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 (c) Ecran Noir 96 - 17


Mars 2009

LE SIECLE DU JAZZ
All that jazz

Exposition du 17 mars au 28 juin 2009
musée du Quai Branly, Paris 7e
renseignement : 01 56 61 70 00

L’exposition « Le siècle du Jazz » au Musée du Quai Branly devait répondre à une question : c’est quoi le jazz ? Car le jazz fut un terme avant d’être un genre musical, une attitude dans un début de siècle mouvementé. L’effervescence du mot lui sied à merveille. De Francis Scott Fitzgerald aux premiers Dixieland Jass Band, l’avant-garde fit oubliée la guerre avec ce mot « futuriste » et désormais bien présent.
A travers les époques, dans un espace (parfois trop) lumineux, l’exposition a déterré des perles rares et exhibe des pièces collectors. Pochettes de disques, couvertures de magazines, affiches de festivals, photos d’artistes (musiciens et chanteurs), livres d’amateurs connus (et notamment Vian , Kerouac et Capote), tableaux et esquisses inspirées par ce Jazz fascinant. Debuffet, Basquiat, Warhol, Keith Harring sont tous convoqués. On pourra être choqué par les premières illustrations de cette « musique nègre », qui seraient aujourd’hui cataloguées de racistes.
D’ailleurs, le dessin animé Clean Pastures de Friz Freleng a été exceptionnellement prêté par la Warner, alors qu’il fait partie des nombreux films que le studio ne diffuse plus « à cause des stéréotypes raciaux». Daniel Soutif, le commissaire de cette foisonnante exposition, aurait pu choisir, en bonus, l’excellent Dixieland Droopy (de Tex Avery).
Le cinéma est très présent au fil du parcours. S’il manque le légendaire Jazz Singer, premier film parlant de l’histoire, on pourra redécouvrir un extrait de L’aurore de Murnau (1927), Le pompier des Folies Bergères, avec la belle Joséphine Baker (1928) ou encore Swing Time, quand Fred Astaire se grimait dans un film de George Stevens (1936).
Les posters de films (Bird, Autour de Minuit, The Bronze Venus, Jeune fou à la trompette) agrémentent les allées sonores. Le visiteur est sans cesse interpellé par les mélodies, les objets, les œuvres d’art, les films (qu’il faut voir, hélas, debout).

La cinémathèque de la danse propose, par ailleurs, sa programmation de films de jazz. Le Musée a, de son côté, sélectionné 17 longs métrages pour compléter la visite, parmi les quelques Accords et désaccords (Woody Allen, clarinettiste), Ascenseur pour l’échafaud (Louis Malle, sur une musique mythique de Miles Davis), Bird (Clint Eastwood, pianiste), Carnets de note pour une Orestie africaine (Pier Paolo Pasolini), Kansas City (Robert Altman), La femme aux chimères (Michael Curtiz), Quatre jours à Ocoee (Pascale Ferran), Shadows (John Cassavettes) ou Série noire (Alain Corneau).

- vincy    


site de l'exposition  - le jazz (wiki)