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Mai 2004

TOM CRUISE M'A VOLE MA VIE
A la recherche de la nouvelle star

Tom Cruise m’a volé ma vie ; Guillaume de la Croix
Flammarion 2004. 276 pages. 18 euros

L’auteur se définit lui-même comme étant timide et gros, soit un quidam quelconque. Son livre est un pamphlet sur les milieux du cinéma, de la télévision et de la presse “pipole”. Il se base sur l’éthymologie entre son nom “Croix” et celui de Cruise i.e. “Croix”. Il nous fait vivre une espèce d’utopie-obsession merveilleuse, même du point de vue sexuel. Ainsi il rêve d’une interview originale et en directe avec Guillame Durand. Mais surtout pour se substituer à Tom Cruise il invente un procès démentiel à la mode Américaine afin de prouver que ce dernier se soit bien emparé de sa vie. Donc, l’auteur n’a qu’un but, devenir l’acteur-idole du monde entier (un Dieu vivant en quelque sorte). Pour cela tous les coups sont permis. Ainsi Dieu, ou ce qu’il en reste, devient un témoin du procès. D’où une grande question: Dieu peut-il dédicacer la Bible? Ayant atteint son but utopique, l’auteur s’invente une vie de super star accumulant tous les trophées (Oscar, César, Ours d’Or,...) au cours des 15 années suivantes. Ceci ne l’empêche pas d’écrire une jouyeuse diatribe contre les Oscars. Il imagine des scénarii impossibles avec les plus grandes vedettes. Il démontre qu’en fait cette vie est une espèce de leurre car elle fait une trop grande part aux astrologues, aux mondains, aux journalistes et aux paparazzi. Ces derniers pouvant dire et écrire n’importe quoi, et même déformer la vérité. L’épithaphe montrant la stupidité des journalistes, des vedettes et des soi-disant grands de ce monde peut se résumer en des “dialogues de cons proférer par des cons” (se rapporter à la critique de la BD de Lautner).
Nous sommes au sein d’un livre ironique, ayant un style rapide et donc facile à lire malgrè quelques passages misogyniques et mégalomanes. Il comporte trois conclusions bien mises en évidence. La première est qu’il ne faut pas “se mouiller avec les sectes”. La seconde est plusieurs fois réitérée: “l’argent isole, la célébrité camisole”; “le vedettariat est un leurre, il n’est que trop souvent au moment présent, l’oubli et l’indifférence seront les deux premiers coups de pelle qui creuseront (la) tombe”. La dernière conclusion est que l’apologie du toujours plus d’argent, plus de moyens et plus d’esbrouffe pour être au top niveau, soit aussi un leurre.

P.S. Une coquille (p.70) fait du “trac démentiel” un”tract” du même nom!

- harry stote