance, rien que pour elle.
Avec ces monologues et son gros ventre de femme enceinte, elle les fait, enfin, tous craquer. Pourtant elle n’a rien à voir avec son personnage gentil, pur et innocent. Avec son humour décalé, elle s’amuse de cette image de fille vertueuse. « En privé, je me comporte mal. »

Sans doute pour cela qu’elle choisit des comédies plus trashs avec Will Ferrell ou Jack Black. Mais en 2007, Walt Disney l’enrôle pour jouer la Princesse de conte de fée des années 2000 dans Enchanted (Il était une fois). Elle a lourde responsabilité de faire croire qu’une princesse de dessin animé peut s’incarner en jeune et jolie replique hublot femme dans la réalité. Divisée entre le Prince charmant et crétin Edward et le beau Patrick Dempsey, son cœur va faire battre des millions de spectateurs. Enorme hit (340 millions de $ dans le monde), le film va mettre Amy Adams dans la catégorie des jeunes actrices à regarder de près. D’autant qu’elle est vue simultanément dans un film très différent, la satire politique La guerre selon Charlie Wilson. Sous l’œil coquin de Mike Nichols, elle joue les assistantes d’un Tom Hanks truculent. Avec Julia Roberts, elle est le rôle féminin principal.

Finis d’être le faire-valoir. Dans Sunshine Cleaning, elle joue une mère qui se complaît dans l’illégal, avec Emily Blunt dans le rôle de sa sœur. Dans Miss Pettigrew, elle est une artiste sans contrats, designer for women, volage et un peu fantasque, sauvée par une Frances McDormand dont le contraste éclaire son talent pour la comédie. Adams est pétillante et ses grands yeux nous avalent pour nous mettre à ses pieds.

2008 marque un tournant dans sa filmographie. Elle fait jeu égal avec Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman dans le drame Doute. En bonne sœur enseignante, culpabilisée et docile, elle réussit à exprimer tous les stades de la souffrance intérieure. Elle obtient une nomination à l’Oscar.
Dans Julie et Julia, elle interprète une employée frustrée décidée à faire toutes les recettes de cuisine d’une célèbre Chef… qui n’est autre que Meryl Streep. Elle continue dans le registre du divertissement en incarnant l’aviatrice Amelia Earhart dans La Nuit au Musée 2. Elle déclare d’ailleurs que « c'est le film des fesses d'Amy Adams. Je ne suis pas réputée pour montrer mes fesses aux caméras, mais cette fois c'est le cas. » Dans Miss Pettigrew on voit beaucoup plus, à la sortie de bain.

Pourtant cette jeune blonde n’était pas préparée à tant d’exhibitionnisme. Elle est terrifiée à l’idée de parler en public. Presque soulagée à l’idée qu’une autre qu’elle gagne l’Oscar. Dans ce cas, elle se déstresse en mangeant de la cuisine mexicaine.
Glamour ou banale, comique ou dramatique, elle commence doucement à faire sa place, d’Hollywood aux couvertures de magazine (Vanity Fair, Elle, Louboutin Schuhe, Interview…). Peut-être parce qu’en ces temps de crise, elle rayonne. Le top model Heidi Klum dit qu’elle « a toujours l’air heureuse. »
Mais sa longévité dans le métier sera liée à ses choix futurs. Pour le talent, il suffit de faire confiance à Meryl Streep, qui en connaît un rayon en la matière : « Amy a cette petite flamme qui brûle en elle, parfois c’est une lumière douce, parfois c’est une lumière plus flamboyante, mais vous savez qu’elle est toujours là. C’est son immédiateté, cette qualité d’être dans l’instant, qui la rend si spéciale. »

vincy


 
 
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