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Berlin 2016
18 films en compétition pour le jury de Meryl Streep. Le grand chelem des festivals est lancé pour la saison 2016, avec, au programme Denis Côté, Jeff Nichols, André Téchiné et Mia Hansen-Love.


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Palmarès : Aucun risque avec ce saupoudrage





Si deux vainqueurs se détachent - The Artist et The Descendants, chacun primé dans leur catégorie comme meilleur film mais aussi comme meilleur acteur - ces Golden Globes, un peu tièdes malgré quelques beaux éclats (Madonna, Felicity Huffman et William H. Macy, George Clooney, Jean Dujardin, Morgan Freeman) ont été à la (faible) hauteur des nominations. Le palmarès a saupoudré ses récompenses, essayant de n'oublier personne : les poids lourds sont repartis avec au moins un prix : Steven Spielberg, Martin Scorsese, Meryl Streep, Woody Allen, Madonna... La couleur des sentiments n'a pas subit d'humiliation avec une statuette. Une séparation a continué sa razzia de prix internationaux.
Mais, quelle absence de panache! les Golden Globes ne distinguent plus le grain de l'ivraie. Spielberg, Scorsese, Clooney, Streep, Winslet (en TV), Allen avaient déjà tous été honorés par un, deux, trois, Golden Globes dans le passé. Ce sentiment de répétition entraîne forcément une banalisation. On le voit dans la catégorie des meilleurs interprètes. Une actrice doit incarner une personnalité mythique dans un (mauvais) biopic et c'est la martingale. Un acteur doit être charmeur et drôle pour séduire les votants.
On se dira juste que ces GG étaient très européanisés : Tintin, Hugo Cabret, Minuit à Paris, My Week with Marilyn, la dame de fer et d'une certaine manière The Artist. Mais sur scène, c'était les stars hollywoodiennes qui faisaient le show. Un paradoxe ?

Nominations : Les Golden Globes discrédités ?

Le film français The Artist domine la compétition avec 6 nominations devant The Descendants et La couleur des sentiments (5), Les coulisses du pouvoir, Minuit à Paris et Le stratège (4).
Sans être de mauvais films, loin de là, ce ne sont pas de grands films. On pourrait alors croire que l'année ne fut pas exceptionnelle. Pourtant, en regardant de près l'ensemble des films nommés, il s'agit surtout d'un problème de hiérarchie : Hugo Cabret moins nommé que The Artist, La couleur des sentiments parmi les grands gagnants face à Cheval de guerre (pour prendre un film comparable), aucune nomination pour Drive, quasiment aucun films indépendants... Les Golden Globes prouvent, une fois de plus, que leurs goûts cinématographiques sont de plus en plus influencés par leur proximité avec les équipes marketing des studios, les attachés de presse des peoples. Sans eux, cette presse n'a plus accès à rien. Reste le show télévisuel, cent fois supérieur aux César...





vincy