Julia Roberts revient au top avec Wonder. Le mélo familial entre rires et larmes l'a propulsée de nouveau aux sommets du box office nord-américain, une première depuis 7 ans. Depuis elle avait été sur les planches à Broadway, foulé le tapis rouge à Cannes, affronté Meryl Streep, brillé dans The Normal Heart à la télé... On l'attend désormais dans Ben is Back de Peter Hedges, un drame avec Lucas Hedges prévu pour l'année prochaine.



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THE TARGET LADY





On connaissait déjà bien la brune, Tina Fey. Désormais il faut aussi compter sur la blonde du Saturday Night Live, Kristen Wiig. La jeune et jolie quarantaine, l’actrice new yorkaise a quitté l’an dernier ce monument de la télévision, avec grandiloquence, et Sir Mick Jaeger. Façon impertinente de tirer la langue après sept ans de services au nom de sa majesté le rire. Drôle, elle l’est assurément. Elle sait créer des personnages hilarants (Barbie reste sa préférée), tout en insufflant ce qu’il faut de gène, seul point G du plaisir quand il s’agit d’être incorrect. « J’aime cette idée que l’on puisse se désoler pour un personnage et simultanément se moquer de lui » explique-t-elle. Elle sait aussi imiter les personnalités les plus en vue. Mais selon elle, « il ne faut pas chercher à faire rire. »
Mais elle a vite prouvé qu’elle pouvait aussi faire rire au cinéma. Comme Leslie Mann, elle est entrée dans le 7e art via l’écurie Judd Apatow.

Selon elle, de la tragédie naît la meilleure comédie. Ainsi, quand Mes Meilleures Amies, qu’elle a coécrit, a cartonné en salles, il n’en restait que deux dans nos mémoires : elle et la désopilante Melissa McCarthy, amie qu’elle a imposé au casting. Romantique et trash, gourde et charmante, elle nous emballait dans sa spirale de « Reine de la Loose » avec maestria.

Mais Kristen Wiig a aussi su dire non à une suite de ce film utlra-rentable. le studio l'aurait très mal pris... Derrière son masque de « comique », se cache une femme plus réservée, un peu ténébreuse, polie mais sans plus. Elle refuse de déplaire. Ce qui donne des interviews souvent assez neutres, très loin de ses personnages. L’actrice multiplie les carapaces : tout juste sait-on qu’elle est démocrate et végétarienne. Et qu’elle fut avec Fabrizio Moretti (le batteur de The Strokes, beau gosse, un peu plus jeune qu’elle). Total contrôle ?

Etrange comportement pour une femme qui s’avoue sociable, épanouie, pas vraiment timide, et créative. Maya Rudoph, l’une des comédiennes de Mes meilleures amies, la qualifie de « douloureusement drôle ». Elle rêvait d’art, elle se retrouve chez un chirurgien esthétique à dessiner les portraits des futurs opérés. Elle fuit le destin qu’il attend et en provoque un autre pour devenir actrice. Impro pour commencer. Mais l’horloge tourne. Dans un système où la jeunesse est la plus précieuse valeur, elle fait figure de vieille. A 32 ans, elle auditionne pour le SNL et tout décolle. C’est tardif, elle le reconnaît. Elle y croyait. Mais elle pensait aussi qu’on l’avait engagé par errer.

Physique classique, élégante, métamorphosable (après tout wiig sonne comme wig, qui signifie perruque en anglais), parfaite pour être la fofolle de service, elle est idéale pour incarner n’importe quelle américaine. Elle peut puiser dans les innombrables métiers alimentaires qu’elle a faits. Son excentricité, délicieuse, ne semble alors se révéler que sur scène ou devant une caméra. Elle pétille dans les comédies d’Apatow (En cloque, mode d’emploi, Sans Sarah rien ne va…). Et préfère l’aventure au confort. Dans The Spoils of Babylon, série pour IFC, avec Jessica Alba, Will Ferrell, Tobey Maguire et Tim Robbins, elle s’amuse à pasticher Dallas avec un humour absurde et un ton satirique.

L’écriture semble cependant le talent où elle a le plus confiance en elle. Elle va réécrire avec Annie Mumolo, la réalisatrice de Mes meilleures amies (elles avaient été nommées aux Oscars) et commence un scénario qu’elle aimerait réaliser.

Cependant, pouvant passer de l’humour gras au doublage dans l’animation, de la dérision subtile au pétage de plomb, Wiig sait qu’elle a la cote à Hollywood face à des Julia Roberts désormais classée dans les doyennes, Jennifer Aniston trop sage, ou Reese Witherspoon trop imprévisible. A force de côtoyer les plus grands – Steve Carell, Will Ferrell, Drew Barrymore, Jason Segel, Jason Bateman… - elle s’est invitée dans leur catégorie. Avec Imogene, qu’elle produit, la comédienne ose le premier rôle face à une Annette Bening pétaradante. Avec Ben Stiller, elle va flirter avec le fantastique dans La vie secrète de Walter Mitty et Sean Penn l’a enrôlée dans The Comedian. Le CV commence à s’étoffer pour la nouvelle coqueluche de l’Amérique.

vincy


 
 
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