Belle année pour Robert Pattinson. Engagé pour être le nouveau Batman de DC Comics, encensé pour sa prestation dans The Lighthouse de Robert Eggers, le comédien est visible désormais sur Netflix dans l'épopée Le Roi de David Michôd. L'année prochaine sera sans doute encore plus belle avec Waiting for the Barbarians de Ciro Guerra, The Devil All The Time de Antonio Campos, et surtout Tenet de Christopher Nolan.



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SANS JONAH RIEN NE VA





En quelques années, Jonah Hill est devenu incontournable à Hollywood. Sa bonhomie et son humour (parfois trash, voire politiquement incorrect et polémique) ont d'abord marqué les esprits dans les comédies. Il est devenu rapidement une tête d'affiche de films plus ou moins drôles, d'abord en second-rôle puis en star.

Jonah Hill a fait ses premiers pas à 20 ans chez David O. Russell dans le très décalé J'adore Huckabees.Michael Kors Outlet On l'aperçoit rapidement dans l'écurie de Judd Apatow (40 ans toujours puceau, En cloque mode d'emploi, Sans Sarah rien ne va, Funny People), des navets bons pour la vidéos (SuperGrave, Grandma's Boy, American Trop, Baby-sitter malgré lui) et s'amuse dans des "sequels" comme Evan Tout-Puissant ou La nuit au musée 2. Pas de quoi se distinguer quand des vétérans comme Will Ferrell, Adam Sandler, Steve Carell, Ben Stiller et autres continuent de fédérer le grand public dans les salles.

Mais la roue tourne et Jonah Hill change de registre. En 2011, il est enrôlé dans Le Stratège, véritable calculateur au service d'un coach sportif, interprété par Brad Pitt. Bennett Miller lui offre un personnage en or, où l'acteur révèle sa capacité à traduire les névroses et frustrations les plus profondes.

Auréolé de cette performance, il enchaine avec la délicate mission de reprendre un des personnages de l'adaptation de la série culte 21 Jump Street. Le succès public et une critique favorablement surprise le propulsent dans la liste des d'acteurs qui comptent, alors qu'il n'a pas 30 ans. Ses choix ne sont pas toujours heureux (Voisins du troisième type) mais il garde son flair quand il accepte un petit rôle dans Django Unchained de Quentin Tarantino, s'invite dans le délire de Seth Rogen, C'est la fin, et imagine l'histoire de 22 Jump Street, qui cartonne à nouveau au box office. Jonah Hill est capable de tous les excès, d'auto-dérision, et sait passer du rire (bruyant) aux larmes (silencieuses).

C'est évidemment avec Le Loup de Wall Street que tout son talent va éclater à l'écran. Martin Scorsese lui offre un personnage à sa démesure : il fallait bien un Jonah Hill (ou un Matthew McConaughey au début du film) pour faire face au monstrueux génie (malin) de Leonardo DiCaprio. En associé de confiance, entre folie de la cupidité et démence de l'immoralité, Hill excelle et trouve à chaque fois le ton juste.

Partenaire parfait, il est mieux que cela : dans ses meilleurs films, il apparaît comme le frère parfait. Il n'est pas le second, pas l'ombre de, ni même là pour voler une scène ou s'imposer. L'acteur donne le change, généreusement. En préférant des personnages qui se créent des liens amicaux si forts qu'ils en deviennent fraternels, il jouent d'égal à égal avec les stars, les beaux mecs qui font pâmer les spectateurs/spectatrices. Lui sait qu'il n'a pas le physique pour lui. Cependant, il a déjà deux nominations aux Oscars à son actif.

Son expérience théâtrale (il écrivait lui-même ses pièces) l'a sans doute aidé. Tout comme le parrainage de Dustin Hoffman à ses débits. Fan de Woody Allen, des frères Coen, de Wes Anderson, il affronte tous les tabous sans peurs : pour lui, clairement on peut rire de tout. Il en sait quelque chose : on riait bien de lui. Jonah Hill s'est longtemps senti le petit canard noir dans un univers californien qui idolâtre les sportifs. "C'est plus difficile d'être drôle si vous êtes beau plutôt que banal" explique-t-il.  Il aime les clowns tristes comme les tragédiens sarcastiques, les Bill Murray et les Philip Seymour Hoffman : ceux dont le physique s'effaçait derrière leur talent. Lucide sur l'état pathétique de la culture et de la société, il préfère accepter un cachet minimum pour un Scorsese et cracher sur la télé-réalité. Il reste étonné d'être devenu une célébrité.

Il ne veut plus être le comique de service. "Être acteur, pour moi, c'est se remettre en question. Je ne suis pas dans la norme, cela a toujours été le cas, c'est un trait important de ma personnalité" explique-t-il. Il assume sa part sombre - "elle est importante". Jonah Hill a l'image d'un rigolo. mais le comédien prend son métier très au sérieux.

vincy


 
 
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