Cinq ans après Nymphomaniac, Lars von Trier est de retour avec un film perturbant. Normal pour un cinéaste perturbé? L'artiste n'est-il pas le psychopathe du film? Toujours est-il que 7 ans après son bannissement de Cannes, le réalisateur danois est revenu sur la Croisette avec The House That Jack Built, hors compétition. A 62 ans, LVT a encore la vie devant lui mais aussi des scandales de harcèlement aux trousses.



Jacques Audiard
Edouard Baer
Michel Blanc
Cate Blanchett
Romane Bohringer
Carole Bouquet
Guillaume Canet
Suzanne Clément
Bradley Cooper
Jamel Debbouze
Emmanuelle Devos
Jean Dujardin
Romain Duris
Jacques Dutronc
Vincent Elbaz
Elle Fanning
Cécile de France
Jennifer Garner
Louis Garrel
Ryan Gosling
Jake Gyllenhaal
Adèle Haenel
Tom Hardy
Lou de Laâge
Nadine Labaki
Vincent Lacoste
Melanie Laurent
Melanie Laurent
Gilles Lellouche
Sabrina Ouazani
Charlotte Rampling
Jean-Paul Rouve
Niels Schneider
Matthias Schoenaerts
Omar Sy
Channing Tatum
Emma Thompson
Uma Thurman
Lars Von Trier
Gaspard Ulliel
Karin Viard
Michelle Williams
Roschdy Zem



Brigitte Bardot
François Truffaut
Gérard Lanvin
Sophie Marceau
Kirsten Dunst
Keanu Reeves
Ryan Gosling
Johnny Depp
Brad Pitt
Penelope Cruz




 




 (c) Ecran Noir 96 - 18



© DR   







 Coeurs transis ou coeurs brisés, en
 un clic fixez sa cote.
 
Votes : 1063Cote : 57 %


 
BEAU COMME UN DEMI-DIEU





La nouvelle coqueluche d’Hollywood ? Il faut bien renouveler le cheptel de stars potentielles. Les acteurs britanniques, formés à l’école shakespearienne, désormais aussi bien musclés que les californiens, avec un soupçon de classe (la culture européenne ?) en plus, font le boulot mieux que personne. Henry Cavill, pas encore 30 ans, est dans la couvée des plus convoités.

Tout a commencé avec un second-rôle dans une série télévisée de prestige, The Tudors. A l’ombre de Jonathan Rhys-Meyers, ex-star prometteuse rongée par l’alcool et des pulsions suicidaires, il joue les amis fidèles, rebelles, tourmentés, excités du roi un peu taré. Sa plastique d’Apollon fait merveille. Dès la première saison, les propositions du cinéma affluent. Et avant ?

Ce Jersey boy (comprendre qu’il est né sur les îles défiscalisées de Jersey, en face de la France), partagé entre son amour du théâtre, son envie d’être soldat, ou sa passion pour l’égyptologie, a commencé sur les planches, entre Shakespeare et Grease. A peine majeur, il donne la réplique à Joe Mantegna, Sergio Castellitto, Emmanuelle seigner et Charles Aznavour dans un film oublié, Laguna. Profitant de son physique, il rejoint le casting de la énième version de La Vengeance de Monte-Cristo. Petit rôle dans une super-production de série B, le jeune premier fait ses classes dans les rôles à costumes.

Il enchaîne les participations : séries TV, films romantiques en costumes (dont le Tristan et Iseult avec James Franco), navet bon pour la vidéo (Hellraiser : Hellworld, Le petit chaperon rouge)… Il est jeune, il est beau, et il devient le Duc de Suffolk. Les médias s’emballent immédiatement. Le duc le plus sexy, à la fois charmeur, intense et tueur.

Hollywood s’intéresse donc à lui. Pas cher, on peut l’engager pour des petits rôles au milieu de gros castings (Stardust) ou on l’essaie dans des films d’horreur (Blood Creek, avec Michael Fassbender). Dans Whatever Works, de Woody Allen, il obtient sa première réplique culte lorsque la jeune femme qui le drague confesse qu’elle a toujours du viagra dans son sac. « Aucun problème. Je manque beaucoup de viande rouge ».

Mais il faudra attendre la fin des quatre saisons des Tudors pour qu’il soit disponible. Egérie d’une marque de prêt-à-porter de luxe, il accepte de tourner à moitié à poil pour incarner Thésée dans le remix gore-péplum Les Immortels. Entre héros mythologique et guerrier apte à toutes les armes, il déploie son talent dans le cinéma d’action. Le film se vend sur son nom. Le box office est correct, suffisamment bon pour rassurer les studios. Après plusieurs essais, et après avoir vu les rushs des Immortels, Warner lui dit oui pour le personnage le plus convoité du moment. Cavill a déjà été rejeté deux fois. Lui qu'on a refusé parce que trop vieux Twilight (il était le choix de Stephenie Meyer pour le vampire Edward), et qu'on a jugé trop jeune pour Batman, se considérait comme le plus malchanceux des comédiens. Mais l'acteur britannique a bien été choisi par la Warner (et le réalisateur Zack Snyder) pour endosser le costume moulant du reporter extra-terrestre, Superman ! On oublie le fade Brandon Routh. Cavill est d'un autre acier. Il faudra attendre l’été 2013. D’ici là il sera à l’affiche d’un thriller avec Bruce Willis et Sigourney Weaver, The Cold Light of Day.

La patience paie. Une seule chose reste à dissiper : sa vie privée. Ce mystère dont on ne sait rien alimente les rumeurs d'homosexualité. Et, on le sait, on peut le déplorer aussi, c'est un gage de succès. Regardez James Franco...

vincy


 
 
haut