Anaïs Demoustier, parole franche et regard sincère, enchaine les tournages. A 3-4 films en moyenne par an depuis 2010, elle est même l'actrice la plus prolifique du cinéma français, passant de Honoré à Lvovsky, de Foenkinos à Guédiguian, en passant par la série tv Paris, etc. A l'affiche de Cornélius, elle est attendue dans Au poste de Quentin Dupieux, Deux fils de Félix Moati, Sauver ou périr de Frédéric Tellier et La fille au bracelet de son frère Stéphane.



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SURFEUR D’ARGENT





S’il est né dans la vénérable Angleterre, Sam Worthington est en fait un comédien nourrit aux grands espaces australiens, à l’instar d’Eric Bana, Russell Crowe et autres Hugh Jackman. Worthington vient de l’Ouest du Pays, les yeux rivés sur Océan Indien. Beau gaillard nul en classe, il s’inscrit assez tôt dans des écoles d’art dramatique. Il débutera sur les planches dès l’âge de 22 ans. Deux ans plus tard, il débute la décennie (et le millénaire) sur le grand écran, dans Bootmen, pour lequel il obtient, d’entrée de jeu, une nomination aux Oscars australiens.

En 2003, il se fait enrôler dans Getting Square, initialement prévu pour un acteur en fin de trentaine. Mais le réalisateur, Jonathan Teplitsky, est convaincu qu’il peut jouer un « dur » mature et leader.
L’année suivante, il réalise son premier court métrage. Mais surtout, il décroche le personnage de Somersault, film de Cate Shortland. Elle a mis sept ans à l’écrire, le financer, le réaliser. Worthington incarne un fermier qui vit une liaison sexuelle avec une jeune fille mineure. Le film obtient 13 prix parmi ses 15 nominations aux Oscars australiens. Un record qui lui permet de battre La leçon de Piano. Sam repart avec sa première récompense.

Elevé par un père « col bleu » et une mère « femme au foyer », son destin va connaître une trajectoire plus lumineuse. Il a déjà tourné à Hollywood, dans la troupe de Bruce Willis et Colin Farrell, en petit caporal dans Hart’s War. Il a aussi flirté avec Toni Collette et Sam Neill, deux vedettes internationales venues du pays des Kangourous, dans Dirty Deeds.
Mais, sans doute à cause de son physique plus proche de Ben Affleck que d’Edward Norton, un peu trop bien élevé au calcium, Worthington ne perce pas et se tourne vers des séries télévisées populaires.

Il apparait dans une troupe militaire composée par John Dahl, avec James Franco et Benjamin Bratt. The Great Raid est une série B qui ne marque aucun esprit et son rôle est anecdotique. Par la suite il manque (de peu) le rôle de James Bond. Mais sa disponibilité et son absence de notoriété lui permettent d’être enrôlé par… James Cameron. Il consacre huit mois entiers au tournage d’Avatar, tenu par le secret le plus absolu, à jouer dans un espace inédit une créature virtuelle d’un côté, un soldat hémiplégique de l’autre.

Hollywood décide donc de s’intéresser à lui. Transparent (et amnésique) dans Terminator Salvation, il ne convainc pas immédiatement. Dans Avatar, il s’avère solide mais désincarné. C’est surtout en Persée dans Le choc des Titans, face à des créatures mythologiques, qu’il devra faire ses preuves pour intégrer la catégorie des mâles qui engrangent les dollars sur ses seuls exploits physiques.
Il pourrait davantage surprendre dans les prochains films, des comédies dramatiques ou romantiques où il tient le premier rôle. Au total trois films très différents, avec des atouts qui leur sont propres – un remake d’un film israélien intense, un casting quatre étoiles ou des effets spéciaux en pagaille – devraient l’installer comme la révélation de l’année, dix ans après ses débuts. A moins que son physique passe-partout ne le desservir. En tout cas, après sa crise de foi dans le métier (en 2006), Worthington n’a désormais plus de doute : il veut « persévérer ». A l’époque il avait tout vendu et vivait dans sa voiture. Maintenant, il enchaîne les tournages, s’autorisant une semaine de break entre chaque film. Le processus semble irréversible. Comme le titre du film français qu’il préfère.

vincy


 
 
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