Daniel Day-Lewis est évidemment impeccable, formidable, parfait dans le rôle de Reynolds Woodcock. Phantom Thread sera (peut-être) son dernier film. L'acteur triplement oscarisé a en effet décidé de jeté le dé (à coudre) et de prendre sa retraite. A s'investir pleinement dans ses personnages, ils se sent lui aussi hanté par trop de fantômes et ne supporte plus la souffrance qu'il s'inflige.



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François Cluzet
Clovis Cornillac
Daniel Day-Lewis
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Brigitte Bardot
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 (c) Ecran Noir 96 - 18



   







 Coeurs transis ou coeurs brisés, en
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CECILE FLOTTANTE





"Jouant mon coeur à face ou pile, De la brune gagnée, A la blonde perdue, Cécile, ma fille..." chantait Nougaro... Brune ou blonde, lesbienne bourrue ou amoureuse passionnée, candide provinciale ou française faisant le tour du monde, cette jeune fille se transforme et se met dans la peau de ses personnages. Méconnaissable, elle change de visage, de coiffures, de tenues, d'allure à chacun de ses films.
Tout commence avec le théâtre. "Des idées puis des idylles", un désir qui la déracine de sa Belgique natale à l'âge de 17 ans. Elle y avait été amateur en jouant Topor et Fassbinder. Installation à Paris. Cours à l'école de la rue Blanche. Et l'omniprésent et omnipotent Dominique Besnehard, découvreur de talent, qui la repère. On est en 95. A l'époque, elle attire les types un peu barjos, ces mecs perdus séduits par son innocence : "j'avais plutôt l'impression d'être leur déversoir à problèmes."
Plusieurs courts métrages et plusieurs films de télévision lui permettront de faire ses premières armes. Mais c'est en 2000 qu'elle saisit sa chance pour le grand écran en séductrice irrésistible; Richard Berry en fait l'héroïne de son premier film. Elle entre dans l'arène des jeunes espoirs du cinéma français. Un jeune espoir qui ne court pas après les magazines people (elle est fidèle à son petit ami depuis quelques années) mais s'attache à être en haut de l'affiche avec des personnages variés. De nature assez casanière, elle est vite paumée en interview et ne semble pas à l'aise dans les mondanités.
En 2002, le hasard du calendrier place ses trois films à la chaîne dans l'agenda des sorties. Le feu d'artifice débute avec Klapisch et son Auberge espagnole où elle incarne la bonne copine, celle qui aime les filles et qui met la main au cul des garçons. Coiffure pétard et treillis de rigueur. Succès. Irène ne sera pas non plus un flop. Sur son seul nom, des fans vont voir cette Bridget Jones à la française, déchirée entre un artiste et un businessman, entre une relation physique et une autre virtuelle, Cécile de France se déguise et se dévoile sous toutes ses coutures.
Et puis il y a A + Pollux, où elle devient l'objet de fantasme de Gad Elmaleh, où elle fuit, s'échappe du réel, se mue en mystère. En 3 films, la jolie Cécile qui jubile à l'idée de jouer s'est imposer comme une des actrices sur lesquelles compter.

Car le césar du meilleur espoir lui permet de briguer les rôles de comédie les plus courtisés. Elle impose son minois dans un Jackie Chan international et donne la réplique à Schwarzzy, avec moults grimaces et devient la vedette féminine du nouvau Chatiliez. Celui-ci nous avait révélé Catherine Jacob, Isabelle Nanty, Azéma en comique et Eric Berger. Tous les espoirs sont permis avant de la retrouver en Poupée russe, suite pas espagnole du Klapisch. Cécile de France, actrice belge, a tout pour devenir populaire dans l'hexagone.
Ni trop belle, ni trop réfléchie, très naturelle et très discrète, si charmeuse et si caméléon, elle nous impressionne par son talent et sa détermination à franchir toutes les barrières, à transgresser tous les genres, à ne pas s'attacher au format. Elle a tout pour nous faire chavirer...

vincy


 
 
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