LE VOYAGE DE G. MASTORNA

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LES PIXELS DE PAUL CEZANNE

GOSCINNY ET LE CINÉMA




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 (c) Ecran Noir 96 - 17


Juillet 2004

JEAN PAUL GAULTIER A LA FONDATION CARTIER
Carnets de voyage

Le voyage a commencé à la Fondation Cartier. Pain Couture est une exposition qui marie l'art et l'artisannat, la couture et la boulangerie, Gaultier et la baguette. Gaultier a fringué les héroïnes d'Almodovar et s'est laissé filmer par Tonie Marshall. Ici vous admirez une robe en langues de chat, ou une autre avec des petits beurre. Vous retrouverez le pull marin et vous serez étonné des miracles d'un fou en contemplant un parapluie. Au sous-sol, les fourneaux s'activent pour vous servir des croissants et des madeleines (hors de prix). Et puis vous pourrez rire e tous les essais ratés, de ces marquises en meringues, de ces crêpes qui font les jupons...

Le costume a aussi son importance chez Pina Bausch, en prologue et en épilogue de Parle avec elle. Toujours Almodovar. Elle a fait escale au Théâtre de la Ville, comme chaque année, avec un spectacle inspiré de son séjour à Istanbul ("Nieves"). La chorégraphe semble perturbée. Point de décors flamboyant, tout juste cette eau omniprésente. Peu de séquences chorales et de trop nombreuses musiques lentes pour nous emporter. Istanbul serait-elle si ennuyeuse? Déroutant spectacle à cheval entre l'Inde et l'Europe centrale, elle parvient quand même à nous imprimer de magnifiques séquences visuellement sensationnelles. Il s'agit, certainement, d'un magnifique "pestacle". Cependant, si les hommes et les femmes sont toujours aussi élégants, l'apparence cache mal un mal être créatif.

Plus loin, à la Villette, il y avait un festival, Terre de Cirques. Le cirque n'a plus rien à voir avec Sous le plus grand chapiteau du monde. Philippe Ménard présentait sa création, Zapptime. Un exercice fascinant où le jonglage (à deux!) n'est qu'un élément d'une mise en scène ludique, véhiculant un message social, dans une scénographie imaginative. Que de compliments! Doués, le duo de jongleurs s'amuse, tour à tour se travestissant, pratiquant l'auto-dérision, jouant de leur talent de comédiens (très expressifs) et défiant les limites de leur art. Pour résumer, on se croirait dans un film entre Tati et Charlot : une critique par l'absurde de notre monde qui ne tourne pas rond. On perd la boule et eux savent, avec style, la rattraper. Le juste équilibre.

- vincy    


fondation cartier  - pina bausch