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Juin 2004

LES HOMMES A TERRE
La Rochelle sans Giraudeau

Les Hommes à Terre ; Bernard Giraudeau
Eds. Métailié- Paris- (Diffusion Seuil) - 177 pages

Bernard Giraudeau raconte cinq histoires dont les protagonistes ont pour port d’attache La Rochelle, Brest et Lisbonne. Mais comme le reconnaît l’auteur les récits auraient pu avoir lieu dans n’importe quelle autre ville maritime. Cependant il apparaît clairement que la nostalgie de sa ville natale (La Rochelle) soit déterminante pour la construction de chaque histoire. Giraudeau est fortement lié à la vieille ville et à son vieux port, là où tout marin vient raconter la vie (plus ou moins vraie) de l’autre bout du monde. Cette nostalgie des villes d’il y a quelque 50 ans se retrouve dans le premier conte avec une vision du Saïgon au temps de la colonisation française. Lors des escales il s’agit surtout des relations avec les femmes et aussi l’alcool et les autres marins. Evidemment les récits sont toujours enluminés pour que les hommes et les femmes à terre rêvent aussi et soient partants pour des aventures maritimes souvent impossibles. A l’inverse, ce marin, à la recherche d’une jeune femme, se sent perdu dès qu’il se trouve à l’intérieur des terres.
Il semblerait que, derrière l’écriture livresque, il y ait l’ébauche de scenarii de films n’ayant pu ou ne pouvant être réalisés. Surtout en ce qui concerne le premier récit qui aurait pu s’intituler: “La Rochelle Ð Saïgon 1950”. Les situations et les dialogues sont écrits en phrases courtes (parfois trop, comme pour la préparation de scènes de films). Le vocabulaire est riche et reflète bien les actes de la vie (L’auteur aurait cependant pu traduire des mots tels que: “ragasser”et “sincer”. Patois Charentais?). Enfin, les récits concernant Diego l’Angolais et Jeanne seraient les plus proches de la réalité; leurs moments de bravoure étant très vraisemblables.

- harry stote